Ô Courant – Mimizan : table bistronomique posée au bord du courant de Mimizan, dans les Landes, avec vue panoramique sur l’eau et l’océan, une carte qui suit les saisons entre poissons, tapas du Sud-Ouest et desserts travaillés, et une ambiance cosy mais décontractée ; comptez 36 € pour le menu et autour de 45–50 € à la carte.
Localisation
Le restaurant occupe le rez-de-chaussée de la résidence le Grand Pavois, au 2 rue de la Marine, 40200 Mimizan-Plage, dans les Landes, en région Nouvelle-Aquitaine. L’adresse se situe à l’extrémité du front de mer, dans une zone piétonne : il faut marcher un peu le long du bord de mer pour y arriver, ce qui garantit le calme et une vue dégagée.
La position est exceptionnelle : le courant de Mimizan, ce cours d’eau qui relie l’étang d’Aureilhan à l’Atlantique et que descendent les canoéistes, passe juste devant les tables, et l’océan s’ouvre en arrière-plan. Les couchers de soleil s’y regardent en direct depuis la terrasse. Les dix kilomètres de plage océane et les spots de surf de Mimizan-Plage sont à quelques pas, le sentier du littoral et les dunes démarrent à proximité, et la plus vaste forêt de pins maritimes d’Europe commence dès la sortie de la station. À une dizaine de minutes en voiture, Mimizan-Bourg abrite le clocher-porche roman classé à l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques et le musée-Prieuré. Biscarrosse est à une trentaine de kilomètres, le phare de Contis au sud, Sabres et l’écomusée de Marquèze dans l’arrière-pays, Dax à 60 km et Bordeaux à 110 km.
Cadre & ambiance
La maison est tenue par un duo, l’un en cuisine, l’autre en salle, deux complices qui avaient travaillé ensemble par le passé avant de suivre des chemins séparés et de se retrouver ici. Cette configuration familiale se ressent dans le service, attentif sans être guindé, et dans la manière dont la carte est présentée.
Le décor joue une note cosy et chic assumée en toute décontraction : on vient en tenue de vacances, mais l’assiette et le dressage relèvent d’un vrai travail de restaurant. L’absence de circulation automobile devant l’établissement change tout : pas de bruit de moteur, seulement le courant, les bateaux et le vent dans les pins. La terrasse est le poste d’observation privilégié en fin de journée, quand le soleil descend derrière l’océan. Le restaurant peut être entièrement privatisé à partir d’une vingtaine de convives, pour un repas d’entreprise ou une soirée entre amis, et propose des menus élaborés sur mesure, une offre traiteur pour les cocktails dînatoires ainsi que des bons cadeaux.
Cuisine & concept
La ligne revendiquée est bistronomique : le produit d’abord, le chef ensuite pour le mettre en scène. La carte évolue en permanence au gré des saisons et se renouvelle par cycles de quelques mois. Les poissons y tiennent une place centrale, logique au bord du courant : chipirons aux oignons rouges et txistorra, ventrèche de thon blanc snackée, pavé de cabillaud skrei en croûte de sésame, et surtout un merlu entier à l’espagnole rôti puis déglacé à l’huile d’olive, vinaigre, ail frit et persil, à partager à deux.
Les viandes ne sont pas en reste, avec une bavette de cochon snackée servie avec des pommes grenaille à la graisse de canard et une sauce chimichurri, un curry d’agneau aux légumes, ail, coriandre et grenade, ou un tartare de bœuf taillé au couteau aux saveurs asiatiques. Une poêlée de rigatoni Garofalo à la provençale assure l’option végétarienne. Avant le repas, une belle sélection de bocaux et de planches à partager convoque le Sud-Ouest et l’Espagne toute proche : croquetas de morue ou de jambon de Bayonne, rabas de calamars à l’aïoli, foie gras de canard entier du Sud-Ouest, planche de jambon serrano affiné 12 à 24 mois, rillettes bio de moules, de raie ou de mulet. Les desserts, enfin, sortent du réflexe balnéaire avec un baba bouchon crème pina colada, un nougat glacé aux fruits rouges et pistaches ou de simples pruneaux marinés maison à l’armagnac.
Carte & plats emblématiques
la mouclade gratinée au curry – moules gratinées et parfumées, une entrée qui réchauffe les soirées venteuses – 14,50 €
la formule du midi – assiette de la mer ou assiette de la terre, fromage de brebis et dessert du jour, en semaine – 18 €
le menu enfant – moins de 12 ans, hamburger maison frites ou poisson riz et légumes, deux boules de glace artisanale – 11,50 €
Résumé des commentaires
Le point le plus souvent relevé par les convives est évidemment l’emplacement : rares sont les tables mimizannaises à offrir une vue aussi dégagée sur le courant et l’océan, sans voiture ni passage. Les couchers de soleil depuis la terrasse reviennent constamment dans les retours, tout comme le calme de cette portion piétonne du front de mer, plus paisible que le centre de la station en pleine saison.
Côté assiette, les clients saluent une cuisine plus travaillée que la moyenne balnéaire, avec des dressages soignés et des associations qui sortent du répertoire attendu. Les chipirons et les poissons entiers à partager sont fréquemment cités, de même que les planches et bocaux de l’apéritif. L’accueil du duo propriétaire est décrit comme chaleureux et familial. Les remarques plus réservées portent sur le niveau tarifaire, sensiblement au-dessus des brasseries voisines, et sur la nécessité de réserver : le nombre de places reste limité et la réservation se fait uniquement par téléphone.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Ô Courant ?
Le menu en trois services est affiché à 36 € et la formule du midi en semaine à 18 €. À la carte, comptez plutôt 45–50 € par personne hors boissons, les plats se situant entre 16 et 25 €.
Le restaurant a-t-il vraiment vue sur l’eau ?
Oui : l’établissement est installé au bord du courant de Mimizan, avec une vue panoramique sur le courant et l’océan depuis la salle et la terrasse. L’accès se fait à pied le long du front de mer, sans circulation automobile.
Comment réserver une table ?
La réservation se fait uniquement par téléphone. L’établissement est ouvert du jeudi au lundi soir inclus, midi et soir, et sept jours sur sept en été.
Y a-t-il une option végétarienne ?
Oui, la carte comporte au moins un plat végétarien, une poêlée de rigatoni à la provençale avec courgette, aubergine, artichauts confits, pesto et parmesan, à 16 €. Plusieurs entrées et bocaux sont également sans viande ni poisson.
Peut-on privatiser Ô Courant pour un événement ?
À partir d’une vingtaine de convives, le restaurant peut fermer ses portes et se privatiser entièrement. Des menus sur mesure, une prestation traiteur pour cocktails dînatoires et des bons cadeaux sont également proposés.
Conclusion
Ô Courant tient une promesse simple mais difficile à trouver sur la côte landaise : une cuisine bistronomique sérieuse, servie face à l’eau, dans un endroit où aucune voiture ne passe. Le duo aux commandes, l’un en cuisine et l’autre en salle, y entretient une atmosphère familiale qui contraste agréablement avec le niveau technique des assiettes.
Quatre choses méritent d’être retenues : le merlu entier à l’espagnole à partager, les chipirons aux oignons rouges et txistorra, la sélection de planches et de bocaux du Sud-Ouest pour l’apéritif, et des desserts nettement au-dessus de la moyenne, du baba bouchon aux pruneaux marinés à l’armagnac.
C’est une adresse à choisir pour un dîner un peu marquant plutôt que pour un déjeuner expédié : visez la fin de journée pour profiter du coucher de soleil sur le courant, prévoyez de partager un merlu à deux, et pensez à appeler à l’avance, surtout en juillet et en août.
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