Le Petit Comte – Boulogne-Billancourt : héritier d’une adresse mythique du nord de Boulogne-Billancourt, ce bistrot de terroir signé Julia et Julien Zanon a repris les murs de l’ancien Comte de Gascogne pour y installer une cuisine française 100 % maison, à l’ardoise et de saison. Décor vintage à nappes blanches, banquettes rouges et grande verrière, trois salles et une terrasse : on y vient pour les classiques du répertoire bistrotier, pour un budget de 35–55 € à la carte.
Localisation
L’établissement occupe le 89 avenue Jean-Baptiste-Clément, 92100 Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, en Île-de-France. La station de métro Boulogne – Jean Jaurès, sur la ligne 10, est la plus proche et dessert directement le secteur depuis Paris.
On se trouve à deux pas du musée Albert-Kahn, dont les jardins japonais rénovés attirent une clientèle de promeneurs le week-end, et non loin du musée des Années Trente, qui rappelle le riche patrimoine Art déco de la ville — villas de Le Corbusier, de Mallet-Stevens et de Perret disséminées dans les rues alentour. L’hôtel de ville conçu par Tony Garnier est à quelques minutes, tout comme la Seine et ses ponts. Le bois de Boulogne borde le quartier à l’est, le parc de Saint-Cloud lui répond à l’ouest, et Issy-les-Moulineaux comme Sèvres sont limitrophes. La ligne 9 dessert par ailleurs le sud de la commune, du côté de Marcel-Sembat.
Cadre & ambiance
Le lieu a une histoire : il fut le Comte de Gascogne, table étoilée de Boulogne fermée en 2016, puis le Comte et son bistrot sous la gouverne des Charvet, avant que Julien Zanon et sa Gemini Family ne le relancent sous le nom de Petit Comte. Les repreneurs ont conservé la structure d’origine — le jardin d’hiver en fond de salle, la verrière qui inonde de lumière l’arrière du restaurant — en y ajoutant une décoration d’antan assumée : nappes blanches, banquettes rouges, anciens menus encadrés au mur, cartes des régions viticoles françaises.
La capacité est inhabituelle pour un bistrot de quartier : jusqu’à 110 couverts répartis entre trois espaces, une salle bistrot vintage sur le devant, une salle lumineuse et végétalisée sous la verrière, et une terrasse. Cette configuration permet d’accueillir aussi bien un déjeuner d’affaires qu’un repas de famille ou une tablée d’amis, avec des ambiances sensiblement différentes selon l’endroit où l’on est placé. Julien Zanon assure lui-même une partie du service en salle, entouré d’une jeune équipe.
Cuisine & concept
La maison porte aussi l’enseigne « Bouillon Boulogne », en référence à l’esprit des bouillons parisiens et à leur répertoire de plats populaires ; dans les faits, il s’agit d’un bistrot de terroir dont les tarifs se situent au-dessus de ceux d’un bouillon classique. Le chef Pierre-Adrien Schmidtke, formé à l’école hôtelière de Gérardmer puis passé par l’Escabille à Meudon et les Artizans dans le 10e arrondissement, écrit sa carte à l’ardoise et la fait évoluer au rythme des saisons.
Le répertoire est celui des classiques français, exécutés sans esbroufe : œufs mayonnaise, escargots de Bourgogne au beurre persillé, terrines et charcuteries en entrée ; magret de canard, épaule d’agneau confite à l’ail rose, andouillette AAAAA ou saucisse de l’Aveyron en plat. Le chef laisse aussi passer quelques touches contemporaines, comme un tartare de maquereau à l’avocat ou un filet de lieu au citron et au gingembre. Une option végétarienne complète permanente, la jardinière de légumes de saison, répond à la demande. La carte des vins, volontairement accessible, privilégie les domaines de caractère plutôt que les étiquettes prestigieuses.
Carte & plats emblématiques
l’œuf mayonnaise – entrée fondatrice du répertoire bistrot, servie fraîche et bien relevée
la coupe Colonel – sorbet citron et vodka, pour finir sur une note fraîche
Résumé des commentaires
Les retours saluent d’abord la fidélité au répertoire classique : des plats connus, correctement exécutés, sans surenchère de dressage. Les entrées charcutières et les escargots sont régulièrement cités, tout comme l’épaule d’agneau confite, souvent présentée comme le plat à ne pas manquer. Les desserts font l’unanimité, l’île flottante en tête, à tel point qu’elle est fréquemment partagée.
Le cadre est l’autre point fort relevé : la verrière et le jardin d’hiver donnent au lieu un caractère que peu de bistrots de la commune peuvent revendiquer, et la capacité d’accueil permet de réserver pour des tablées importantes. Les clients apprécient également le choix de vins, jugé lisible et bien tarifé. Quelques commentaires notent que le positionnement tarifaire reste supérieur à ce que le nom de « bouillon » pourrait laisser attendre.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Petit Comte ?
La carte se situe entre 35 € et 55 € par personne, hors boisson. Le tarif dépend surtout du plat choisi, les entrées et les desserts restant plus abordables.
Le Petit Comte est-il vraiment un bouillon ?
L’établissement porte l’enseigne « Bouillon Boulogne » et reprend le répertoire populaire des bouillons parisiens — œufs mayonnaise, terrines, plats mijotés. Ses tarifs le placent toutefois dans la catégorie du bistrot de terroir plutôt que dans celle des bouillons à prix réduits.
Le Petit Comte propose-t-il un plat végétarien ?
Oui, une jardinière de légumes de saison figure en permanence à la carte, composée de légumes variés et de pickles d’oignons rouges.
Peut-on organiser un repas de groupe au Petit Comte ?
Oui, le restaurant peut accueillir jusqu’à 110 couverts répartis en trois espaces, dont une salle sous verrière. Il est vivement conseillé de réserver en amont pour un groupe.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le service se fait de 12 h à 14 h 30 pour le déjeuner et de 19 h à 22 h 30 pour le dîner. Le restaurant est fermé le dimanche soir.
Conclusion
Le Petit Comte a réussi une transition délicate : succéder à une table étoilée disparue sans chercher à l’imiter, en assumant un registre de bistrot de terroir accessible. Le travail de Pierre-Adrien Schmidtke, très ancré dans le répertoire classique, et la présence en salle de Julien Zanon donnent à l’ensemble une cohérence que le décor d’antan renforce.
Quatre choses résument la maison : l’épaule d’agneau confite à l’ail rose, l’andouillette AAAAA, l’île flottante à partager, et une salle sous verrière qui change complètement l’expérience selon la table où l’on s’assoit. La carte des vins, sans prétention, mérite aussi le détour.
Pour une première visite, le déjeuner en semaine permet de découvrir l’ardoise du jour à moindres frais ; le soir, mieux vaut viser un plat mijoté et garder de la place pour le dessert. La réservation est fortement recommandée, en particulier pour la salle sous verrière et pour les groupes.
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