Les Pianos – Montreuil : bistrot et lieu culturel installé dans l’ancien show-room d’une fabrique de pianos, à Montreuil, où le mot désigne autant l’instrument que le fourneau du cuisinier ; cuisine de saison faite maison, terrasse au fond, ambiance industrielle et chaleureuse, budget 15–30 €.
Localisation
L’adresse se situe au 24-26 Rue Robespierre, 93100 Montreuil, en Seine-Saint-Denis, région Île-de-France. La rue Robespierre traverse le centre, à proximité de la mairie, et la station Robespierre de la ligne 9 du métro se trouve à moins de cent mètres de la porte ; du stationnement libre est disponible non loin, du côté de la rue Voltaire.
Montreuil est la commune la plus peuplée du département, et le quartier porte encore la mémoire du Bas-Montreuil industriel : anciennes usines de meubles, de porcelaine et de chaussures, aujourd’hui reconverties en ateliers. La ville compte l’une des plus fortes densités d’artistes de France, avec plusieurs centaines d’ateliers recensés, et cette effervescence se lit dans la programmation du Nouveau Théâtre de Montreuil, centre dramatique national, comme dans celle de la Maison Populaire, héritière directe de la mémoire ouvrière locale. Pour respirer, le parc Montreau et son château, ou le parc des Beaumonts et sa réserve ornithologique de 22 hectares, où plus de cent cinquante espèces d’oiseaux ont été observées, sont à quelques minutes. La ligne 11 prolongée dessert désormais le haut de la ville. Vincennes et son bois sont à 2 km, la porte de Montreuil et Paris à 1 km.
Cadre & ambiance
La salle occupe l’ancien show-room des Pianos Klein, marque née en Alsace et venue s’installer en région parisienne au lendemain de la défaite de 1870. Montreuil, riche en entrepôts de bois et en installations de séchage, convenait parfaitement à l’industrie du piano : sur la parcelle contiguë, la cheminée d’usine se dresse toujours, témoin de l’époque où l’on y fondait des cadres pour des maisons aussi réputées que Pleyel ou Gaveau. Deux pianos trônent aujourd’hui dans la salle, dont l’un a appartenu à Michel Legrand.
Le résultat tient du bistrot industriel : volumes généreux, verrière, mobilier dépareillé, plantes en nombre, et une terrasse au fond qui fait office de jardin dès les beaux jours. L’endroit fonctionne autant comme café du matin — l’ouverture est matinale en semaine — que comme table du soir et scène de concerts et de spectacles, la maison partageant les lieux avec La Guillotine, son volet culturel, et proposant la location de salle. L’affluence peut être forte aux heures de pointe et le service s’en ressent parfois ; l’atmosphère, elle, reste franchement conviviale.
Cuisine & concept
Le second sens du nom n’est pas fortuit : dans le jargon des cuisines, le piano est le fourneau, et c’est bien celui de la cheffe qui donne le tempo. La maison revendique une cuisine de bistrot généreuse et de saison, articulée autour de spécialités régionales françaises qui changent avec le calendrier. La pêche est raisonnée, la viande vient de petits bouchers, tout est frais et préparé sur place, et le pain servi est bio.
La carte, courte, alterne entrées végétales et iodées — houmous maison, gaspacho de tomate, burrata à la roquette, rillettes de maquereau, salade de bulots, céviche de thon blanc — et plats qui ne s’embarrassent pas de fioritures : tartare de bœuf, hampe de bœuf aux aubergines, saucisse au couteau, pâtes au poulpe. Quelques incursions plus lointaines, comme le poulet yassa, viennent bousculer le répertoire classique. Les planches de charcuterie et les assiettes à partager accompagnent l’apéritif, et les desserts, tous maison, ferment le repas sur des tartes et des grands classiques. La carte des vins reste volontairement resserrée.
Le lieu fait l’unanimité avant même l’assiette : le décor de l’ancienne fabrique, la hauteur sous plafond, les plantes et la terrasse au fond reviennent constamment dans les retours, tout comme l’ambiance à la fois cosy et animée, propice au dîner entre amis comme au verre d’après-travail. Les visiteurs apprécient aussi de trouver, sous le même toit, une programmation de concerts et de spectacles.
Sur la cuisine, les avis soulignent le caractère maison des préparations et la générosité des portions, avec une mention fréquente pour les desserts et pour les surprises de la carte comme le poulet yassa. Les critiques portent surtout sur le service, jugé irrégulier lorsque la salle est pleine, et sur une carte des vins que certains trouvent courte. Réserver et signaler ses allergies ou son souhait de terrasse au moment de la réservation évite l’essentiel des déconvenues.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen aux Pianos ?
L’adresse se situe dans la fourchette des bistrots de quartier, autour de 15–30 € pour un repas ; la planche de charcuterie à partager est affichée à 17,80 €.
Y a-t-il une terrasse ?
Oui, une terrasse est aménagée au fond du restaurant, dans l’esprit d’un jardin abrité. Il est conseillé de la demander explicitement lors de la réservation.
Le restaurant propose-t-il des plats végétariens ?
Oui. Le houmous maison, le gaspacho de tomate, la burrata à la roquette et le gratin d’aubergines figurent régulièrement à la carte.
Quels sont les horaires ?
Du lundi au vendredi de 8h30 à minuit, le samedi de 10h à minuit, le dimanche et les jours fériés de 10h à 23h. En période estivale, la maison applique un horaire unique de 10h30 à 23h tous les jours.
Peut-on privatiser la salle ou venir en groupe ?
Oui. Le lieu accueille les groupes, propose des planches à partager et met la salle en location dans le cadre de son activité culturelle.
Conclusion
Les Pianos jouent sur deux registres à la fois : celui de l’instrument, avec l’histoire d’une fabrique qui alimenta Pleyel et Gaveau et deux pianos toujours présents dans la salle, et celui du fourneau, où une cheffe compose une carte courte, de saison et entièrement faite maison.
On y retient le tartare de bœuf au couteau, la hampe de bœuf aux aubergines, les pâtes au poulpe, le poulet yassa et une série de desserts maison — tarte tatin, cheesecake, fondant au chocolat — qui justifient à eux seuls de garder de la place.
Bistrot le jour, scène le soir, avec sa terrasse-jardin et son décor d’usine, l’adresse résume assez bien ce que Montreuil sait faire de mieux : mêler mémoire industrielle, création artistique et convivialité de quartier.
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