Le Galanga – Pantin : une table thaïlandaise posée sur les berges du canal de l’Ourcq, à Pantin, qui doit son nom à ce rhizome cousin du gingembre, pilier des soupes et des currys du royaume de Siam. Cadre convivial, façade ouverte sur l’eau et terrasse dès les beaux jours, carte tournée vers les currys au lait de coco, les soupes parfumées à la citronnelle et le pad thaï, pour un budget d’environ 21–30 € par personne.
Localisation
L’adresse exacte est le 5 Place Cécile Brunschvicg, 93500 Pantin, en Seine-Saint-Denis, région Île-de-France. La place porte le nom de Cécile Brunschvicg, militante féministe qui fut, en 1936, l’une des trois premières femmes sous-secrétaires d’État en France — une manière de rappeler que Pantin n’a jamais manqué de mémoire politique. On est ici dans un secteur piétonnier, en bordure directe du canal de l’Ourcq, dont les berges réaménagées ont changé de visage en une quinzaine d’années, entre guinguettes, péniches et promeneurs du dimanche.
À quelques centaines de mètres se dressent les Grands Moulins de Pantin, cathédrale de béton des années 1920 reconvertie en siège bancaire, et les Magasins généraux, autre vestige industriel devenu bureaux d’agence. Le Centre national de la danse, installé dans un ancien centre administratif brutaliste, se trouve non loin, tout comme les ateliers de maroquinerie d’Hermès qui ont contribué à réveiller la ville. De l’autre côté du périphérique, à peine plus loin, le parc de la Villette et la Philharmonie prolongent la promenade ; la porte de Pantin et Paris sont à environ un kilomètre. Cette double identité — ancienne ville ouvrière devenue laboratoire culturel, au point qu’on la surnomme le « Brooklyn parisien » — se lit dans la clientèle de la maison.
Cadre & ambiance
La grande force du lieu tient à sa façade côté canal : elle s’ouvre en été sur une terrasse au ras de l’eau, dans un environnement entièrement piétonnier. Difficile de faire plus dépaysant à cette distance du périphérique — on y dîne en regardant passer les péniches, avec les silhouettes industrielles réhabilitées en arrière-plan. Aux beaux jours, cette terrasse constitue à elle seule un argument pour traverser la ville.
À l’intérieur, l’établissement mise sur un décor sobre et une atmosphère conviviale, sans folklore appuyé. Le service est continu, midi et soir, sept jours sur sept, ce qui en fait autant une adresse de déjeuner rapide pour les salariés du quartier qu’une table de dîner pour les riverains et les visiteurs du Centre national de la danse. La maison travaille aussi bien la salle que l’emporté et la livraison, avec une organisation calibrée pour absorber les deux flux sans que l’un empiète sur l’autre.
Cuisine & concept
La cuisine est thaïlandaise, et la maison ne s’en cache pas : le galanga qui lui donne son nom est ce rhizome au parfum poivré et citronné, indissociable du tom kha et des pâtes de curry. On le retrouve d’ailleurs nommément dans la carte, notamment dans une soupe de crevettes à la crème de coco et au galanga. L’équipe met en avant un équilibre de saveurs authentiques, avec des préparations soignées plutôt qu’un catalogue interminable de plats.
Les currys constituent le cœur du répertoire, déclinés au lait de coco : poulet sauté au curry vert, bœuf au curry vert servi dans une noix de coco fraîche — présentation spectaculaire qui a fait la réputation de l’adresse. Les soupes forment l’autre pilier, avec des versions crevettes, poulet ou végétarienne, parfumées à la citronnelle, au tamarin ou à la crème de coco. Le pad thaï complète l’ensemble, et une offre végétarienne assumée permet de composer un repas complet sans viande ni poisson, ce qui reste appréciable dans le registre thaï où le nuoc-mâm s’invite souvent partout.
Les clients saluent d’abord la situation de l’établissement, en bord de canal et à l’écart de la circulation : la terrasse estivale revient très régulièrement dans les retours, souvent décrite comme l’une des plus agréables du secteur. L’accueil est jugé chaleureux, et le fait que la maison soit ouverte tous les jours, midi et soir, est cité comme un vrai confort par les habitués du quartier.
Côté assiette, les currys au lait de coco et la présentation du bœuf en noix de coco concentrent les commentaires les plus enthousiastes. Les soupes parfumées à la citronnelle et au galanga sont appréciées pour leur équilibre entre acidité, douceur et piment, avec un niveau de force généralement ajusté à la demande. Les convives végétariens signalent trouver sans difficulté de quoi composer un repas complet.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Le Galanga ?
Comptez environ 21–30 € par personne pour un repas complet. Les soupes sont proposées entre 8,50 € et 9,50 €, et un plat comme le poulet sauté au curry vert est affiché à 13,50 €.
Le Galanga propose-t-il des plats végétariens ?
Oui, la carte comporte des préparations végétariennes, dont une soupe à la crème de coco sans viande, et l’équipe met en avant cette offre parmi ses spécialités.
Peut-on se faire livrer ?
Oui, l’établissement est présent sur Uber Eats et sur Deliveroo pour la livraison à Pantin et aux alentours, en plus de la vente à emporter.
Y a-t-il une terrasse au bord du canal ?
La façade donnant sur le canal de l’Ourcq s’ouvre en été sur une terrasse, dans un environnement piétonnier. C’est l’un des atouts les plus cités de l’adresse.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
Le restaurant est ouvert tous les jours, de 11h00 à 14h30 puis de 19h00 à 22h30. Un appel préalable reste conseillé avant de se déplacer un jour férié.
Conclusion
Le Galanga tire parti d’une situation rare : une table thaïlandaise en pied d’immeuble, sur une place piétonne ouverte sur le canal de l’Ourcq, dans un Pantin qui a troqué ses cheminées d’usine contre des sièges sociaux et des salles de répétition. L’adresse joue la carte de la régularité plutôt que de l’effet de mode, avec une ouverture sept jours sur sept.
Trois atouts la résument : les currys au lait de coco, le bœuf servi dans une noix de coco fraîche, et une gamme de soupes à la citronnelle et au galanga qui donnent le ton dès l’entrée. L’offre végétarienne et la présence sur les plateformes de livraison complètent utilement le tableau.
Pour un déjeuner rapide entre deux rendez-vous du côté des Grands Moulins, ou pour un dîner en terrasse au bord de l’eau après un spectacle au Centre national de la danse, la maison constitue une escale cohérente — à commencer par un pad thaï et une soupe de crevettes au galanga.
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