Le Veau d’Or – Rouen : maison fondée en 1948 par la famille Letessier, installée rive gauche à Rouen, dans le quartier Saint-Sever, où elle sert une cuisine traditionnelle française tournée vers les viandes et les abats — tête de veau sauce gribiche, tripes à la mode de Caen, ris de veau — dans une ambiance de table d’habitués ; comptez 19,50–35 € selon que l’on prend la formule ou la carte.
Localisation
Le restaurant se tient au 3 rue Desseaux, 76100 Rouen, dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie. On est ici rive gauche, dans le quartier Saint-Sever, longtemps industriel et ouvrier, organisé autour de son centre commercial et de la place des Emmurées. L’adresse n’a rien d’un hasard : la maison faisait autrefois face aux abattoirs de la ville.
Le secteur a beaucoup changé. Les entrepôts portuaires et les friches de la rive gauche ont laissé place aux Docks 76, au Hangar 23 et à une promenade aménagée sur les quais bas, tandis que le Kindarena et l’île Lacroix complètent l’offre de loisirs à quelques minutes. C’est sur ces quais que se tient l’Armada de Rouen, plus grand rassemblement de grands voiliers au monde, tous les quatre ans.
Plus à l’ouest, le pont Flaubert, pont levant le plus haut d’Europe avec ses 86 m de levée, domine l’Écoquartier Flaubert né de la reconquête des friches portuaires. En face, la vieille ville et sa cathédrale se rejoignent à pied ; la côte Sainte-Catherine offre la vue sur les méandres de la Seine. Giverny est à 60 km, Le Havre, dont le centre reconstruit est classé à l’UNESCO, à 90 km.
Cadre & ambiance
La salle a gardé l’esprit du restaurant de quartier d’après-guerre : nappes, service à l’ancienne et clientèle d’habitués, employés du secteur le midi, familles et tablées le reste du temps. On y vient pour manger, pas pour poser ; l’accueil est direct et l’ambiance plutôt sonore aux heures de pointe.
L’histoire de la maison est indissociable de son voisinage : à l’époque des abattoirs, elle nourrissait les maquignons venus choisir leurs bêtes avant de partager tripes et tête de veau. La tradition s’est maintenue sous la forme d’un rendez-vous mensuel, le troisième jeudi du mois dès 9 h, qui reste l’un des marqueurs de l’adresse.
Aujourd’hui, ce sont Babeth et Stanislas Bretagne qui mènent l’équipe et entretiennent cet esprit de générosité. Une terrasse fonctionne aux beaux jours et l’établissement peut être privatisé, y compris en dehors des jours d’ouverture, pour un repas de famille, un groupe ou un événement professionnel.
Cuisine & concept
Tout est fait maison, à partir de produits frais, et le terrain de jeu est clairement défini : la viande et les abats. La maison est dépôt régional de la Tripière d’Or, confrérie qui distingue les meilleures tripes, et sa sauce gribiche, servie avec la tête de veau, est ce que l’on vient chercher en premier. Les tripes à la mode de Caen, l’andouillette grillée, le foie de veau et les rognons complètent ce registre devenu rare en centre-ville.
Le second pilier, ce sont les viandes de boucherie : côte de bœuf à partager, filet Rossini ou sauce poivre, entrecôte de 300 g, onglet à l’échalote, faux-filet au beurre maître d’hôtel et tartare préparé à la commande. La Normandie s’invite dans les sauces, avec la côte de veau à la crème de neufchâtel et une béarnaise ou un poivre au choix sur la côte de bœuf.
À côté de cet héritage, la nouvelle équipe a élargi la carte : entrées classiques de bistrot — museau vinaigrette, œuf mimosa, filets de hareng pommes à l’huile, rillettes maison — et, du 1ᵉʳ avril au 1ᵉʳ octobre, une série d’assiettes plus légères, carpaccio de bœuf, salade polletaise ou chèvre chaud. Le midi, une formule courte permet de déjeuner rapidement, et une cave sélectionnée accompagne l’ensemble.
le plateau de fromages – 10,00 € ; côté sucré, l’assiette de desserts et le colonel sont à 6,50 €.
Résumé des commentaires
Les retours convergent sur l’essentiel : c’est une adresse pour amateurs d’abats et de viandes, où la tête de veau sauce gribiche et les tripes sont régulièrement citées comme des références locales. Les portions sont jugées généreuses, la cuisine franche, et le rapport entre l’assiette et l’addition revient souvent comme un point fort, en particulier avec la formule du midi.
Le cadre et le service font partie du décor : on décrit une salle animée, un accueil familier et une atmosphère de cantine de quartier plus que de table gastronomique, ce qui plaît aux habitués et surprend parfois les visiteurs de passage. Les horaires restreints — service surtout le midi, fermeture le week-end — reviennent comme la principale contrainte, et la réservation est conseillée pour le déjeuner.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Veau d’Or à Rouen ?
La formule est à 19,50 € en entrée-plat ou plat-dessert et à 21,00 € en trois services. À la carte, comptez de 15,50 € à 24,50 € pour la plupart des plats, davantage pour le ris de veau aux morilles ou la côte de bœuf à partager.
Quelles sont les spécialités de la maison ?
Les abats, en premier lieu : tête de veau sauce gribiche, tripes à la mode de Caen, ris et rognons de veau, foie de veau et andouillette. Le restaurant est dépôt régional de la Tripière d’Or.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le service se fait de 12 h à 14 h du lundi au vendredi, avec un service du soir le vendredi de 19 h 30 à 21 h. Le restaurant est fermé les samedi et dimanche.
Peut-on privatiser le restaurant ou venir en groupe ?
Oui. La privatisation est possible, y compris en dehors des jours d’ouverture, pour un repas de famille ou un événement professionnel, et les planches à partager sont proposées jusqu’à cinq personnes.
Y a-t-il une terrasse et quels moyens de paiement sont acceptés ?
Une terrasse fonctionne aux beaux jours. Les cartes bancaires Visa, Mastercard et Carte Bleue sont acceptées, ainsi que les espèces ; des bons cadeaux sont également proposés.
Conclusion
Le Veau d’Or défend depuis 1948 une cuisine devenue rare : celle des abats et des viandes de boucherie, servie sans détour dans un quartier de la rive gauche qui a changé de visage autour d’elle. La filiation avec les anciens abattoirs voisins n’est pas un argument de façade, elle explique la carte.
Quatre atouts se dégagent : la tête de veau sauce gribiche, signature de la maison ; les tripes à la mode de Caen, adossées à la Tripière d’Or ; une belle sélection de viandes, de l’onglet à la côte de bœuf à partager ; et une formule du midi qui rend l’adresse accessible en semaine.
Pour découvrir la maison, la formule de midi avec une tête de veau ou des tripes constitue la meilleure entrée en matière ; les amateurs pousseront vers le ris de veau aux morilles ou la côte de bœuf à deux, avant un plateau de fromages normands. Réservez pour le déjeuner et gardez en tête que le service du soir n’a lieu que le vendredi.
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