Le Tire Bouchon – Angoulême : bar à vin et table de terroir installé dans une rue piétonne du plateau d’Angoulême, tenu par un sommelier de métier. Viandes du Limousin, tapas maison, poissons de la côte charentaise et une cave largement tournée vers les vins bio et naturels, dans une petite salle chaleureuse. Budget de 25–45 €.
Localisation
La maison se tient au 18 rue de la Cloche Verte, 16000 Angoulême, en Charente, région Nouvelle-Aquitaine. La rue de la Cloche Verte est une voie piétonne du cœur historique, à quelques dizaines de mètres de l’hôtel de ville bâti sur les vestiges du château des comtes d’Angoulême, ce qui permet d’installer une terrasse à l’abri de la circulation.
Le secteur se visite intégralement à pied : les Halles centrales et leur marché à deux pas, la cathédrale Saint-Pierre et sa façade romane sculptée un peu plus au sud, et le chemin de ronde des remparts qui ouvre sur la vallée de la Charente. Les murs peints consacrés à la bande dessinée jalonnent les rues alentour jusqu’à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, en contrebas dans le quartier Saint-Cybard. Le vignoble de Cognac se rejoint en une quarantaine de kilomètres, ce qui n’est pas anodin pour une adresse consacrée au vin.
Cadre & ambiance
La salle est petite, volontairement — la maison prévient elle-même que les places sont limitées. On y trouve un cadre authentique, une atmosphère intime et un service qui prend le temps d’expliquer, avec une terrasse dressée dans la rue piétonne dès que la météo le permet. Le soir, l’établissement reste ouvert très tard, jusqu’au milieu de la nuit, ce qui en fait l’un des points de chute des amateurs de vin du plateau après le dîner.
L’adresse doit beaucoup à son patron, Stéphane Lenique, sommelier depuis 1996. Passé par de grandes maisons parisiennes puis par un hôtel britannique en qualité de chef sommelier, il a travaillé aux côtés de Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde 1992, avant de s’installer à Angoulême en 2007. Il accompagne lui-même les tables dans le choix des accords, et cette approche pédagogique revient dans la plupart des retours clients. L’anglais est parlé, ce qui n’est pas indifférent dans une ville aussi visitée.
Cuisine & concept
Le principe est celui du bar à vin qui nourrit vraiment : une carte courte, des produits identifiés et une exécution simple, pensée pour ne pas prendre le pas sur la bouteille. Les viandes tiennent le premier rôle, avec l’entrecôte limousine déclinée en deux grammages, le magret de canard, la côte de bœuf annoncée pour deux personnes et le veau sous la mère. L’andouillette AAAAA figure elle aussi à la carte, aux côtés d’un poisson venu de la Cotinière, le port de pêche de l’île d’Oléron.
À côté de cette offre de restauration, la maison développe une carte de tapas préparés sur place qui constitue son autre signature : bouchée de canard au miel, croquette de brebis des Pyrénées, sucrine de saumon et anchois, poêlée de champignons au jambon persillé, sucette de courgette au fromage frais, crème de volaille au balsamique. Les assiettes de charcuteries et de fromages complètent le format apéritif, et une assiette vegan ainsi qu’une omelette basque élargissent le champ. Les desserts sont maison, mousse au chocolat en tête. La cave, elle, aligne une sélection large de vins au verre et à la bouteille, avec une part importante donnée aux vins bio et naturels ; le vin est également vendu à emporter.
Carte & plats emblématiques
l’entrecôte limousine – pièce de bœuf du Limousin, proposée en deux grammages selon l’appétit
Le point qui domine largement les retours, c’est le conseil : les clients décrivent un patron passionné, capable d’ajuster une bouteille à un plat et d’expliquer ses choix sans jargon, avec une carte des vins jugée remarquable pour la taille du lieu. La cuisine est décrite comme simple mais bien exécutée, à base de produits de qualité ; les viandes, l’andouillette, l’omelette basque, les assortiments de charcuteries et de fromages ainsi que la mousse au chocolat maison reviennent régulièrement.
L’ambiance intime et la terrasse en rue piétonne sont les autres motifs de satisfaction, avec un service décrit comme chaleureux et attentif. Les réserves portent surtout sur la capacité d’accueil, très réduite, qui rend la réservation quasi indispensable en fin de semaine, et sur les horaires : la maison est fermée le dimanche et le lundi, et ne sert pas le déjeuner le samedi. Le budget peut par ailleurs grimper vite dès que l’on suit les suggestions de bouteilles.
Questions fréquentes
Quel est le budget au Tire Bouchon ?
Comptez de l’ordre de 25–45 € par personne pour un repas complet, davantage si l’on se laisse guider vers les flacons les plus recherchés de la cave. Le format tapas permet de rester nettement en dessous.
Faut-il réserver ?
C’est vivement conseillé. La maison indique elle-même que les places sont limitées, et la salle se remplit rapidement les soirs de fin de semaine.
Y a-t-il des options végétariennes ou vegan ?
Oui. Une assiette vegan figure à la carte, et plusieurs tapas sont sans viande ni poisson : pomme de terre farcie aux petits légumes, sucette de courgette au fromage frais, croquette de brebis.
Peut-on acheter du vin à emporter ?
Oui. L’établissement fonctionne aussi comme cave et propose la vente de vin à emporter, avec une sélection qui fait la part belle aux vins bio et naturels.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le service du déjeuner a lieu du mardi au vendredi, celui du soir du mardi au samedi, avec une fermeture très tardive. L’établissement est fermé le dimanche et le lundi.
Conclusion
Le Tire Bouchon occupe une niche précise à Angoulême : celle du bar à vin tenu par un professionnel de la sommellerie, où la carte des bouteilles prime sans que l’assiette soit reléguée au rang d’accessoire. Installée depuis 2007 dans une rue piétonne du plateau, la maison a bâti sa réputation sur le conseil et sur la fidélité de ses habitués.
Trois choses font l’adresse : une cave orientée vers les vins bio et naturels, servis au verre comme à la bouteille et vendus à emporter ; une carte de viandes de terroir — entrecôte limousine, côte de bœuf pour deux, magret, veau sous la mère — complétée par l’andouillette AAAAA et un poisson de la Cotinière ; et une série de tapas maison qui permet de dîner léger ou de prolonger l’apéritif.
Pour un dîner à deux dans une petite salle, un apéritif prolongé autour de tapas ou une soirée tardive consacrée à la découverte de flacons, l’endroit remplit parfaitement son office. On y vient pour l’entrecôte limousine, pour la bouchée de canard au miel ou pour une mousse au chocolat maison, en réservant sa table et en gardant à l’esprit la fermeture du dimanche et du lundi.
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