Le Chergui – Angoulême : table marocaine du centre ancien, installée sur le plateau de la « ville des remparts », où couscous, tajines et grillades orientales se partagent dans une salle chaleureuse et familiale ; comptez un budget de 13–20 € le repas.
Localisation
Le restaurant occupe le 28 rue des Trois Notre-Dame, 16000 Angoulême, en plein cœur historique de la préfecture de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine. La rue serpente dans le vieux quartier perché du plateau, à quelques dizaines de mètres de la cathédrale Saint-Pierre et de sa célèbre façade romane aux soixante-dix personnages sculptés.
On accède à l’adresse à pied depuis l’hôtel de ville néogothique bâti par Paul Abadie, l’architecte du Sacré-Cœur, en quelques minutes de marche. Les halles centrales de 1888 et leur charpente métallique sont toutes proches, tout comme les murs peints qui font d’Angoulême un musée de la bande dessinée à ciel ouvert. À deux pas également, la Cité internationale de la bande dessinée, installée dans d’anciens chais Art déco au bord de la Charente, draine chaque janvier les visiteurs du Festival international. Le stationnement se fait dans les parkings du plateau, la circulation étant contrainte dans ces ruelles anciennes.
Cadre & ambiance
La salle joue la carte d’un Maroc sobre et sans surenchère décorative : tons chauds, lanternes ajourées, banquettes et tables serrées dans un volume de taille modeste. L’ensemble tient davantage de la table de quartier que du décor de riad reconstitué, ce qui donne au lieu une véritable atmosphère de maison.
L’accueil est l’un des points les plus régulièrement soulignés par les habitués : le service se fait à la table, avec le sens de l’hospitalité propre à la tradition marocaine, et l’on prend le temps d’expliquer la carte aux nouveaux venus. La clientèle mêle habitués du plateau, familles et visiteurs de passage, notamment pendant les périodes de festival où le centre ancien se remplit. Le format réduit de la salle rend la réservation utile en soirée et le week-end.
Cuisine & concept
Le nom donne le ton : le chergui est le vent d’est qui traverse le Maroc, et la cuisine servie ici suit cette route orientale. Le répertoire est celui d’une table marocaine classique, construite autour de la semoule, des plats mijotés en terre et des viandes grillées, préparés à la commande plutôt que dressés en série.
Les couscous constituent le socle de la carte, déclinés en versions merguez, poulet, agneau ou royal, avec le bouillon de légumes servi à part. Les tajines, mijotés lentement, jouent sur les accords sucrés-salés et les épices douces caractéristiques de cette cuisine. Les grillades — brochettes, keftas, merguez — complètent l’offre pour les appétits plus directs, et l’on termine volontiers par un thé à la menthe et une pâtisserie orientale. Les portions sont réputées généreuses, un point que les clients citent souvent en même temps que le rapport qualité-prix. Des formules de midi et un menu enfant élargissent l’accès à la carte.
Carte & plats emblématiques
le couscous royal – semoule roulée, bouillon de légumes et assortiment complet de viandes, la commande la plus demandée de la maison – environ 15,00 €
un couscous merguez généreux – la version la plus simple et la plus populaire, servie avec son bouillon à part – environ 15,00 €
leur couscous au poulet – morceaux de volaille fondants posés sur la semoule et les légumes du bouillon – environ 15,00 €
le couscous d’agneau – viande mijotée jusqu’à se détacher, pour l’une des versions les plus riches de la carte – environ 15,00 €
un tajine mijoté en terre – plat cuit longuement sous son couvercle conique, décliné selon les préparations du jour – environ 15,00 €
le tajine de poulet – volaille confite aux épices douces, cuite lentement dans son jus – environ 15,00 €
leurs brochettes de bœuf – morceaux marinés passés sur le gril, servis avec semoule ou frites – environ 15,00 €
les keftas maison – boulettes de viande hachée relevées d’herbes et d’épices, une valeur sûre de la carte
des merguez grillées – saucisses épicées cuites au gril, en accompagnement ou en plat
Les retours publiés convergent sur trois points : la qualité de l’accueil, l’ampleur des portions et le rapport qualité-prix. Le couscous revient le plus souvent dans les commentaires, décrit comme copieux et bien préparé, et plusieurs clients soulignent que la carte donne envie avant même de commander. Le personnel est régulièrement qualifié d’agréable et disponible.
Quelques avis nuancent le tableau en évoquant une régularité perfectible sur les quantités ou l’assaisonnement selon les services, une variabilité classique dans une petite structure qui cuisine à la commande. L’adresse reste néanmoins bien installée dans le paysage angoumoisin des tables du monde, avec une clientèle d’habitués fidèle.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Le Chergui ?
Les formules s’échelonnent de 12,90 € à 19,90 €, et un couscous, un tajine ou une grillade tourne autour de 15,00 €. Un menu enfant est proposé à 8,90 €.
Faut-il réserver pour dîner ?
La salle est de taille modeste, la réservation est donc conseillée en soirée et le week-end, en particulier pendant les périodes de forte affluence dans le centre ancien.
Le Chergui propose-t-il des plats végétariens ?
Le couscous de légumes fait partie du répertoire marocain classique, mais l’offre végétarienne exacte n’est pas détaillée publiquement : mieux vaut la vérifier directement auprès du restaurant lors de la réservation.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
Le restaurant accueille du mardi au samedi, de 12h à 14h le midi et de 19h à 22h30 le soir, avec fermeture les dimanche et lundi.
Où se garer à proximité ?
L’adresse se situe dans le centre historique perché d’Angoulême, où la circulation est contrainte : les parkings du plateau, à quelques minutes à pied, constituent la solution la plus simple.
Conclusion
Le Chergui tient une place bien identifiée à Angoulême : celle d’une table marocaine familiale, installée dans le tissu ancien du plateau, qui mise sur la générosité des assiettes plutôt que sur la mise en scène. Le vent d’est qui lui donne son nom résume assez bien le projet — apporter dans la capitale de la bande dessinée le répertoire des cuisines mijotées du Maroc.
Trois atouts ressortent nettement : des couscous copieux servis avec leur bouillon à part, des tajines mijotés lentement et un accueil que les clients citent presque systématiquement. Les grillades et les keftas complètent la carte pour ceux qui préfèrent une formule plus directe, et les formules du midi rendent l’adresse accessible en semaine.
Pour une première visite, le couscous royal et un tajine de poulet donnent une bonne mesure de la maison, à prolonger par un thé à la menthe et une pâtisserie orientale. C’est une adresse à retenir pour un repas de famille ou une pause dépaysante entre deux murs peints du centre-ville.
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