Le Criquet – Arles : bistrot provençal ouvert dans les années 1960 et tenu depuis les années 1990 par la famille Gerin, niché dans une ruelle du quartier de la Hauture, à Arles. On y vient pour une cuisine provençale et camarguaise assumée – aïoli, gardianne de taureau, bourride –, servie dans une salle familiale aux murs bruts. Budget 40–50 €.
Localisation
La maison se trouve au 21 Rue Porte de Laure, 13200 Arles, dans les Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La rue longe l’arrière du théâtre antique, à quelques dizaines de mètres seulement de ses gradins et de ses deux colonnes de marbre : on est en plein cœur du secteur classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans le quartier de la Hauture qui grimpe vers la vieille ville.
Les arènes romaines sont à deux pas, tout comme le cloître Saint-Trophime et la place du Forum, celle-là même que Van Gogh a peinte dans sa Terrasse du café le soir. La fondation Vincent-Van-Gogh et la fondation LUMA, reconnaissable à la tour de Frank Gehry, sont accessibles à pied, et les Alyscamps prolongent la promenade vers le sud. Chaque été, les Rencontres de la photographie investissent la ville. Le Rhône coule à quelques rues, la Camargue et ses manades commencent au sud, l’abbaye de Montmajour se dresse à 6 km, et les Baux-de-Provence comme les Carrières des Lumières sont à une vingtaine de kilomètres. Plusieurs parkings payants ceinturent le centre, notamment le long du boulevard des Lices.
Cadre & ambiance
Le Criquet occupe une petite salle sous poutres apparentes, aux murs de pierre laissés bruts et rehaussés d’ocres chaudes. Le mobilier rustique et la taille modeste du lieu donnent l’impression d’entrer chez quelqu’un plutôt que dans un restaurant du centre-ville. C’est un cadre qui a peu changé, et c’est visiblement voulu.
L’enseigne est sur la façade depuis les années 1960, du temps de Madame Blot qui a fondé la maison. Depuis les années 1990, la famille Gerin en assure la continuité : les parents d’abord, puis leurs deux filles et un gendre, qui se répartissent aujourd’hui la salle et les fourneaux. Cette configuration explique l’accueil, direct et souriant, et le rythme du service, calé sur deux coups de feu courts – le déjeuner de 12h à 13h30, le dîner de 19h à 21h. La maison est fermée le dimanche et le lundi.
Cuisine & concept
La carte est résolument provençale et camarguaise, construite autour de produits frais et de fournisseurs locaux. Elle reste courte – quatre entrées, quatre plats, cinq desserts – ce qui permet de tout travailler à la commande. La cuisine ne cherche pas la démonstration technique : elle revisite des recettes du cru qui demandent surtout du temps et de la précision, comme la gardianne de taureau qui mijote des heures avant d’être servie avec du riz de Camargue.
Deux plats concentrent l’identité de la maison. L’Aïoli Provençal du Criquet compose la version complète du rituel du vendredi : morue pochée, légumes de saison, fruits de mer et l’aïoli monté sur place. La bourride des calanques, proposée uniquement à la carte, associe soupe de poissons, filet de lieu noir, queue de lotte et pommes de terre liés à l’aïoli, le tout garni de fruits de mer et accompagné de croûtons, de fromage râpé et d’ail. À côté, la maison décline les tentacules d’encornet grillées en persillade et une épaule d’agneau confite puis grillée. La cave privilégie les appellations régionales – Baux-de-Provence, Alpilles, Coteaux d’Aix, Ventoux, Costières de Nîmes – avec une forte proportion de domaines en bio, et propose des pichets de 50 cl à 14,00 €.
Carte & plats emblématiques
la soupe de poissons – servie avec sa rouille, ses croûtons, du fromage et de l’ail, 16,00 €
la bourride des calanques – la spécialité de la maison, disponible uniquement à la carte : soupe de poissons, filet de lieu noir, queue de lotte et pommes de terre liés à l’aïoli, garnis de fruits de mer, croûtons et fromage, 38,00 €
Le menu est proposé à 42,00 € en entrée-plat et 46,00 € en entrée-plat-dessert. Le midi, hors dimanche et jours fériés, une formule à 27,00 € associe la suggestion du jour et le dessert du jour. La carte évolue en fonction des arrivages et des saisons.
Résumé des commentaires
Les convives retiennent d’abord l’authenticité de la proposition : on vient chercher ici des recettes provençales préparées sans raccourci, et la bourride comme l’aïoli reviennent en tête des plats cités. Le caractère familial de la maison est fréquemment souligné, tout comme la constance d’une cuisine que plusieurs générations de clients ont vu traverser les décennies sans changer de cap.
Le cadre – petite salle voûtée, ambiance chaleureuse, adresse à l’écart des grands axes touristiques – fait aussi partie des motifs de satisfaction. Les visiteurs apprécient la sélection de vins régionaux et les conseils qui l’accompagnent. Le format resserré de la salle et les plages horaires courtes rendent la réservation quasi indispensable, ce que plusieurs convives recommandent explicitement.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Criquet ?
Comptez 42,00 € pour un menu entrée-plat et 46,00 € pour l’entrée-plat-dessert. À la carte, les entrées sont à 16 €, les plats à 29,50 € et les desserts à 9 €. La formule du midi revient à 27,00 €.
Quelle est la spécialité de la maison ?
La bourride des calanques, à 38,00 €, servie uniquement à la carte. La gardianne de taureau au riz de Camargue et l’aïoli provençal complètent le trio des plats identitaires.
Le restaurant propose-t-il des plats végétariens ?
La carte, courte et centrée sur le poisson et la viande, ne comporte pas de plat végétarien affiché. Le carpaccio de fenouil en entrée et les fromages en dessert constituent les options sans viande ; mieux vaut signaler la contrainte à la réservation.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Du mardi au samedi, de 12h à 13h30 pour le déjeuner et de 19h à 21h pour le dîner. Fermé le dimanche et le lundi.
Où se garer à proximité ?
La rue Porte de Laure se trouve dans le centre historique : le plus simple est de rejoindre l’un des parkings payants situés autour du boulevard des Lices, puis de terminer à pied.
Conclusion
Le Criquet appartient à cette catégorie de tables que l’on identifie moins par une tendance que par une continuité : la même enseigne depuis les années 1960, la même famille depuis les années 1990, et un répertoire de recettes provençales que peu d’adresses arlésiennes conservent aussi intégralement.
On y va pour la bourride des calanques, la gardianne de taureau au riz de Camargue, l’aïoli provençal complet et une cave presque entièrement dédiée aux domaines régionaux, souvent conduits en bio. La carte courte est le corollaire de ce parti pris : peu de plats, mais tous préparés à la commande.
Pour une première visite, le menu entrée-plat-dessert offre le meilleur panorama, avec la gardianne ou les encornets grillés en plat. Les amateurs de poisson préféreront basculer à la carte pour la bourride, qui reste la signature de la maison. Réservez à l’avance : la salle est petite et les services sont courts.
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Spécialités de la maison
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