La Teinturerie – Belfort : restaurant & bar installé dans un ancien pressing des années 1970, au cœur de la vieille ville de Belfort, où une cuisine contemporaine à accents méditerranéens et asiatiques se joue devant une cuisine ouverte, dans un décor arty prolongé d’une cave voûtée du XVIIIe siècle, budget 40–55 €.
Localisation
La maison a pris ses quartiers au 2 rue du Maire Édouard Mény, 90000 Belfort, dans le Territoire de Belfort, en région Bourgogne-Franche-Comté. On est en plein cœur de la vieille ville aux façades rouges, à quelques pas de la cathédrale Saint-Christophe en grès rose et des places animées où se tiennent marchés et brocantes.
À quelques minutes à pied, la citadelle de Vauban et son musée dominent la ville, avec à leur pied le Lion de Belfort, colosse de grès rose de vingt-deux mètres sculpté par Bartholdi, l’auteur de la Statue de la Liberté. Le monument commémore la résistance menée par le colonel Denfert-Rochereau lors du siège de 1870-1871 : la place tint cent trois jours et resta française au traité de Francfort.
La Savoureuse traverse la ville à deux pas, dans cette trouée de Belfort qui ouvre le passage entre Vosges et Jura et fit la fortune stratégique puis industrielle de la cité, berceau du TGV avec Alstom et General Electric. Chaque été, les Eurockéennes investissent la presqu’île du Malsaucy depuis 1989. Le Ballon d’Alsace est à vingt-cinq kilomètres, Montbéliard à vingt, Mulhouse et la Suisse à quarante.
Cadre & ambiance
Le lieu porte son nom comme un héritage : un pressing des années 1970 logé dans un bâtiment classé du XVIIIe siècle, réveillé et rhabillé par une équipe qui revendique le goût du design autant que celui de la table. La salle principale s’organise autour du bar et de la cuisine ouverte, décoration arty, matières brutes et animation permanente : le service se regarde autant qu’il se goûte.
À l’étage inférieur, une cave voûtée du XVIIIe siècle offre le contrepoint exact : rétro-chic, feutrée, plus calme, elle se privatise pour les événements. L’été, une terrasse cosy permet de flâner à l’apéritif ou de dîner dehors. Les horaires suivent cette double vocation de restaurant et de bar : ouverture du mardi au samedi dès 11h45 et jusque tard, plus un dimanche par mois, le premier, calé sur les puces.
Cuisine & concept
La carte revendique une cuisine instinctive, entièrement faite maison, qui puise sans complexe dans plusieurs répertoires : Italie du Sud avec la focaccia à la mortadelle de Bologne et le vitello tonnato, Asie avec les ravioles de crevette à la vapeur et la purée de petits pois au wasabi, Maghreb et Levant avec le magret de canard et sa purée de pois chiches. Les intitulés, volontairement décalés, annoncent la couleur d’une maison qui refuse la solennité.
Le service d’apéritif, de 19h à 21h30, propose une série de petites assiettes à partager, tandis que la carte de restauration tourne midi et soir. La viande occupe une place centrale, avec une côte de bœuf à partager à deux, servie uniquement le soir après trente minutes de cuisson, et une pièce du boucher selon arrivage. Le végétal n’est pas relégué au rang d’alternative : le plat de purée de patates douces et poivrons brûlés figure à la carte au même tarif que ses voisins carnés. La maison est référencée par le guide Gault&Millau comme table gourmande.
Carte & plats emblématiques
la côte de bœuf à partager – herbes fraîches, échalotes confites, frites fraîches, salade et sauces maison, servie uniquement le soir pour deux.
le magret de canard à l’orientale – purée de pois chiches, aubergines rôties, ricotta pimentée aux olives taggiasche, jus réduit au miel et au thym – 26,50 €.
le filet de bar en ikejime – purée de petits pois au wasabi, sauce vierge, bonite, noix de cajou torréfiées – 24,50 €.
le burger di Campania – steak haché de 180 g, potato bun de boulanger, scamorza fumée, coppa, ketchup de poivrons brûlés, frites fraîches – 22,50 €.
l’assiette végétarienne du moment – purée de patates douces et poivrons brûlés, sucrine rôtie asiatique, siphon fêta et tomates confites, sarrasin croustillant – 22,00 €.
la salade Cæsar revisitée – romaine, poulet pané panko croustillant, bacon grillé, œufs, croûtons, pétales de parmesan et anchois – 21,00 €.
le vitello tonnato – fines tranches de veau cuit basse température, sauce au thon et caprons – 15,50 €.
une focaccia à la mortadelle – pesto de basilic, mortadelle de Bologne, olives taggiasche, stracciatella et roquette – 13,00 €.
la mousse montée au beurre de cacahuète – croustillant de crêpes dentelle, tuile de chocolat au lait, caramel au beurre salé, cacahuètes façon chouchou – 10,00 €.
Les retours publics saluent d’abord le lieu : la reconversion du pressing en restaurant & bar, la cuisine ouverte sur la salle et la cave voûtée du XVIIIe siècle reviennent systématiquement, souvent décrites comme atypiques à l’échelle de Belfort. Le côté spectacle du service, avec le bar au centre, séduit une clientèle qui y va autant pour l’ambiance que pour l’assiette.
Côté cuisine, le fait maison intégral, revendiqué jusqu’aux desserts, et les intitulés décalés de la carte marquent les esprits. Les desserts trompe-l’œil et la côte de bœuf du soir figurent parmi les plats les plus évoqués, tandis que la présence d’un vrai plat végétarien construit, et non d’un simple ajustement, est régulièrement soulignée.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir à La Teinturerie ?
Les plats se situent entre 21,00 € et 27,00 €, les petites assiettes d’apéritif entre 10,00 € et 15,50 € et les desserts autour de 10,00 € ; comptez 40–55 € par personne pour un repas complet, hors boisson.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
La maison sert du mardi au samedi à partir de 11h45, jusqu’à minuit en début de semaine et une heure du matin de jeudi à samedi, ainsi que le premier dimanche de chaque mois de 9h30 à 14h30, jour des puces.
Peut-on privatiser une salle ?
Oui, la cave voûtée rétro-chic du XVIIIe siècle est privatisable pour les événements, en complément de la salle principale et de la terrasse d’été.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui : un plat végétarien complet à 22,00 € figure à la carte, complété côté apéritif par la tempura de légumes et le houmous de petits pois à la menthe.
Peut-on venir seulement boire un verre ?
L’adresse fonctionne aussi comme bar, avec un service d’apéritif de 19h à 21h30 ; pendant les heures de restauration, la maison demande en revanche la consommation d’au moins un plat chaud par personne.
Conclusion
La Teinturerie tient son singularité d’un pari architectural : transformer un pressing des années 1970, logé dans un immeuble classé du XVIIIe siècle, en restaurant & bar à l’esthétique tranchée, référencé par le guide Gault&Millau.
Quatre atouts s’imposent : une côte de bœuf à partager réservée au soir, un tartare fumé au bois de hêtre relevé de truffe, un magret de canard aux accents orientaux et des desserts faits maison dont un trompe-l’œil renouvelé. La cave voûtée privatisable et la terrasse d’été complètent l’offre.
Pour découvrir la table, un déjeuner autour du plat du jour donne le ton ; pour l’expérience complète, mieux vaut y dîner à deux et attaquer par le vitello tonnato avant la côte de bœuf.
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