Auberge du Col de Bavella – Bavella : institution de la montagne corse tenue par la famille Grimaldi depuis 1936, cette auberge-restaurant, bar et gîte d’étape est posée au col de Bavella, en Corse-du-Sud, au pied des aiguilles et sur le tracé du GR20. Charcuterie affinée sur place, civet de sanglier à la polenta, cabri rôti et tarte à la châtaigne y composent une cuisine de terroir servie près de la cheminée ou en terrasse, pour un budget d’environ 30–40 € par personne.
Localisation
L’auberge se trouve au col de Bavella, 20124 Zonza, dans le département de la Corse-du-Sud, à environ 1 218 mètres d’altitude, au cœur de l’Alta Rocca. Elle est implantée sur la route territoriale D268, au niveau du hameau de Bavella, à deux pas du col et de sa statue de la Vierge de la Neige qui veille sur les randonneurs.
Le site est dominé par les aiguilles de Bavella, ces tours de granit rouge qui comptent parmi les paysages les plus spectaculaires de l’île, et bordé par la forêt de Bavella et ses pins laricio. Le GR20 passe à proximité immédiate, ce qui fait de l’auberge une halte naturelle pour les marcheurs, tandis que le sentier du Trou de la Bombe part du secteur pour une balade familiale de deux heures et demie environ.
Depuis le col, on rejoint Zonza en une dizaine de kilomètres, Quenza et le plateau du Coscione un peu plus loin, Levie et le site archéologique de Cucuruzzu dans la même vallée. Vers l’est, la D268 redescend sur Solenzara et la côte orientale en longeant les piscines naturelles de Purcaraccia et du Polischellu ; Porto-Vecchio se situe à une quarantaine de kilomètres par la forêt de l’Ospedale.
Cadre & ambiance
Fondée en 1936 par la famille Grimaldi, qui la tient toujours, l’auberge fonctionne comme un point de ralliement de la montagne corse. On y croise le randonneur du GR20 arrivé lessivé en fin d’étape, le grimpeur venu tâter le granit des aiguilles, la famille de passage pour la journée et l’habitué qui monte depuis la côte pour retrouver un plat mijoté. L’atmosphère est franchement rustique, sonore et conviviale.
La grande salle de restaurant, organisée autour d’une cheminée centrale, peut accueillir jusqu’à 150 couverts, ce qui permet d’absorber l’affluence des week-ends d’été sans transformer le service en parcours du combattant. La terrasse ensoleillée et abritée offre 70 places supplémentaires face aux reliefs, et la maison dispose en plus d’une salle bar et d’une terrasse bar d’une cinquantaine de places chacune.
L’établissement est aussi un gîte d’étape sur le GR20, avec dortoirs et chambres, ce qui explique le mélange particulier de clientèles à table : sacs à dos posés le long des murs, discussions sur la météo et les étapes du lendemain, cartes IGN dépliées entre deux plats. Compte tenu de l’altitude et de l’enneigement possible de la D268 en hiver, l’activité est concentrée sur la belle saison, du printemps à l’automne.
Cuisine & concept
La maison résume sa philosophie en deux mots corses : fattu di casa, autrement dit fait à la maison. La charcuterie est préparée sur place, avec un jambon cru affiné dix-huit mois qui ouvre volontiers le repas, aux côtés de la coppa et du lonzu. Le brocciu frais est travaillé selon la saison, en farce pour les courgettes ou en fiadone pour le dessert.
Le cœur de la carte est constitué de plats mijotés de tradition montagnarde : le civet de sanglier, servi avec sa polenta, est le plat signature que les habitués viennent chercher spécifiquement ; les tripettes de veau, le veau corse aux olives et le cabri rôti complètent l’offre selon les saisons et l’inspiration de la cuisine. Le figatellu grillé fait son apparition en période froide, comme le veut la tradition insulaire.
Les desserts restent fidèles au registre du terroir, avec un fiadone au brocciu et surtout une tarte à la châtaigne réalisée à la farine de châtaigne, largement citée comme la spécialité sucrée de la maison. La cuisine se veut nourrissante et sans esbroufe, calibrée pour des convives qui viennent de marcher plusieurs heures en montagne, et l’auberge propose par ailleurs des menus spéciaux pour les groupes à partir de vingt personnes.
les tripettes de veau – mijotées en sauce, l’un des plats de tradition que la maison n’a jamais retiré de sa carte.
le civet de sanglier – longuement mijoté et nappé d’un jus sombre, servi avec sa polenta : le plat signature de l’auberge.
le cabri rôti – rôti au four, proposé selon la saison, une pièce généreuse à l’esprit montagnard.
le veau corse aux olives – viande de l’île mijotée avec les olives, un incontournable de la cuisine insulaire.
la polenta de châtaigne – préparée à la farine de châtaigne, elle accompagne les plats mijotés de la maison.
le fiadone au brocciu – le gâteau corse au fromage frais et au citron, réalisé avec du brocciu frais.
la tarte à la châtaigne – le dessert le plus réputé de l’auberge, à la farine de châtaigne de l’île.
Résumé des commentaires
Les retours des visiteurs insistent sur la dimension d’étape autant que sur la table : on décrit un refuge chaleureux où l’on est accueilli sans façon, une salle animée où les randonneurs refont l’étape du jour et une hospitalité insulaire qui marque les esprits. Le civet de sanglier et la charcuterie de la maison concentrent les éloges, suivis de près par la tarte à la châtaigne, dont plusieurs clients racontent avoir tenté en vain d’obtenir la recette.
Les tarifs suscitent des remarques nuancées : ils sont jugés supérieurs à ceux des tables de plaine, ce que la plupart des visiteurs attribuent à l’isolement du site et à la qualité des produits corses employés, tout en estimant que l’adresse ne relève pas de l’attrape-touristes. Côté hébergement, la propreté des chambres et le calme sont régulièrement salués, avec un bémol sur l’espace parfois compté, et un conseil qui revient sans exception : réserver bien à l’avance en juillet et en août.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen à l’Auberge du Col de Bavella ?
Comptez autour de 30–40 € par personne à la carte pour un repas complet, un menu complet étant proposé aux alentours de 29 € et une formule enfant autour de 9 €. Les tarifs reflètent l’isolement du site et l’emploi de produits corses.
L’auberge est-elle ouverte toute l’année ?
Non. Située à plus de 1 200 mètres d’altitude, elle fonctionne principalement du printemps à l’automne, la route du col (D268) pouvant être fermée ou difficile en cas de neige et de verglas. Il est prudent de vérifier l’état de la route et les disponibilités avant de monter.
Faut-il réserver, et peut-on y dormir ?
La réservation est vivement conseillée, par téléphone ou par courriel, en particulier en juillet et en août. L’établissement propose des chambres ainsi qu’un gîte d’étape en dortoirs, très demandé par les marcheurs du GR20.
Peut-on venir en groupe ?
Oui. La maison propose des menus spéciaux pour les groupes à partir de vingt personnes, et sa capacité — 150 couverts en salle, 70 en terrasse, sans compter les espaces bar — permet d’accueillir des tablées importantes.
Quelles sont les spécialités à ne pas manquer ?
Le civet de sanglier accompagné de polenta, la charcuterie affinée sur place et le jambon cru de dix-huit mois, ainsi que le cabri rôti ou le veau aux olives selon la saison. En dessert, la tarte à la châtaigne et le fiadone au brocciu résument le savoir-faire de la maison.
Conclusion
Avec près de quatre-vingt-dix ans d’histoire et trois générations de la famille Grimaldi aux commandes depuis 1936, l’Auberge du Col de Bavella est bien plus qu’une halte de montagne : c’est le point de convergence de tout ce qui se joue autour des aiguilles, du GR20 aux sentiers familiaux du Trou de la Bombe.
Ses atouts sont clairs : une charcuterie préparée sur place et un jambon affiné dix-huit mois, un civet de sanglier à la polenta devenu emblématique, des plats de tradition comme le cabri rôti et le veau aux olives, et une tarte à la châtaigne qui justifie à elle seule un arrêt. La salle à cheminée et la terrasse abritée complètent l’ensemble, avec l’hébergement pour ceux qui prolongent l’étape.
À privilégier pour un déjeuner après une randonnée dans les aiguilles ou pour une soirée d’étape sur le GR20, avec une planche de charcuterie en entrée, le civet en plat et la tarte à la châtaigne pour finir. Anticipez la réservation en été et vérifiez l’accès au col avant de monter en début ou en fin de saison.
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