Inari – Arles : table de cuisine de marché installée dans une ancienne chapelle du centre d’Arles, premier restaurant permanent de la cheffe Céline Pham. Malgré un nom emprunté à la divinité japonaise du riz, la cuisine n’est pas japonaise : elle mêle base française, produits du marché d’Arles et influences vietnamiennes, dans une salle aux sols orange et aux deux terrasses. Budget 48–80 € selon le service.
Localisation
Le restaurant se trouve au 16 place Voltaire, 13200 Arles, dans les Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il occupe une ancienne chapelle datée de 1224, sur une place animée du centre historique bordée de cafés et de petits hôtels, à quelques minutes à pied du Rhône.
Tout le patrimoine arlésien classé à l’UNESCO est à portée de marche : les arènes romaines de 20 000 places, le théâtre antique, les thermes de Constantin, le cloître Saint-Trophime et les Alyscamps, nécropole bordée de sarcophages que peignirent Van Gogh et Gauguin. Vincent van Gogh a réalisé ici plus de 300 œuvres en quinze mois ; la Fondation Van Gogh et la Fondation Luma, reconnaissable à la tour de Frank Gehry et ses 11 000 panneaux d’inox, se visitent dans la même journée. La Camargue et son parc naturel régional commencent aux portes de la ville, les Baux-de-Provence sont à 20 km, Nîmes à 30 km et Avignon à 35 km.
Cadre & ambiance
L’endroit joue sur le contraste entre l’édifice et son aménagement : sous un plafond de briques et de poutres apparentes, le sol est entièrement orange, le mobilier est de facture bistrot, et l’ensemble prend un tour vintage assumé plutôt que solennel. Deux terrasses paisibles complètent la salle et permettent de déjeuner ou de dîner dehors dès les beaux jours.
L’atmosphère reste décontractée malgré le niveau de cuisine : la maison se définit comme un moment suspendu, simple et efficace, porté par une équipe majoritairement féminine autour de Céline et Agathe Pham. Les enfants y sont bienvenus. Le restaurant peut être privatisé pour des groupes de huit à douze convives, et l’équipe assure également des événements hors les murs.
Cuisine & concept
Après plusieurs années de tables éphémères, Céline Pham a posé ses valises à Arles avec un parcours solide derrière elle : Septime, Tontine et Fulgurances à Paris, puis le Drum Café de la Fondation Luma. Inari est son premier établissement permanent. La formule repose sur un menu unique, non annoncé à l’avance, composé chaque jour à partir du marché d’Arles et de producteurs identifiés.
La cuisine est française dans sa technique, traversée d’influences vietnamiennes assumées, et fait la part belle aux légumes. On y a goûté une daurade du Grau-du-Roi traitée en sashimi, peau brûlée à la flamme sur une purée de piment adoucie de betteraves et de concombre, avec shiso pourpre et coriandre ; un poulet fermier à la chair tendre et la peau croustillante, accompagné d’aubergine en escabèche, de caviar d’aubergine au vinaigre d’aspérule et d’une polenta crémeuse de maïs Grand Roux basque, le tout lié d’un jus de tamarin ; ou encore un phô servi en menu du soir. La carte des vins, confiée à Rafaëlle Emery, réunit une trentaine de références, complétées par des bières de fermentation spontanée. Le restaurant figure dans la sélection du guide MICHELIN.
Carte & plats emblématiques
le menu du midi – menu surprise en plusieurs services, dessiné le matin même au marché – 48,00 €
le menu du soir – la version longue, plus ambitieuse, servie du mercredi au dimanche selon la saison – 78,00 €
l’accord mets et vins – sélection au verre composée par la sommélière, à 25,00 € au déjeuner – 40,00 €
la daurade du Grau-du-Roi en sashimi – peau brûlée à la flamme, purée de piment, betteraves rouge et jaune, concombre, shiso pourpre et coriandre
le poulet fermier – chair tendre et peau croustillante, servi avec un jus de tamarin et une huile de feuille de figuier
l’aubergine en escabèche – déclinée aussi en caviar au vinaigre d’aspérule, en accompagnement de la volaille
Les retours publiés saluent d’abord la cohérence de la proposition : un menu unique, une cuisine personnelle et une exécution précise, sans effet de manche. La qualité des produits, poissons de Méditerranée et légumes de saison en tête, revient systématiquement, tout comme le travail sur les acidités et les herbes.
Le cadre de l’ancienne chapelle et le contraste avec le sol orange marquent aussi les esprits, et les deux terrasses sont appréciées pour leur calme relatif en pleine ville. Les convives soulignent enfin la pertinence des accords proposés au verre. Le format à menu imposé et le nombre limité de couverts imposent de réserver à l’avance, particulièrement pendant les Rencontres de la Photographie et la période de la feria.
Questions fréquentes
Inari est-il un restaurant japonais ?
Non. Le nom fait référence à une divinité japonaise, mais la cuisine est une cuisine de marché française nourrie d’influences vietnamiennes, signée Céline Pham.
Quel est le prix moyen chez Inari ?
Le menu du déjeuner est proposé autour de 48,00 € et celui du soir autour de 78,00 €. L’accord mets et vins ajoute 25,00 € au midi et 40,00 € au dîner.
Quels sont les horaires et les périodes d’ouverture ?
D’avril à octobre, la maison reçoit du mercredi au dimanche ; d’octobre à décembre, du jeudi au samedi soir plus les déjeuners du samedi et du dimanche. Le restaurant ferme en janvier et février.
Peut-on privatiser le restaurant ?
Oui, la privatisation est possible, notamment pour des groupes de huit à douze personnes, et l’équipe assure aussi des événements hors les murs.
Y a-t-il des options végétales ?
Les légumes occupent une place centrale dans la cuisine de la cheffe. Le menu étant unique et composé au jour le jour, mieux vaut signaler ses régimes et allergies au moment de la réservation.
Conclusion
Inari est l’une des adresses les plus personnelles du centre d’Arles : une ancienne chapelle du XIIIᵉ siècle transformée en table de cuisine de marché par Céline Pham, dont le parcours parisien et le passage par la Fondation Luma expliquent la maîtrise technique. L’établissement figure dans la sélection du guide MICHELIN.
Ses points forts : un menu unique renouvelé au gré du marché d’Arles ; des poissons de Méditerranée traités tout en fraîcheur, à l’image de la daurade en sashimi ; des légumes placés au centre de l’assiette ; et une cave d’une trentaine de références bien choisies.
Pour découvrir la maison sans y consacrer toute une soirée, le menu du déjeuner reste la meilleure porte d’entrée ; le service du soir, plus développé, s’adresse à ceux qui veulent aller au bout de la démarche. Réservez tôt : les couverts sont peu nombreux.
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