Polidor – Paris : crèmerie-restaurant fondée en 1845, installée à Paris dans le 6e arrondissement, entre Odéon et le Jardin du Luxembourg.
La maison a commencé comme crèmerie, vendant œufs et lait, avant de devenir un restaurant à part entière à partir de 1890 en nourrissant les étudiants de la Sorbonne voisine.
Elle sert une cuisine française traditionnelle, boeuf bourguignon, parmentier de canard, escargots de Bourgogne et tarte Tatin, en service continu de midi à 22h30, tous les jours de l’année.
Le décor n’a pratiquement pas bougé : boiseries d’époque, serviettes à carreaux, tables communes, miroirs piqués par le temps ; comptez de 15,90 € pour le menu du midi à 25–38 € à la carte.
Localisation
L’adresse est le 41 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris, une rue calme du quartier Odéon.
Nous sommes à Paris, en Île-de-France, en lisière du Quartier latin, dans un secteur dense en théâtres, librairies et facultés.
La station Odéon, sur les lignes 4 et 10, est à environ trois minutes à pied ; Cluny–La Sorbonne (ligne 10) est à quatre minutes et la gare RER B Luxembourg à cinq minutes, avec une station Vélib’ rue Pierre Sarazin.
À deux pas se trouvent le Théâtre de l’Odéon, la Sorbonne, l’ancienne faculté de médecine, la cour du Commerce-Saint-André et les boulevards Saint-Germain et Saint-Michel, le Jardin du Luxembourg et le Sénat étant à environ cinq minutes de marche.
Pour le stationnement, le parking public de l’École de Médecine, rue de l’École-de-Médecine, est à trois minutes ; les quartiers voisins de Saint-Germain-des-Prés, du Quartier latin, de Saint-Michel et de Mabillon sont tous accessibles à pied.
Cadre & ambiance
La devanture d’époque est conservée depuis près de deux siècles, avec la mention « Crèmerie » encore inscrite en lettres d’or.
La grande salle compte plus de cent vingt couverts, dans l’esprit des bouillons du XIXe siècle : longues tables partagées, nappes à carreaux, salières et pots de moutarde communs.
Au fond de la première salle subsiste le meuble à casiers où les habitués rangeaient autrefois leur serviette de table, toujours en place.
La seconde salle, à l’arrière, est ornée d’une fresque qui couvre pratiquement tous les murs, complétée par des diplômes culinaires, des peintures d’amateurs et un dessin de Pierre Dac.
La clientèle est aujourd’hui très internationale et les tables restent serrées ; la maison dispose d’une petite terrasse de trottoir, de la climatisation, du wifi et de chaises hautes, et un anachronisme assumé subsiste avec les toilettes au fond de la cour.
Cuisine & concept
La cuisine est française et traditionnelle, sans recherche d’effet : des plats de bistrot exécutés simplement et servis en portions franches.
Le boeuf bourguignon avec sa purée reste la référence de la maison, aux côtés du parmentier de canard au vin rouge et de l’échine de cochon confite en sauce bourguignonne.
La carte accorde une place réelle aux œufs bio, qui apparaissent dans l’œuf mayonnaise aux petits pois et lard fumé, dans l’œuf parfait au confit de ratatouille et dans la crème renversée au caramel.
Un plat du jour différent est proposé chaque jour de la semaine sous le nom de « semainier », de la saucisse au couteau du lundi au veau Marengo du week-end, et les végétariens disposent d’une aubergine rôtie aux tomates confites et parmesan.
Le restaurant est doublé d’une cave, La Cave du Polidor, qui réunit près de 300 références de toutes les régions françaises, à partir de 9 € la bouteille à emporter, avec service au verre et au pichet en salle.
Les desserts sont classiques et la tarte Tatin de la maison en est le marqueur le plus cité, avec le gâteau de riz au lait au caramel beurre salé.
Salade de mesclun 4,80 € ; carpaccio de courgettes, ricotta et pistaches 7 € ; œuf parfait bio, confit de ratatouille aux olives et basilic 7,50 € ; soupe froide de petits pois, estragon et chèvre frais 7,20 € ; burratina, tomates confites et huile d’olive au basilic 8,90 €.
Camembert au lait cru, Saint-Marcellin ou chèvre 6,50 € ; assiette de trois fromages 9,50 € ; crème renversée aux œufs bio et caramel 6,70 € ; mousse au chocolat 70 % et crumble fleur de sel 6,90 € ; cheesecake mangue et citron vert 7,90 € ; agrumes marinés, gelée aux agrumes et poivre de Timut 6,90 €.
Menus
Menu du midi 15,90 €, du lundi au vendredi de 12h à 14h30 : entrée-plat, plat-dessert ou plat-café.
Menu Polidor 25 € : entrée, plat et dessert au choix dans une sélection.
Menu Petit Polidor 12 € jusqu’à 12 ans : steak haché frites ou légumes, ou parmentier de canard, puis mousse au chocolat.
Carte relevée sur le site officiel du restaurant le 14 septembre 2026.
Résumé des commentaires
Le sentiment est partagé, et il se lit en deux blocs très nets : le cadre fait consensus, le service divise.
Sur l’atmosphère, les retours sont chaleureux : « j’ai adoré le cadre, la cuisine et l’ambiance », « ambiance traditionnelle, sans chichi, tout se passe dans l’assiette », « Polidor fait partie du patrimoine du quartier ».
Sur la cuisine, les plats de tradition sont les mieux notés : « excellents escargots et bœuf bourguignon tendre », « le meilleur bœuf bourguignon que j’ai jamais mangé », « bon restaurant avec une carte française bien traditionnelle », et le rapport quantité-prix revient souvent, « on y mange copieusement » « à un prix très raisonnable ».
Deux réserves reviennent toutefois avec régularité et méritent d’être signalées : l’accueil, plusieurs clients évoquant un « accueil glacial » ou une « attente pour être placés » sans prise en charge, et l’exiguïté, « on se sent trop à l’étroit et c’est très touristique ».
Quelques avis isolés évoquent aussi une régularité perfectible sur certains plats, notamment la côte de bœuf à partager et la garniture de la tarte Tatin ; l’adresse reste appréciée pour ce qu’elle est, un bistrot historique à prix contenus plutôt qu’une table de précision.
Les célébrités y sont venues
La salle a servi de décor à plusieurs tournages documentés par la maison.
C’est au Polidor que se joue, dans « Minuit à Paris » de Woody Allen sorti en 2011, la rencontre entre le personnage de Gil, interprété par Owen Wilson, et celui d’Ernest Hemingway, joué par Corey Stoll.
Le restaurant a également accueilli en 2015 le tournage de « Cézanne et moi » de Danièle Thompson, avec Guillaume Gallienne et Guillaume Canet, puis en 2017 celui d’un clip du chanteur Residente.
Sur le plan littéraire, la maison a abrité le siège du Collège de ‘Pataphysique de 1948 à 1975, dont les réunions rassemblaient notamment Eugène Ionesco, Boris Vian, Raymond Queneau et Jacques Prévert, et la société des Amis de Verlaine y tient toujours ses rencontres.
La maison revendique par ailleurs le passage de Verlaine, Rimbaud, Joyce, Hemingway ou Kerouac, une tradition orale reprise de longue date, qu’il faut lire comme telle faute de source primaire.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir au Polidor ?
Le menu du midi est à 15,90 € du lundi au vendredi, le menu complet à 25 €, et à la carte comptez 25 à 38 € par personne hors boissons.
Le restaurant accepte-t-il les cartes bancaires ?
Oui : la maison s’est équipée de terminaux de paiement en 2018 et accepte cartes, paiement sans contact et titres-restaurant ; l’information « espèces uniquement » que l’on trouve encore en ligne est obsolète.
Faut-il réserver ?
Oui, le restaurant accepte désormais les réservations, par téléphone au 01 43 26 95 34 ou en ligne, y compris pour des privatisations ; là encore, les sources anciennes indiquant l’inverse ne sont plus à jour.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
La maison est ouverte tous les jours de 12h à 22h30 en service continu, ce qui en fait une option utile pour déjeuner tard ou dîner tôt dans le quartier.
Y a-t-il des options végétariennes et pour les enfants ?
Oui : l’aubergine rôtie au parmesan à 14,50 €, le carpaccio de courgettes, la burratina et la soupe froide de petits pois côté végétarien, et un menu Petit Polidor à 12 € jusqu’à 12 ans.
Conclusion
Le Polidor se visite presque autant qu’il se déguste : peu d’adresses parisiennes conservent à ce point leur devanture, leurs tables communes et leur casier à serviettes.
La cuisine y reste franchement traditionnelle et les prix contenus pour le quartier, ce qui explique la fidélité d’une partie de la clientèle et l’affluence touristique.
Venez en connaissance de cause : pour l’histoire du lieu, le service continu et un bourguignon généreux, en réservant si vous tenez à une table à l’heure du rush.
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