Le Colimaçon – Paris 4e : bistrot bistronomique niché au cœur du Marais, à Paris, installé dans une bâtiment du XVIIIe siècle dont l’escalier en colimaçon a donné son nom à la maison ; deux petites salles cosy, une cuisine française de produits, une carte des vins ambitieuse et un budget de 45–70 € le soir.
Localisation
L’adresse se trouve au 44 rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris, dans le 4e arrondissement, à Paris, en région Île-de-France. La rue Vieille-du-Temple traverse le Marais de part en part : le restaurant se tient à quelques minutes à pied de la place des Vosges, de la rue des Rosiers et de ses boutiques historiques, et à deux pas de l’Hôtel de Ville.
Le Centre Pompidou est à moins de dix minutes de marche, l’île Saint-Louis et Notre-Dame à peine plus loin, de l’autre côté de la Seine. Côté transports, trois stations encadrent l’adresse : Hôtel de Ville (lignes 1 et 11), Saint-Paul (ligne 1) et Rambuteau (ligne 11) ; une station de vélos en libre-service se trouve rue des Francs-Bourgeois, et les parkings payants Hôtel de Ville et Lobau, rue de Rivoli, permettent de se garer à proximité. Le quartier se prête parfaitement à une promenade avant le service, qui commence en début de soirée.
Cadre & ambiance
La bâtisse qui abrite le restaurant date de 1732 : elle fut élevée par l’architecte Louis Le Tellier face à l’ancien Hôtel des Ambassadeurs, où Beaumarchais conçut Le Mariage de Figaro. De cette histoire, la maison a gardé des volumes intimes et des pierres apparentes. Deux petites salles se répartissent les tables, reliées par l’escalier en colimaçon qui a donné son nom à l’établissement ; l’étage est climatisé, ce qui n’est pas un détail en plein été parisien.
L’ambiance se veut cosy et romantique, avec des lumières basses, des tables rapprochées et un service en petit comité : on vient ici pour un dîner en tête-à-tête, un anniversaire ou un repas entre amis, plutôt que pour un déjeuner expédié. La maison est tenue par deux associés que tout séparait : Nicolas Thiery, passé par tous les postes de la restauration, de la plonge à la cuisine puis à la salle, et devenu passionné de vins au point d’en faire commerce, et Didier Jourdan, petit-fils de charcutier et de viticulteur, fort de plus de quarante ans de métiers de bouche. Un point à connaître avant de réserver : le restaurant indique ne pas être adapté à l’accueil des enfants de moins de huit ans.
Cuisine & concept
La cuisine assume une ligne bistronomique : des produits frais, choisis en accord avec les saisons, travaillés maison, avec « une touche de tradition, une cuillerée de Sud-Ouest, une louche de Provence ». Les fournisseurs sont nommés, ce qui en dit long sur la démarche : escargots de la Maison Bourgogne Escargots à Chevigny-Saint-Sauveur, canards du Clos Saint Sozy dans le Sud-Ouest, huîtres de la famille Gallot élevées à Veules-les-Roses, glaces de la Maison Antolin, caramel à la fleur de sel de Noirmoutier, crème épaisse d’Isigny Sainte-Mère.
La carte mêle des incontournables présents toute l’année — escargots en persillade, canard du Quercy en magret ou en confit, foie gras mi-cuit au sel — et des propositions de saison qui tournent au fil des mois : fraîcheur d’été aux pêches rôties et à la stracciatella, cassolette de champignons à l’automne, courgette farcie au curry pour les végétariens. Les amateurs de viande y trouvent une gamme complète, du tartare coupé au couteau à la côte de bœuf Angus de 1,2 kg à partager, en passant par le filet et la noix d’entrecôte, tous servis avec des frites fraîches Agria cuites à la graisse de canard. Le poisson n’est pas oublié, avec le filet de turbot au beurre noisette ou la truite à la plancha. Le caviar Kasnodar, servi nature en 10 ou 20 grammes, ouvre la carte sur une note plus luxueuse. Côté liquide, la sélection est menée par un vrai passionné : vins au verre servis grâce à un système de conservation, grands crus de Bourgogne et de Bordeaux, champagnes Bollinger et Laurent-Perrier, accords proposés plat par plat par le sommelier, et une carte de cocktails complète.
Carte & plats emblématiques
le caviar Baerii Royal – dix grammes de caviar Kasnodar servis nature, au goût fruité — 20,00 €
le colonel revisité – sorbet poire arrosé de vodka et mousse à la poire Williams — 12,00 €
la tarte Tatin revisitée – crème épaisse d’Isigny Sainte-Mère et caramel à la fleur de sel — 13,00 €
Résumé des commentaires
Les clients décrivent une adresse intime, particulièrement appréciée pour les dîners à deux : le cadre ancien, l’escalier en colimaçon et la petite taille des salles reviennent constamment dans les retours. La cuisine est jugée soignée et lisible, fidèle à la citation de Curnonsky que la maison revendique — « la cuisine, c’est quand les choses ont le goût de ce qu’elles sont ». Les escargots, le foie gras, le magret de canard et la côte de bœuf à partager concentrent les éloges.
Le second point fort relevé est la carte des vins, souvent qualifiée d’exceptionnelle pour un restaurant de cette taille, avec des conseils précis au verre. Les desserts, notamment le pain perdu au caramel de Noirmoutier et le mi-cuit au chocolat, sont régulièrement cités comme le meilleur moment du repas. Quelques visiteurs signalent que l’espace est compté entre les tables et que la réservation en ligne, avec empreinte de carte bancaire obligatoire, demande un peu d’anticipation.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Colimaçon ?
Les entrées vont de 12,00 € à 24,00 € (jusqu’à 45,00 € pour le duo de caviar), les plats de 22,00 € à 42,00 €, et les desserts de 9,00 € à 14,00 €. Comptez environ 45 à 70 € par personne hors boisson ; la côte de bœuf Angus, à 150,00 €, se partage à deux.
Comment réserver une table ?
Uniquement en ligne : la maison ne prend aucune réservation par téléphone ni par courriel. Une empreinte de carte bancaire est exigée en garantie et toute réservation acceptée est confirmée par courriel ; une annulation le jour même entraîne le prélèvement de la garantie.
Le restaurant propose-t-il des plats végétariens ?
Oui, des plats végétariens figurent à la carte, comme la courgette farcie d’été au curry, les pimientos del piquillo farcis au chèvre ou le feuilleté de chèvre aux pommes et au miel.
Le Colimaçon est-il ouvert le midi ?
Du lundi au samedi, le restaurant sert uniquement le soir, à partir de 18h30. Le dimanche, il ouvre également pour le déjeuner, de 12h30 à 14h30.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
Carte Bleue, Visa, Mastercard/Eurocard, Maestro, espèces, Apple Pay et Google Pay. L’American Express n’est en revanche pas acceptée.
Conclusion
Le Colimaçon fait partie de ces petites adresses du Marais qui misent sur la constance plutôt que sur l’effet de mode : une bâtisse de 1732, deux salles reliées par un escalier ancien, une cuisine française de produits identifiés et une cave menée avec passion par Nicolas Thiery, épaulé en salle par Didier Jourdan.
Quatre valeurs sûres résument la maison : les croustilles d’escargots en persillade, le foie gras de canard mi-cuit au sel, le magret de canard du Quercy et le pain perdu de la grand-mère au caramel de Noirmoutier. Pour une grande occasion, la côte de bœuf Angus à partager et le caviar Kasnodar font monter d’un cran l’expérience, tandis que la courgette farcie au curry offre une vraie option végétarienne.
Mieux vaut réserver en ligne à l’avance, demander une table à l’étage climatisé aux beaux jours et se laisser guider par les accords mets et vins proposés au verre : c’est là que la maison donne toute sa mesure.
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