Le Geôrges – Chartres : table gastronomique installée au cœur de Chartres, distinguée d’1 étoile au Guide MICHELIN depuis 2009, où le chef Thomas Parnaud réinterprète le patrimoine culinaire chartrain et beauceron autour de menus de 52,00 € à 155,00 €, adossés à une cave de 3 000 références ; budget 65–130 €.
Localisation
Le restaurant occupe le rez-de-chaussée de l’hôtel Le Grand Monarque, au 22 place des Épars, 28000 Chartres, en Eure-et-Loir, région Centre-Val de Loire. La place des Épars est la grande place ovale du centre-ville, point de convergence des boulevards et cœur commerçant de la préfecture.
De là, on rejoint à pied en une dizaine de minutes la cathédrale Notre-Dame, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO dès 1979 : bâtie en trente ans après l’incendie de 1194, elle conserve 176 vitraux d’origine et son fameux bleu de Chartres, dont la composition reste discutée, ainsi que le labyrinthe de dallage que les pèlerins parcouraient à genoux et le Voile de la Vierge. La crypte romane, la plus vaste de France, se visite juste en dessous. Non loin, le Centre international du Vitrail, la vieille ville et les bords de l’Eure avec leurs lavoirs et leurs ponts prolongent la promenade.
Le quartier est aussi le point de départ idéal pour Chartres en Lumières, qui illumine une vingtaine de sites chaque soir d’été, et pour la maison Picassiette et ses mosaïques de vaisselle brisée, un peu à l’écart. La ville, capitale de la Beauce, « grenier à blé de la France », se trouve à 90 kilomètres de Paris, à 20 kilomètres de Maintenon et de son château, à 35 kilomètres de Dreux. La gare est à quelques centaines de mètres de la place.
Cadre & ambiance
La salle joue une élégance classique et feutrée : nappage impeccable, banquettes profondes, éclairage doux et un espacement des tables qui autorise la conversation à voix basse. Le décor s’inscrit dans la continuité de la maison qui l’abrite, l’un des plus anciens hôtels de la ville, sans céder à l’accumulation d’objets : on est dans le registre du confort bourgeois maîtrisé plutôt que dans la démonstration.
Le service, dirigé par un maître d’hôtel et secondé par un sommelier, constitue une part importante de l’expérience. Les conseils d’accord mets et vins sont proposés systématiquement, la cave étant l’un des grands atouts de l’adresse : 30 000 bouteilles et 3 000 références, dont 1 300 issues de la Loire. La brigade compte sept personnes en cuisine et deux en pâtisserie. Le restaurant ouvre du mardi soir au samedi soir, service de midi à 13 h 30 et de 19 h 30 à 21 h 30 ; la réservation est indispensable.
Cuisine & concept
Disciple d’Escoffier, Thomas Parnaud dirige les cuisines depuis juin 2018 et a fait de la mémoire culinaire locale son fil conducteur. Il remet au goût du jour des recettes tombées en désuétude : l’œuf à la chartraine, le veau Curnonsky, la barbue à la chartraine, le lapin à la royale et surtout le soufflé au Grand Marnier, inscrit à la carte depuis plus d’un siècle. Le pâté de Chartres, emblème absolu de la ville, fait partie de ce répertoire revisité.
Le chef revendique 90 % d’approvisionnement local et une démarche anti-gaspillage, avec un usage intégral du produit. Il travaille avec le chantier d’insertion « Grâce au Jardin », qui associe maraîchage sur sol vivant et forêt comestible de 3 000 essences, source directe des feuilles et plantes qui parsèment ses assiettes. Farines, huiles, moutarde de Digny, safran, noisettes, poissons de rivière et volailles de la région composent la trame des menus. La carte, renouvelée au fil des saisons, décline aussi bien la tomate du potager et le haricot vert au caviar de Sologne que la côte de veau Grand Monarque en croûte de comté ou le silure ikejime. Quatre menus structurent l’offre : Impromptu (2 ou 3 services), Intemporel, Empreinte et Agapes, ce dernier servi pour toute la table jusqu’à 21 h.
la côte de veau Grand Monarque – Aveyron et Ségala, croûte de comté fruité, shiitakés d’Eure-et-Loir et purée au café de la Brûlerie chartraine, pour deux, environ 650 g 120,00 €
Les retours publics insistent d’abord sur la cohérence de l’ensemble : cuisine précise et lisible, produits identifiés jusqu’au nom du producteur, service d’un niveau rare en province. Le soufflé au Grand Marnier revient dans presque tous les commentaires, tout comme la côte de veau en croûte de comté, plat de partage qui marque les repas à deux.
La cave est l’autre sujet récurrent : les convives soulignent la profondeur de la sélection ligérienne et la disponibilité du sommelier, y compris sur des formats au verre. Les avis relèvent aussi le rapport qualité-prix du menu Impromptu du déjeuner, jugé accessible pour une table de ce niveau, tandis que les menus longs se situent nettement plus haut. Quelques convives mentionnent des horaires de service resserrés qui demandent d’arriver à l’heure.
Questions fréquentes
Le Geôrges est-il étoilé au Guide MICHELIN ?
Oui. Le restaurant détient 1 étoile au Guide MICHELIN, obtenue en 2009 et conservée depuis. La maison est également citée au Gault&Millau et affiche le titre de Maître Restaurateur.
Quels sont les prix des menus ?
Le menu Impromptu est proposé à 52,00 € en deux services et 65,00 € en trois services, le menu Intemporel à 98,00 €, le menu Empreinte à 126,00 € et le menu Agapes en six services à 155,00 €. Un menu Jeune gourmet, pour les moins de douze ans, est affiché à 39,00 €.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le restaurant sert du mardi soir au samedi soir, de midi à 13 h 30 et de 19 h 30 à 21 h 30, dernières commandes prises à ces horaires. La réservation est indispensable.
Propose-t-on des options végétariennes ?
Oui, des plats et un menu végétal peuvent être composés sur demande. Il est conseillé de le signaler au moment de la réservation, comme pour toute intolérance ou allergie.
La salle est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Oui, l’établissement est signalé comme accessible aux personnes à mobilité réduite. Les animaux y sont par ailleurs acceptés.
Conclusion
Le Geôrges est la table gastronomique de référence de Chartres : 1 étoile au Guide MICHELIN depuis 2009, une cuisine qui puise dans le répertoire chartrain et beauceron pour le réécrire, et une cave qui compte parmi les plus fournies de la région en vins de Loire.
On y vient pour le soufflé au Grand Marnier, servi ici depuis plus d’un siècle, pour la côte de veau Grand Monarque en croûte de comté, pour les ris de veau du Perche et pour les poissons de rivière que le chef travaille avec une précision remarquable. Le sourcing local, revendiqué à 90 %, et le partenariat avec le chantier d’insertion « Grâce au Jardin » donnent à la démarche une épaisseur qui dépasse la seule performance technique.
Pour une première approche, le menu Impromptu du déjeuner reste la porte d’entrée la plus abordable ; pour une soirée d’exception, le menu Agapes en six services, servi à toute la table, mérite d’être réservé longtemps à l’avance.
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