Le Grand Haut – Gérardmer : self-brasserie posée au pied des pistes du domaine de La Mauselaine, à Gérardmer, où skieurs, lugeurs et familles se retrouvent entre deux descentes autour d’une cuisine régionale traditionnelle et d’un rayon snacking ; ambiance de station animée, immense terrasse ouverte sur les pistes, budget 10–20 €.
Localisation
L’établissement occupe le 241 chemin de la Rayée, 88400 Gérardmer, au cœur du domaine skiable de La Mauselaine, dans le département des Vosges, en région Grand Est. On y accède directement depuis le front de neige : les remontées, l’école de ski et le jardin des enfants sont à quelques mètres, ce qui fait de la maison le point de ralliement naturel des journées de glisse.
Gérardmer, la « perle des Vosges », s’étend au bord de son lac, le plus grand lac naturel du massif avec ses 115 hectares, à un peu plus de trois kilomètres de là. La ville vit au rythme de deux grands rendez-vous : la fête des Jonquilles, organisée tous les deux ans depuis 1935, dont les chars sont entièrement habillés de fleurs fraîches, et le Festival international du film fantastique qui, chaque mois de janvier, peuple les rues de créatures et les salles de projections. Détruite à 85 % en novembre 1944, la cité a été entièrement reconstruite après-guerre, ce qui explique son visage moderne.
Autour, le relief impose son programme : le lac de Longemer et celui de Retournemer à quelques minutes, la route des Crêtes tracée pendant la Grande Guerre, le Hohneck qui culmine à 1 363 m au-dessus des hautes-chaumes, les fermes-auberges où se sert le fameux repas marcaire. La tradition du linge des Vosges rappelle le passé textile de la vallée. Le col de la Schlucht et l’Alsace sont à une quinzaine de kilomètres, Colmar et la route des Vins à 45 km, Épinal à 55 km.
Cadre & ambiance
Le bâtiment a été entièrement rénové au milieu des années 2010, à la faveur d’un investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros qui a transformé un self vieillissant en une brasserie chaleureuse, boisée et lumineuse. La capacité impressionne pour une adresse de montagne : environ 200 places à l’intérieur et jusqu’à 300 en terrasse, avec vue directe sur le domaine et sur le jardin des enfants — de quoi surveiller les premières descentes des petits depuis sa table.
L’ambiance est celle des stations familiales : combinaisons de ski accrochées aux dossiers, chaussures qui claquent sur le sol, files d’attente joyeuses devant le self à l’heure du déjeuner, et une longue accalmie l’après-midi autour d’un chocolat chaud. Le service est continu du matin jusqu’à la fermeture des pistes, ce qui permet de manger à toute heure plutôt que de se caler sur un horaire fixe.
La maison est exploitée par la société La Mauselaine, présidée par Kévin Martin. L’établissement suit le calendrier de la station : il fonctionne pendant la saison d’ouverture du domaine et ferme en dehors, sauf accueil de groupes à partir d’une cinquantaine de personnes. Mieux vaut donc vérifier les dates d’ouverture avant de monter.
Cuisine & concept
Le principe est celui du self : on prend son plateau, on choisit son entrée, son plat, son dessert, et l’on règle en fin de parcours. La formule convient parfaitement au rythme d’une journée de ski, où l’on veut manger vite, chaud et copieux sans réserver ni attendre un service en salle. Un bar complète le dispositif pour les pauses boisson et les fins d’après-midi.
La carte revendique une cuisine régionale traditionnelle, dans l’esprit des tables vosgiennes : plats mijotés et chauds servis à l’assiette, entrées simples, desserts classiques. À côté de cette offre, un pôle snacking assure la restauration rapide — burgers, hot-dogs — et une crêperie complète l’ensemble pour le goûter ou le dessert, avec ce qu’il faut de sucre après une matinée dans le froid.
Les tarifs sont volontairement contenus pour une adresse située sur le front de neige, ce que les clients relèvent volontiers : déjeuner au pied des pistes coûte ici sensiblement moins cher que dans bien des stations, et le personnel prend le temps de conseiller ceux qui hésitent devant les vitrines. Une prestation de restauration collective plus qu’un exercice gastronomique, mais parfaitement calibrée pour son public.
Carte & plats emblématiques
le plat chaud du jour – pièce maîtresse du self, dans le registre régional traditionnel, servi en portion nourrissante.
les entrées du self – salades et assiettes froides disposées en vitrine à l’entrée du parcours.
les desserts – la dernière étape du plateau, classiques et généreux.
Résumé des commentaires
Les visiteurs saluent d’abord la situation : pouvoir déchausser et s’attabler en quelques pas, avec les pistes sous les yeux, compte autant que le contenu de l’assiette. La terrasse et sa vue sur le domaine reviennent très souvent, tout comme le confort de la salle rénovée, jugée nettement plus accueillante que la moyenne des selfs de montagne.
Le second motif de satisfaction est le rapport entre le prix et la prestation, plusieurs clients soulignant qu’on mange ici pour une somme raisonnable au regard de l’emplacement. L’accueil est décrit comme patient et disponible, y compris lorsque l’on hésite longuement devant les plats et les accompagnements. Les réserves portent, sans surprise, sur les files d’attente aux heures de pointe et sur le caractère standardisé d’une restauration en self, que la maison n’a jamais cherché à masquer.
Questions fréquentes
Le Grand Haut est-il ouvert toute l’année ?
Non : l’établissement suit le calendrier d’ouverture du domaine de La Mauselaine. Hors saison, il n’accueille que des groupes à partir d’une cinquantaine de personnes, sur réservation préalable.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
En période d’ouverture de la station, le service est continu du milieu de matinée jusqu’à la fin d’après-midi, ce qui permet de déjeuner ou de goûter à l’heure de son choix.
Faut-il réserver une table ?
Non, le fonctionnement en self ne nécessite pas de réservation individuelle. Seuls les groupes doivent s’annoncer, en particulier hors saison.
Peut-on y manger rapidement entre deux descentes ?
Oui : le comptoir snacking propose burgers, hot-dogs et petite restauration rapide, à consommer sur place ou à emporter sur la terrasse.
La maison convient-elle aux familles avec enfants ?
Oui, tout y est pensé pour : vaste terrasse donnant sur le jardin des enfants, crêperie pour le goûter, formule de self qui permet à chacun de composer son plateau.
Conclusion
Le Grand Haut occupe une place à part dans le paysage gastronomique de Gérardmer : ce n’est pas une table de sortie mais l’annexe indispensable d’un domaine skiable, celle qui réchauffe, nourrit et rassemble les familles pendant toute la saison. Sa rénovation complète lui a donné un confort que peu de selfs d’altitude offrent.
Ses points forts sont limpides : un emplacement imbattable au pied des pistes, une capacité d’accueil considérable entre salle et terrasse, une cuisine régionale traditionnelle complétée par un snacking et une crêperie, et des tarifs mesurés pour ce type de position.
Pour en profiter, on vise le déjeuner en dehors du pic de midi ou l’accalmie de l’après-midi : un plat chaud du jour ou un burger du comptoir, puis une crêpe en terrasse en regardant les débutants dévaler le jardin des enfants. Un rendez-vous de saison, à caler sur les dates d’ouverture du domaine.
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