Le Petit Carbet – Reims : le nom désigne l’abri traditionnel amérindien des Antilles, et il dit l’origine du chef Eddy Abon, né en Guadeloupe. La table, installée dans un quartier calme de Reims, est pourtant d’abord une adresse bistronomique de cuisine de marché française, où quelques accents créoles — accras, épices colombo — viennent réchauffer une carte qui tourne au fil des saisons. Membre de l’association française des Maîtres Restaurateurs, salle climatisée, terrasse en cour intérieure : comptez autour de 44,00 € à la carte, ou 29,00 € au déjeuner.
Localisation
Le restaurant occupe le 33 avenue Georges Clemenceau, 51100 Reims, dans le département de la Marne, en région Grand Est. Le quartier est résidentiel et paisible, à une dizaine ou une quinzaine de minutes de marche de la cathédrale Notre-Dame, ce qui permet d’échapper à l’agitation du centre tout en restant à portée des principaux monuments.
Reims est la cité des sacres : trente-trois rois de France y furent couronnés, dans la lignée du baptême de Clovis. La cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991, déploie ses 2 300 statues et son fameux Ange au Sourire, décapité lors de l’incendie de 1914 puis reposé en 1926, tandis que les vitraux de Chagall illuminent l’axe du chœur. Le palais du Tau voisin et la basilique Saint-Remi, qui abrite le tombeau de l’évêque qui baptisa Clovis, sont eux aussi inscrits à l’UNESCO.
À proximité s’ouvrent les caves de champagne et leurs 250 km de crayères gallo-romaines creusées dans la craie, où reposent des millions de bouteilles chez Ruinart, Pommery, Taittinger ou Veuve Clicquot. Non loin se dressent la Porte de Mars, plus large arc romain du monde antique, la villa Demoiselle Art nouveau et le musée de la Reddition, où fut signée la capitulation allemande le 7 mai 1945. La Montagne de Reims et ses faux de Verzy, hêtres tortillards uniques au monde, sont à une vingtaine de kilomètres, Épernay et son avenue de Champagne à 25 km.
Cadre & ambiance
La salle est de petite dimension, sobre et climatisée, dans un esprit bistronomique contemporain plutôt que dans le décor tropical que le nom pourrait laisser attendre. Le format resserré favorise un service attentif et une vraie proximité avec la cuisine, ce qui explique que la réservation soit conseillée, en particulier le samedi soir et le dimanche midi.
Le second atout du lieu se découvre à l’arrière : une terrasse en cour intérieure, sans vis-à-vis, qui devient l’espace le plus recherché dès les beaux jours. L’établissement est accessible aux personnes à mobilité réduite. Les horaires suivent un rythme classique : fermeture les lundi et mardi, service du mercredi au samedi midi et soir, et déjeuner seul le dimanche, jusqu’à 15 h.
Cuisine & concept
Le chef Eddy Abon défend une cuisine de marché, gourmande et volontairement accessible, élaborée à partir de produits frais sélectionnés avec rigueur et entièrement travaillés sur place. L’appartenance à l’association française des Maîtres Restaurateurs, qui impose le fait maison et une exigence de service, encadre cette démarche : la carte change régulièrement selon les saisons plutôt que de s’installer dans un répertoire figé.
L’héritage antillais s’exprime par touches. Les accras de morue, servis en apéritif à partager, ouvrent souvent le repas et sont l’élément le plus explicitement créole de la carte. Les épices colombo viennent relever des crevettes mijotées accompagnées de riz basmati, tandis qu’un faux-filet mariné baptisé « Le tigre qui pleure », servi avec un wok de nouilles et des herbes thaïes, montre que le chef élargit volontiers son vocabulaire au-delà des Caraïbes.
Le reste de la carte relève d’une bistronomie française assumée et techniquement soignée : ravioles de foie gras dans un consommé de champignons, œuf parfait cuit à 64°C avec velouté de châtaignes et saucisson truffé, nems de langoustines à la menthe et à la coriandre, noix de Saint-Jacques snackées sur étuvée de poireaux et beurre blanc truffé, foie de veau en compotée d’oignons au vinaigre balsamique. Un menu à 29,00 € en trois services rend cette cuisine particulièrement abordable au déjeuner.
Carte & plats emblématiques
les accras de morue – la signature créole de la maison, à partager en apéritif, à 10,00 €.
Les retours publics insistent sur le décalage plaisant entre l’enseigne et l’assiette : on vient parfois chercher une table antillaise, on trouve une cuisine de marché française finement exécutée, agrémentée de clins d’œil créoles. Les accras sont l’élément le plus systématiquement cité, suivis des préparations marines — Saint-Jacques, langoustines — et des cuissons précises, l’œuf parfait à 64°C étant souvent relevé comme représentatif du travail du chef.
Le rapport qualité-prix constitue l’autre motif récurrent, en particulier autour du menu du midi en trois services, jugé très compétitif pour ce niveau de cuisine. Les convives apprécient également le calme du quartier, la climatisation en été et la cour intérieure. La contrepartie fréquemment mentionnée est la taille réduite de la salle : sans réservation, il est difficile d’obtenir une table aux services les plus demandés.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Petit Carbet ?
L’addition moyenne se situe autour de 44,00 € par personne à la carte, boissons non comprises. Au déjeuner, des menus de 26,00 € à 29,00 € proposent entrée, plat et dessert.
Est-ce vraiment un restaurant antillais ?
Pas exactement. Le chef Eddy Abon est né en Guadeloupe et signe quelques spécialités créoles — accras de morue, crevettes aux épices colombo —, mais la carte relève avant tout d’une cuisine de marché française bistronomique.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Fermé les lundi et mardi. Ouvert les mercredi et jeudi de 12 h à 14 h et de 19 h 30 à 21 h 30, le vendredi jusqu’à 22 h, le samedi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h 30, et le dimanche uniquement au déjeuner, de 12 h à 15 h.
Le restaurant est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Oui, l’établissement indique un accès aux personnes à mobilité réduite, et la salle est climatisée.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
Cartes bancaires, Visa, Mastercard, American Express, paiement sans contact et mobile, titres-restaurant dématérialisés et espèces.
Conclusion
Le Petit Carbet est une table bistronomique de quartier qui joue une partition claire : produits frais, tout fait maison, carte courte renouvelée au fil des saisons, et le label des Maîtres Restaurateurs pour cadre. Le nom, emprunté à l’abri traditionnel des Antilles, raconte l’histoire du chef plus qu’il n’annonce le contenu de la carte.
Ses points forts se lisent facilement : les accras de morue à 10,00 €, seuls et vrais ambassadeurs créoles de la maison ; les préparations marines, nems de langoustines et Saint-Jacques au beurre blanc truffé ; les cuissons de précision, à l’image de l’œuf parfait à 64°C ; et un menu du midi qui met cette cuisine à la portée de tous.
Pour une première visite, commencez par les accras, poursuivez avec les crevettes mijotées aux épices colombo ou les noix de Saint-Jacques snackées, et installez-vous dans la cour intérieure si la saison le permet. Réservez : la salle compte peu de couverts et affiche vite complet.
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