Baca’v Boulogne par Émile Cotte – Boulogne-Billancourt : le bistrot du chef Émile Cotte, deuxième adresse de l’enseigne après celle du Vᵉ arrondissement, implanté à Boulogne-Billancourt. Cuisine bourgeoise revisitée et hommage au Limousin natal du chef, distinguée d’un Bib Gourmand au Guide MICHELIN. Budget 39–79 € selon la formule.
Localisation
Le restaurant est installé au 33 avenue du Général Leclerc, avec une entrée au 1 rue de la Ferme, à 92100 Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, en Île-de-France. La maison a repris les murs de l’ancienne table de Jean Chauvel, dans un quartier résidentiel calme de la commune la plus peuplée du département.
Boulogne-Billancourt reste marquée par son passé industriel : les usines Renault de l’île Seguin ont laissé place à La Seine Musicale, ce vaisseau de bois et de verre signé Shigeru Ban et Jean de Gastines, ceint d’une voile de panneaux solaires. La ville abrite aussi les anciens studios de cinéma de Billancourt et l’une des plus fortes concentrations d’architecture moderne d’Europe : la villa Cook de Le Corbusier, l’atelier de Mallet-Stevens, la maison Prouvé, sans oublier le musée des Années Trente et son patrimoine Art déco. Le musée Albert-Kahn et ses jardins japonais rénovés ainsi que le musée Paul-Belmondo complètent le tableau. Le parc de Saint-Cloud et le bois de Boulogne encadrent la ville de part et d’autre, le Parc des Princes est à 2 km, et Paris commence à 3 km, à la porte de Saint-Cloud.
Cadre & ambiance
Sur 250 m², l’adresse déploie un décor décrit par le chef comme plus urbain que celui de la maison mère parisienne. La salle principale accueille 45 convives, un étage peut être privatisé pour des séminaires d’entreprise, et une troisième pièce réunit jusqu’à douze personnes autour d’une grande table unique en châtaignier du Limousin — un objet qui résume à lui seul l’esprit du lieu.
La capacité totale approche la soixantaine de couverts, soit le double de l’adresse du Vᵉ arrondissement, ce qui permet d’accueillir plus largement le soir. Émile Cotte, qui habite à 300 mètres, définit lui-même sa maison comme « une table d’amis » : l’ambiance reste celle d’un bistrot, sans solennité, malgré une cuisine de 70 m² entièrement équipée. La réservation est vivement conseillée, en particulier le soir et pour les tablées.
Cuisine & concept
Le chef applique ici les codes qui ont fait le succès de son premier restaurant : une cuisine bourgeoise accessible, remise au goût du jour, qui rend hommage à son Limousin natal. Les grands classiques y sont assumés et retravaillés — vol-au-vent cardinal, pâté en croûte de canard au foie gras, veau aux morilles — avec un soin porté aux cuissons et aux sauces qui relève d’une école plus gastronomique que bistrotière.
La carte suit les saisons : velouté de petits pois à la menthe, tarte au boudin noir relevée au piment d’Espelette, saumon et légumes du marché, cuisse de canard en cocotte. Foie gras et homard sont proposés pour ceux qui souhaitent monter en gamme, le chef insistant sur le fait que chacun compose selon son budget : on peut déjeuner à deux pour moins de cent euros comme s’offrir un repas plus ambitieux. Les desserts prolongent la même logique de classiques bien exécutés, du baba au rhum au moelleux à la pistache, en passant par la madeleine et sa sauce chocolat. Un corner épicerie complète l’expérience, avec des produits du Limousin — grattons, boudin noir, terrines de canard, confitures, crème de marrons — à rapporter chez soi.
Carte & plats emblématiques
leur vol-au-vent cardinal – le classique de la cuisine bourgeoise revisité, plat signature de la maison
les grattons du Limousin – vendus au corner épicerie, aux côtés des terrines et de la crème de marrons
Résumé des commentaires
Les retours publics convergent sur la générosité et la précision de la cuisine. Le vol-au-vent et le pâté en croûte reviennent le plus souvent comme les plats qui marquent, salués pour leur exécution technique autant que pour leur caractère nostalgique. La formule du déjeuner est régulièrement citée comme un très bon compromis pour découvrir la maison sans engager un budget important.
L’accueil et l’espace sont également mis en avant : contrairement à l’adresse parisienne, jugée étroite, celle de Boulogne-Billancourt offre du volume et permet de recevoir des groupes. La salle privatisable et la grande table en châtaignier sont appréciées pour les repas d’affaires et les réunions de famille. Quelques convives soulignent qu’il vaut mieux réserver longtemps à l’avance en soirée.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Baca’v Boulogne ?
Une formule est proposée autour de 29 €, et les menus s’échelonnent de 39 € à 79 €. À la carte, comptez environ 65 € par personne.
Baca’v Boulogne a-t-il une distinction au Guide MICHELIN ?
Le restaurant est référencé au Guide MICHELIN et distingué d’un Bib Gourmand, qui récompense le rapport qualité-prix. Il ne s’agit pas d’une étoile.
Peut-on privatiser une salle ?
Oui. Un étage entier est privatisable pour des séminaires d’entreprise, et une troisième pièce réunit jusqu’à douze convives autour d’une grande table en châtaignier du Limousin.
Quelle est la différence avec le Baca’v de Paris ?
Le concept culinaire est identique, mais l’adresse de Boulogne-Billancourt est deux fois plus grande — près de soixante couverts sur 250 m² — avec un décor plus urbain et des espaces privatisables.
Peut-on acheter des produits à emporter ?
Oui, un corner épicerie propose des spécialités du Limousin : grattons, boudin noir, terrines de canard, confitures et crème de marrons.
Conclusion
Baca’v Boulogne est la deuxième adresse d’Émile Cotte, ouverte après le succès de son restaurant du Vᵉ arrondissement. Le chef y transpose la même idée : une cuisine bourgeoise remise au goût du jour, ancrée dans le Limousin, servie dans un cadre de bistrot volontairement dépouillé de tout apparat. La reconnaissance du Bib Gourmand au Guide MICHELIN confirme la cohérence du rapport qualité-prix.
Quatre atouts structurent l’adresse : un vol-au-vent cardinal devenu la signature du chef, un pâté en croûte de canard au foie gras taillé généreusement, des plats mijotés — veau aux morilles, cuisse de canard en cocotte — et une gamme de desserts classiques parfaitement tenus. À quoi s’ajoutent des espaces privatisables rares dans ce format.
Pour une première visite, la formule du déjeuner offre le meilleur point d’entrée ; le soir, le vol-au-vent suivi d’un baba au rhum donne la pleine mesure de la maison. Réservez à l’avance, et gardez de la place pour un détour par le corner épicerie avant de repartir.
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