Le Châlet – Chartres : table savoyarde transplantée en pleine Chartres, où l'on vient chercher la raclette au racloir, la reblochonnade et la fondue dans un décor de bois qui joue franchement la carte de la montagne, à deux pas du quartier Saint-Chéron, budget 25–40 €.
Localisation
L'établissement se tient au 60 rue Saint-Chéron, 28000 Chartres, en Eure-et-Loir, région Centre-Val de Loire. L'enseigne s'écrit bien Le Châlet, avec un accent circonflexe volontairement ajouté sur le premier a — graphie inhabituelle que l'on retrouve sur la devanture, sur la page municipale de la ville et sur les plateformes de commande. L'adresse se situe dans le quartier Saint-Chéron, au sud-est du centre, à hauteur du lycée Fulbert.
On est ici à quelques minutes en voiture de la cathédrale Notre-Dame, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO dès 1979 et considérée comme le chef-d'œuvre absolu du gothique : rebâtie en trente ans après l'incendie de 1194, elle conserve 176 vitraux d'origine et son fameux bleu de Chartres, dont la composition exacte reste discutée. Sa nef abrite aussi le labyrinthe de dallage que les pèlerins parcouraient à genoux et le Voile de la Vierge, relique offerte par Charles le Chauve, tandis que la crypte romane qui la soutient est la plus vaste de France.
Le reste de la ville se prête à la promenade avant ou après le repas : la vieille ville et les bords de l'Eure avec leurs lavoirs et leurs ponts, le Centre international du Vitrail, la maison Picassiette et ses mosaïques de vaisselle brisée. En été, Chartres en Lumières illumine une vingtaine de sites à la nuit tombée. Autour, la Beauce, grenier à blé de la France, déroule ses plaines ; Maintenon et son château sont à 20 km, Dreux à 35 km et Paris à 90 km.
Cadre & ambiance
Le parti pris décoratif ne laisse aucune place au doute : boiseries, atmosphère feutrée et codes du refuge alpin, transposés dans une ville de plaine où la montagne la plus proche est à plusieurs centaines de kilomètres. Ce décalage assumé fait partie du plaisir : on s'installe comme après une journée de ski alors qu'on sort du bureau ou d'une visite de la cathédrale.
Le rythme des services accompagne cette idée. La maison ouvre principalement le soir du mardi au samedi, avec des fermetures tardives le vendredi et le samedi, et ajoute un service le dimanche midi ; les fondues et pierrades étant servies pour deux personnes minimum, l'adresse se prête avant tout aux tablées et aux repas qui s'étirent. Les groupes y trouvent leur compte, la raclette au racloir se pratiquant à partir de deux convives et se prolongeant à volonté.
Cuisine & concept
La maison revendique une traçabilité précise de ses approvisionnements, ce qui n'est pas si courant pour ce type de cuisine. Les fromages proviennent des caves d'affinage de Savoie et de la maison Jean Perrin ; les charcuteries sont élaborées par la maison Baud, à Annecy, en Haute-Savoie ; les pommes de terre viennent en revanche de la ferme Colombier, en Eure-et-Loir, ce qui ancre malgré tout la carte dans le terroir local.
Le répertoire couvre l'ensemble des grands classiques montagnards. La raclette se sert au racloir, à volonté, pommes de terre et fromage compris, accompagnée d'une assiette de charcuterie. La reblochonnade arrive avec sa planche, ses pommes de terre et sa salade ; la fondue suisse se décline nature ou aux cèpes ; la croûte savoyarde et la tartiflette traditionnelle complètent la gamme. Trois pierrades — bœuf, poulet ou porc — permettent de cuire soi-même sa viande à table.
Autour de ce noyau, la carte ménage des échappatoires pour ceux qui ne souhaitent pas de fromage fondu : trois salades composées, dont une version très française au brie pané et à la brick de camembert, et trois burgers servis avec frites fraîches maison, parmi lesquels un burger au double fromage à raclette et un autre au cabillaud cuit à basse température. Les desserts alignent tarte aux myrtilles maison, bostock aux pommes caramélisées et coupes glacées, certaines alcoolisées au génépi ou au rhum arrangé. Côté boissons, une sélection de bières des cimes, des cocktails et un kir maison au génépi prolongent le thème alpin.
Carte & plats emblématiques
la raclette au racloir à volonté – pommes de terre et fromage sans limite, assiette de charcuterie incluse, deux personnes minimum – 24,99 € par personne
la reblochonnade – servie avec planche de charcuterie, pommes de terre et salade – 22,99 €
la fondue suisse – pour deux convives, version nature ou aux cèpes – 39,98 €
la coupe Mont Blanc – trois boules vanille, meringue, crème de marron, chantilly et coulis de cassis – 7,99 €
la Dame Blanche – vanille, chantilly, copeaux de chocolat et chocolat chaud – 7,99 €
la coupe fruits des bois – fraise, myrtille, cassis, chantilly et coulis de fruits rouges – 7,99 €
la coupe au génépi – deux boules génépi arrosées de la liqueur savoyarde – 9,99 €
le kir du châlet – génépi, crème de cassis et vin blanc – 5,99 €
Résumé des commentaires
Les retours publics saluent avant tout la qualité des produits, conséquence directe de l'approvisionnement annoncé en fromages savoyards affinés et en charcuteries d'Annecy. La raclette au racloir, servie sans limite, est fréquemment citée comme la bonne raison de venir ; les convives soulignent que la formule à volonté reste tenue sans rationnement déguisé.
Le décor de refuge alpin recueille lui aussi des commentaires favorables, perçu comme cocooning et cohérent avec la carte plutôt que comme un simple artifice. Les clients relèvent enfin l'utilité des alternatives sans fromage fondu — salades et burgers — qui permettent de venir en groupe même lorsque tout le monde n'est pas amateur de spécialités montagnardes. La réservation est recommandée, la salle étant de taille modérée.
Questions fréquentes
Pourquoi l'enseigne s'écrit-elle Le Châlet ?
L'accent circonflexe sur le premier a est un choix graphique de la maison. Il figure sur la devanture, sur la fiche de la ville de Chartres et sur les plateformes de commande, alors que le mot chalet s'écrit normalement sans accent.
Quel budget prévoir pour un repas ?
Comptez environ 25,00 € pour une tartiflette ou une croûte savoyarde suivie d'un dessert, et autour de 32,00 € avec une raclette à volonté. Les burgers démarrent à 14,99 €.
Peut-on venir à une seule personne ?
Oui, mais la raclette, la fondue et les pierrades sont servies pour deux convives minimum. En solo, il reste les salades, les burgers, la tartiflette, la croûte savoyarde et la reblochonnade.
Y a-t-il un menu pour les enfants ?
Oui, une formule à 7,99 € pour les moins de dix ans, comprenant une petite tartiflette ou un blanc de poulet frites, une boisson et un dessert au choix.
Comment régler et peut-on emporter ?
La maison accepte les espèces, la carte bancaire et les titres restaurant Edenred sur place. Une commande en ligne avec retrait est proposée, et la livraison est possible via Uber Eats.
Conclusion
Le Châlet apporte à Chartres une proposition que la ville n'avait pas en abondance : une table de spécialités savoyardes sérieuse sur ses sources, adossée à des caves d'affinage de Savoie et à un charcutier d'Annecy, mais qui s'approvisionne en pommes de terre à quelques kilomètres de là, en Eure-et-Loir.
Quatre plats structurent la carte : la raclette au racloir à volonté, la reblochonnade servie avec sa planche, la fondue nature ou aux cèpes, et les pierrades à cuire soi-même. Le burger Savoie au double fromage à raclette constitue une entrée en matière plus légère pour découvrir la maison.
Pour une soirée d'hiver à plusieurs, c'est une valeur sûre : on réserve, on lance une raclette, on termine sur une tarte aux myrtilles maison ou une coupe au génépi. Le service du dimanche midi permet aussi d'en faire un déjeuner familial après la visite de la cathédrale.
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Spécialités de la maison
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