Au Repos de la Montagne – Uccle : ancien estaminet de village repris en 2023 par un trio de la scène bruxelloise, au cœur du quartier Saint-Job à Bruxelles, où une cuisine belge de bistrot croise une carte de vins nature et de bières artisanales ; boiseries d’origine, terrasse et ambiance de comptoir, budget 36–50 €.
Localisation
L’adresse se situe Montagne de Saint-Job 39, 1180 Uccle, en Région de Bruxelles-Capitale, en Belgique. La rue grimpe depuis le cœur du quartier de Saint-Job, ancien hameau rural devenu l’un des noyaux villageois d’Uccle, avec sa place, son église Saint-Job et ses commerces de proximité. La gare de Saint-Job et la ligne de tram 92 desservent le secteur.
Uccle est la plus verte des dix-neuf communes bruxelloises. À quelques minutes se trouvent le Kauwberg et le Kinsendael, espaces naturels protégés, ainsi que le parc du Wolvendael et ses 18 hectares. Le musée David et Alice van Buuren, maison Art déco célèbre pour son jardin du cœur, et l’Observatoire royal de Belgique, installé sur la commune depuis 1890, complètent le voisinage.
Plus au sud s’étend la forêt de Soignes, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses hêtraies cathédrales, prolongée côté ville par le bois de la Cambre. Le centre de Bruxelles et la Grand-Place sont à environ 8 km, Waterloo et la butte du Lion à une dizaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
La maison a été rouverte en 2023 après une période de fermeture, sans être transformée. Les repreneurs ont délibérément conservé les boiseries, le comptoir et l’atmosphère de café de village qui faisaient l’identité du lieu : on est dans un estaminet, pas dans une salle repensée. L’endroit garde son air de rendez-vous de quartier, où l’on peut venir boire un verre autant que dîner.
Le trio aux commandes vient de la scène bruxelloise : Benjamin Rauwel, également derrière le Dillens et Ivresse, Pierre-Antoine Duhayon, ancien manager du Dillens, et Pascal Kasongo, passé par le Café Flora et le Château Moderne. Cette filiation se lit dans le ton du service, décontracté, et dans le choix des vins.
Une terrasse permet de s’installer dehors aux beaux jours, dans un environnement pavillonnaire et arboré. Le samedi, le service est continu de midi à 22h30 ; en semaine, la maison ouvre en fin d’après-midi et la cuisine tourne de 18h30 à 22h30. Fermeture le dimanche et le lundi.
Cuisine & concept
En cuisine, la cheffe Sophie Lozahic, passée par la Gallifet Kitchen à Aix-en-Provence et le Boavista Social Club à Lisbonne, compose une carte courte et saisonnière. Le registre est celui du bistrot belge : des assiettes généreuses, une cuisine de produit sans mise en scène, et des classiques revisités avec justesse plutôt que réinventés.
On y retrouve le pâté de campagne au cognac, les croquettes au Comté, les boulettes sauce tomate et le gratin de chicons, aux côtés de plats mijotés comme les joues de porc à la bière. Le gratin de chou-fleur au Comté, servi avec salade et frites à volonté, est devenu l’un des plats les plus commentés de la maison, tout comme les toasts au beurre d’escargot et champignons.
La saisonnalité s’exprime jusque dans les desserts : les figues pochées à la kriek sont cueillies à une centaine de mètres du restaurant et servies avec une crème crue. Côté cave, la sélection est resserrée et nettement orientée vers les vins nature — un chasselas du Domaine Otter au verre, un pinot noir alsacien du domaine Rohrer, un beaujolais du Domaine Saint-Cyr — complétée par la Zinnebir de la Brasserie de la Senne. La maison a été distinguée par le guide Fooding Belgique.
Les retours insistent sur la générosité des assiettes et sur le rapport entre la qualité de la cuisine et le caractère volontairement modeste du décor. Le gratin de chou-fleur au Comté, les croquettes et les plats mijotés reviennent le plus souvent, tout comme les desserts de saison. Plusieurs convives soulignent qu’ils ressortent largement rassasiés.
L’ambiance de comptoir de village, conservée intacte lors de la reprise, est l’autre point le plus cité : boiseries, brouhaha, service détendu. La carte des vins nature, courte mais travaillée, séduit les amateurs, et la terrasse est appréciée dès les premiers beaux jours. La salle étant de taille limitée et l’adresse identifiée dans le quartier, mieux vaut réserver.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen Au Repos de la Montagne ?
Comptez 36–50 € par personne pour un repas complet, avec des formules situées entre 35 € et 45 €. Un verre de vin nature démarre autour de 6,50 € et la bière artisanale à 4,10 € les 25 cl.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
La maison est fermée le dimanche et le lundi. En semaine, elle ouvre de 17h00 à 23h00 avec un service en cuisine de 18h30 à 22h30 ; le samedi, le service est continu de 12h00 à 22h30.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui. Le gratin de chou-fleur au Comté, les toasts aux champignons et le gratin de chicons figurent parmi les plats sans viande de la carte, qui évolue au fil des saisons.
Le restaurant propose-t-il une carte de vins nature ?
La sélection est courte et clairement orientée vers les vins nature, avec des références alsaciennes et beaujolaises, complétées par des bières artisanales bruxelloises.
Faut-il réserver et y a-t-il une terrasse ?
La réservation est conseillée, notamment le week-end, et se fait en ligne ou par téléphone. Une terrasse est ouverte aux beaux jours et les plats peuvent être emportés.
Conclusion
Rouvert en 2023 par une équipe issue de la scène bistrotière bruxelloise, l’ancien estaminet de la Montagne de Saint-Job a retrouvé une activité sans perdre son décor ni son esprit de café de quartier — une continuité rare dans une commune qui a beaucoup changé.
On y vient pour le gratin de chou-fleur au Comté et ses frites à volonté, pour les croquettes et les boulettes du répertoire belge, pour les joues de porc mijotées à la bière, et pour des desserts de saison comme les figues pochées à la kriek. La cave, tournée vers les vins nature, accompagne l’ensemble.
Adresse de quartier autant que destination pour les Bruxellois d’autres communes, Au Repos de la Montagne se prête aussi bien à un dîner sans façon qu’à un verre au comptoir. Pensez à réserver, la salle est de taille modeste.
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