Le Fumoir – Paris : bar-restaurant ouvert en 1996 face aux colonnades du Louvre, à Paris, où le chef suédois Henrik Andersson compose une cuisine de saison teintée d’influences scandinaves, avec une nouvelle carte chaque semaine. Comptoir de la Prohibition rapatrié de Philadelphie, bibliothèque en libre-service et terrasse sur la place : menus de 33–49 €.
Localisation
L’adresse est le 6 rue de l’Amiral de Coligny, 75001 Paris, dans le 1er arrondissement, au cœur du quartier Saint-Germain-l’Auxerrois. La salle donne directement sur la place du Louvre, face à la colonnade de Perrault et à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, ancienne paroisse des rois de France dont le carillon rythme les fins d’après-midi.
Le musée du Louvre et sa pyramide de Pei sont de l’autre côté de la rue, la Cour carrée à moins de deux minutes, et le jardin des Tuileries s’atteint à pied en dix minutes en longeant l’aile de Flore. La station de métro Louvre-Rivoli se trouve à une centaine de mètres.
Le périmètre est dense en repères : la Samaritaine restaurée et le Pont-Neuf avec le square du Vert-Galant à l’ouest, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie sur l’île de la Cité de l’autre côté du bras de Seine classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Bourse de Commerce-Pinault Collection et les Halles au nord, le Palais-Royal et ses colonnes de Buren juste au-delà de la rue de Rivoli, la place Vendôme et la rue Saint-Honoré plus à l’ouest. Le musée d’Orsay se rejoint par les quais en un quart d’heure de marche.
Cadre & ambiance
Le lieu a été conçu comme un café-bibliothèque plus que comme un restaurant classique, et il a gardé cette identité depuis la fin des années 1990. Grandes baies vitrées, parquet sombre, fauteuils profonds, lumières basses : l’espace se divise entre une partie bar, une salle de restaurant et un salon où l’on s’installe volontiers pour la journée. La bibliothèque n’est pas décorative — on peut emprunter un ouvrage pour le lire sur place ou l’échanger contre un livre déjà lu, et une sélection de quotidiens français et étrangers ainsi que des revues sont mises à disposition.
Le comptoir mérite un mot. Retrouvé dans un entrepôt de Philadelphie, il servait pendant la Prohibition au Barney’s, l’un des speakeasies les plus connus de la ville. Éric Chartron, chef barman, y perpétue la tradition du cocktail de la côte Est : classiques au répertoire complet, créations maison, jus de fruits et de légumes pressés à la commande. La carte des vins couvre toutes les régions françaises avec une large sélection au verre. La maison est ouverte tous les jours dès 9 h du matin et tient jusque tard le soir ; l’après-midi, le service bascule en salon de thé, avec thés et tisanes, cafés de torréfaction sélectionnée et un chocolat chaud à la crème fouettée dont la réputation dépasse le quartier. Une terrasse permet de s’installer face à l’église et aux colonnades dès les beaux jours.
Cuisine & concept
Henrik Andersson signe une cuisine dite saine et inventive, adossée à un socle nordique clairement lisible : harengs Matjes, smörrebröd sur pain noir, betterave fumée, poissons marinés ou juste saisis, sauces lactées et herbes fraîches. La carte du déjeuner et celle du dîner sont renouvelées chaque semaine, ce qui suppose un travail au plus près des arrivages. La maison achète chez des fournisseurs sélectionnés et, pour certains produits, en direct auprès des producteurs.
Le déjeuner s’organise autour de deux formules — entrée-plat ou plat-dessert, et le menu complet en trois services — avec quelques suppléments signalés à la carte pour les pièces les plus recherchées. Un poisson du jour est proposé chaque jour de la semaine, de même qu’un plat végétarien, systématiquement présent : schnitzel d’aubergine à l’ail rôti et sauce tomate, poêlée de légumes de printemps à la purée de pois chiche et à l’œuf mollet. Toutes les viandes servies sont d’origine française.
Le dîner reprend la même grammaire avec un cran de raffinement supplémentaire : filet de truite de mer à la plancha et œufs de truite, thon juste saisi à la sauce aux poivrons, carré de veau rosé aux girolles et graines de moutarde, suprême de pintade sur crème de maïs. Le dimanche, le brunch prend le relais de 11 h 30 à 15 h, entre œufs Benedict, gaufre au poulet frit et porchetta rôtie, avec un dessert suédois maison, le kladdkaka. Côté douceurs, la pâtisserie assume un profil peu sucré et fruité — clafoutis aux abricots et glace au romarin, fraises et sorbet à l’oseille, gâteau à l’orange sans gluten.
Carte & plats emblématiques
les harengs Matjes – concombre crémé sur pain d’épices, signature nordique de la maison 11,00 €
Ce qui revient le plus souvent, c’est l’atmosphère. Les clients décrivent un lieu à part dans un quartier saturé d’adresses touristiques : lumière tamisée, fauteuils confortables, journaux et livres à disposition, vue directe sur les colonnades du Louvre et sur Saint-Germain-l’Auxerrois. Beaucoup y viennent pour un long café ou un cocktail autant que pour un repas, et la possibilité de rester sans être pressé est régulièrement soulignée.
Sur les assiettes, les retours mettent en avant la fraîcheur des produits et l’originalité des associations, avec une mention récurrente pour le tartare de bœuf, les asperges blanches à la gribiche et les poissons, cuits avec justesse. Les cocktails sont l’autre point fort cité. Les réserves portent sur l’affluence : le lieu est très fréquenté aux heures de pointe, le service peut alors s’allonger, et le niveau sonore monter dans la partie bar. Plusieurs convives notent aussi que les portions restent mesurées au regard des tarifs pratiqués dans le 1er arrondissement.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Fumoir ?
Au déjeuner, comptez 33 € pour deux services et 39 € pour le menu complet. Au dîner, les formules passent à 43 et 49 €. Le brunch du dimanche est proposé à 32 €, ou 44 € avec une coupe de champagne Deutz ou un cocktail.
Faut-il réserver ?
Oui pour le restaurant, midi et soir, via le formulaire en ligne de la maison. Le bar ne prend pas de réservation, mais une table s’y trouve généralement, ou en terrasse. Pour un groupe de plus de dix personnes, la demande se fait par courriel.
Le Fumoir propose-t-il des plats végétariens ou sans gluten ?
Oui. Un plat végétarien figure systématiquement à la carte du déjeuner comme du dîner — schnitzel d’aubergine, poêlée de légumes de saison. Côté desserts, le gâteau à l’orange est sans gluten. Les allergies et régimes particuliers sont pris en compte sur signalement.
Quels sont les horaires ?
La maison ouvre tous les jours dès 9 h du matin et sert tard le soir. Le déjeuner court jusqu’à 14 h 30, le dîner démarre à 19 h avec une dernière commande à 23 h, et le brunch du dimanche est servi jusqu’à 15 h. L’après-midi, le service se poursuit en salon de thé et au bar.
Peut-on venir uniquement pour boire un verre ?
Absolument, c’est même l’un des usages historiques du lieu. Le bar propose l’ensemble des cocktails classiques ainsi que des créations maison, une large sélection de vins au verre, des jus pressés à la commande, et une carte de salades, fromages, club sandwich, pâtisseries et glaces servie en continu.
Conclusion
Le Fumoir occupe depuis 1996 une position singulière face au Louvre : ni brasserie touristique ni table gastronomique, mais un café-bibliothèque doublé d’un bar à cocktails et d’un restaurant, ouvert du matin à tard le soir. Le comptoir venu d’un speakeasy de Philadelphie et la bibliothèque en libre-service tiennent lieu de carte d’identité.
Trois atouts structurent la maison. La cuisine d’abord, confiée à Henrik Andersson, qui greffe un vocabulaire scandinave — harengs Matjes, smörrebröd, betterave fumée, poissons marinés — sur une base française, avec une carte renouvelée chaque semaine. Le bar ensuite, mené par Éric Chartron, référence sérieuse sur les classiques de la côte Est. Le lieu enfin, avec sa terrasse ouverte sur la place du Louvre et son salon de thé de l’après-midi.
Pour une première visite, le menu du déjeuner en trois services offre le meilleur aperçu du travail du chef, tartare de bœuf au kimchi ou asperges blanches sauce gribiche en ouverture, poisson du jour ensuite. Le dimanche, le brunch avec œufs Benedict et kladdkaka reste l’autre grand rendez-vous de la maison — mieux vaut réserver.
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