Bao – Poissy : à la fois restaurant et épicerie fine, cette table de fusion asiatique tire son nom du bao, le petit pain vapeur d’origine chinoise et taïwanaise qu’elle décline en gua bao et en burgers. Aux commandes, le chef Benjamin compose un répertoire qui circule de la Chine à la Corée en passant par le Viêt Nam, la Thaïlande et le Japon. Installée sur la principale artère commerçante de Poissy, la maison ajoute à sa carte une belle collection de thés rares et de sakés. Budget 15–25 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 116 bis rue du Général de Gaulle, 78300 Poissy, dans les Yvelines, en région Île-de-France. La rue du Général de Gaulle constitue l’axe marchand principal du centre-ville ; la gare du RER A est à moins de six cents mètres et un parking public se trouve à quelques dizaines de mètres, près de l’hôtel de ville.
Poissy, en bord de Seine, cumule les curiosités. La collégiale Notre-Dame, l’une des plus anciennes de France, a vu le baptême de saint Louis et se visite à quelques minutes à pied. Plus loin, la villa Savoye de Le Corbusier, manifeste du mouvement moderne inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, reste le grand rendez-vous architectural de la ville, tandis que le parc Meissonier et les vestiges de l’abbaye royale offrent une promenade proche. Le musée du Jouet, installé dans l’ancienne porterie de l’abbaye, complète la visite, et l’île de Migneaux rappelle le passé fluvial de la commune, tout comme l’usine Stellantis — ex-Simca puis Peugeot-Talbot — a façonné son identité ouvrière. La forêt de Saint-Germain commence à huit kilomètres, Saint-Germain-en-Laye et son château sont à douze, Versailles à vingt-cinq et Paris à une trentaine par le RER A.
Cadre & ambiance
Le lieu ne ressemble ni à un restaurant asiatique classique ni à un simple comptoir : c’est un espace hybride, à mi-chemin entre la salle et l’épicerie fine, où l’on peut repartir avec un thé ou un produit repéré pendant le repas. Les tables sont espacées, le volume sonore modéré, ce qui permet de discuter sans forcer la voix — une qualité que les clients relèvent souvent, notamment au déjeuner.
Le service, mené par une équipe réduite, est décrit comme attentif et souriant, et le soin apporté au dressage des assiettes revient régulièrement dans les commentaires. La maison dispose également de places extérieures, l’accès est adapté aux fauteuils roulants et le wifi est disponible. On y vient aussi bien en couple qu’en petit groupe ; l’endroit se prête particulièrement aux déjeuners professionnels, l’après-midi étant consacré à la coupure entre les deux services.
Cuisine & concept
Le point d’ancrage, c’est le bao : ce pain vapeur né dans le nord de la Chine et popularisé sous sa forme pliée, le gua bao, par la street food taïwanaise. La maison en pétrit la pâte sur place et le décline notamment en baoburger, garni de bœuf charolais ou d’une alternative végétarienne. Autour de cette base chinoise et taïwanaise, le chef Benjamin fait circuler les influences : le bibimbap coréen, le bobun vietnamien aux vermicelles de riz, les currys d’inspiration thaïlandaise, les dim sum cantonais, le mochi et le yuzu japonais.
Cette liberté assumée n’interdit pas la rigueur technique : le steak de thon saisi, les préparations au tofu ou la panna cotta au yuzu témoignent d’un travail de cuisinier formé à la carte française autant qu’aux répertoires asiatiques. La carte veggie, identifiée comme telle, offre une vraie alternative sans viande, et la sélection de boissons mérite un détour à part entière : thés verts japonais, oolong, pu’er du Yunnan, rooibos et infusions, sakés dont un pétillant, quelques cocktails et une petite cave de vins français. Les desserts, tous maison, ferment le repas sur la note la plus commentée de la maison — les mochis glacés.
Carte & plats emblématiques
les gua bao – les petits pains vapeur taïwanais qui donnent son nom à la maison, garnis et pliés en deux, avec une pâte pétrie sur place
le baoburger charolais – un bœuf charolais glissé entre deux pains vapeur, la signature de la carte — 15,90 €
le baoburger veggie – la version sans viande du même pain vapeur garni — 14,90 €
le bobun charolais – vermicelles de riz, crudités, herbes et bœuf charolais grillé — 12,90 €
Les clients réguliers insistent sur trois points : la constance de la cuisine, la variété d’une carte qui change les repères habituels du restaurant asiatique, et le soin visuel apporté aux assiettes. Le bibimbap, le poulet au curry, le curry vert et les différentes déclinaisons de bobun — charolais, spécial, veggie — sont les plats qui reviennent le plus souvent dans les recommandations, avec une mention presque systématique pour les mochis glacés.
L’accueil et la propreté du lieu sont également relevés, tout comme le fait que la salle reste suffisamment calme pour un repas de travail. Les retours moins enthousiastes concernent surtout les bubble teas, dont la régularité est jugée variable d’un jour à l’autre, et l’amplitude horaire : la fermeture de l’après-midi et l’absence de service le dimanche demandent d’anticiper un peu sa visite.
Questions fréquentes
De quelle cuisine s’agit-il exactement ?
D’une cuisine de fusion asiatique construite autour du bao chinois et taïwanais, avec des emprunts assumés aux répertoires coréen (bibimbap), vietnamien (bobun), thaïlandais (currys) et japonais (mochi, yuzu, sakés).
Quel budget prévoir ?
Les plats se situent entre 12,90 € et 15,90 €, les desserts entre 3,00 € et 9,90 €. Un repas complet revient généralement à 15–25 € par personne.
Y a-t-il une offre végétarienne ?
Oui, une carte veggie identifiée propose notamment un baoburger et un bobun sans viande, ainsi que des préparations au tofu et des dim sum végétariens.
Le restaurant sert-il de l’alcool ?
Oui : bières, sakés, cocktails et une sélection de vins français — blancs, rosés et rouges — figurent à la carte, aux côtés des thés et des jus.
Peut-on emporter ou se faire livrer ?
La vente à emporter et la livraison sont proposées, et l’établissement fait aussi office d’épicerie fine pour repartir avec un thé ou un produit de la sélection.
Conclusion
Bao n’entre dans aucune case toute faite : ce n’est ni un chinois de quartier, ni un japonais, ni un thaï, mais une cuisine de fusion assumée qui part du pain vapeur pour aller chercher ailleurs en Asie ce qui l’intéresse. À Poissy, cette proposition détonne, et c’est précisément ce que les habitués viennent y chercher.
Quatre repères pour une première visite : le baoburger charolais, le bobun dans l’une de ses versions, le bibimbap et, pour finir, les mochis glacés. La sélection de thés — oolong, pu’er, sencha — mérite qu’on lui consacre un moment, seule ou en accompagnement des desserts maison.
Mieux vaut réserver au déjeuner, où la salle se remplit vite, et penser à la coupure de l’après-midi ainsi qu’à la fermeture dominicale avant de programmer son passage.
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