Le Vasco – Gosnay : brasserie de cuisine moderne installée au cœur du domaine de la Chartreuse du Val Saint-Esprit, à Gosnay, aux portes de Béthune, elle propose dans une atmosphère coloniale cosy une carte qui invite au voyage — foie gras, ris de veau, tataki de thon, côte de bœuf Tomahawk — avec terrasse aux beaux jours ; comptez un budget de 30–60 € par personne.
Localisation
Le restaurant se situe au 1, rue de Fouquières, 62199 Gosnay, dans le département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. Gosnay est un village posé au sud-ouest immédiat de Béthune, à quelques minutes de voiture du centre : on y accède très facilement, tout en se retrouvant à la campagne, au milieu d'un domaine arboré.
Le cadre s'explique par l'histoire du lieu : l'établissement occupe une partie de la Chartreuse du Val Saint-Esprit, ancienne demeure devenue château-hôtel. Autour, tout le patrimoine du bassin béthunois est à portée : la Grand-Place de Béthune et son beffroi, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des beffrois de Belgique et de France, sont à moins de cinq kilomètres, avec son carillon et son Dragon. Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, également classé par l'UNESCO, déroule à proximité la Chaîne des Terrils, la cité des Électriciens de Bruay-la-Buissière et la fosse n° 11/19 de Loos-en-Gohelle. Le Louvre-Lens est à environ vingt-cinq kilomètres, la colline de Notre-Dame-de-Lorette un peu plus loin, Arras à trente-cinq kilomètres et Lille à une quarantaine. Le canal d'Aire et la vallée de la Clarence complètent les promenades possibles.
Cadre & ambiance
L'identité du Vasco tient d'abord à son décor. La maison assume une atmosphère coloniale : bois sombres, cuirs patinés, objets de voyage, et à l'étage de larges fauteuils club en cuir dans lesquels on s'installe pour déjeuner ou dîner. L'ensemble est décrit comme cosy et chaleureux, avec ce que les convives appellent « une âme » — une brasserie qui ne ressemble pas aux autres du secteur.
Aux beaux jours, la terrasse prend le relais et permet de profiter du parc du domaine. L'endroit se prête particulièrement aux repas en tête-à-tête, mais accueille aussi les groupes ; le domaine dispose par ailleurs de salons de réception, ce qui explique la fréquentation lors des événements privés. La brasserie cohabite avec la table gastronomique du domaine : le Vasco en est la déclinaison plus décontractée, sans que le niveau d'exigence sur le dressage et le service ne baisse pour autant.
Cuisine & concept
Le Chef et sa brigade revendiquent une cuisine moderne qui invite au voyage autour du monde, et la carte le confirme dès les entrées : à côté d'un velouté de champignons des bois aux éclats de châtaignes et d'une escalope de foie gras poêlée aux prunes laquées au miel, on trouve un saumon gravlax à la crème de ciboulette et un tataki de thon relevé d'une vinaigrette thaïe. La crème brûlée au potimarron, servie en version salée avec des graines de courge torréfiées, illustre bien cette manière de détourner les classiques.
Les plats font la part belle aux belles pièces : filet de bœuf aux pommes pont-neuf et purée de carottes au cumin, paume de ris de veau finement panée avec légumes primeurs, selle d'agneau rôtie aux artichauts poivrade, magret de canard à la purée de patates douces, et une côte de bœuf Tomahawk taillée pour deux. Le burger de canard façon Rossini apporte la touche brasserie assumée. Côté mer, le bar rôti avec la peau, le filet de merlan sauce aneth et le risotto de gambas à la plancha tiennent la ligne, tandis qu'un plat végétarien de cannellonis aux légumes de saison figure en permanence à la carte.
La séquence fromages et desserts mérite qu'on lui laisse de la place : les fromages viennent de la Prairie de Béthune, affineur local, et sont servis avec fruits secs et raisins ; les desserts, tous à 9,00 €, alignent éclair aux fruits rouges, crêpes maison et figues rôties, tartelette à la myrtille, sorbet citron-basilic aux segments d'agrumes ou encore une pomme cœur caramel. La maison propose même de les accompagner d'un verre choisi pour l'occasion — Sauternes, Muscat de Saint-Jean-de-Minervois, Coteaux du Layon ou coupe de champagne.
Le cadre fait l'unanimité dans les retours : les convives parlent d'un décor exceptionnel, d'un style colonial réussi et d'une belle ambiance, plusieurs soulignant qu'il s'agit d'une brasserie avec du caractère plutôt que d'une salle standardisée. Le service est régulièrement décrit comme attentif, et les assiettes comme soigneusement dressées, avec des produits travaillés sur place.
Les avis sont plus partagés sur le rapport entre le prix et la quantité : quelques convives estiment les portions mesurées au regard des tarifs pratiqués, et jugent le choix un peu resserré selon les périodes. La plupart concluent néanmoins qu'ils reviendront, en mettant en avant la qualité globale de l'expérience et l'agrément du lieu. Un point pratique revient aussi : la retransmission occasionnelle d'événements sportifs en salle, à prendre en compte si l'on cherche un dîner strictement calme.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Vasco ?
Comptez entre 30 € et 60 € par personne selon la formule. Les entrées vont de 14,00 € à 24,00 €, les plats de 18,00 € à 30,00 € — la côte de bœuf Tomahawk pour deux étant affichée à 69,00 € — et tous les desserts sont à 9,00 €.
Quels sont les horaires d'ouverture ?
Le service est assuré du dimanche au vendredi de 12h00 à 14h30 puis de 19h00 à 22h00. Le samedi, la brasserie n'ouvre que le soir, de 19h00 à 22h00.
Le Vasco propose-t-il un plat végétarien ?
Oui. Les cannellonis aux légumes de saison et sauce tomate figurent en permanence à la carte, à 18,00 €. Plusieurs entrées, dont le velouté de champignons des bois et la crème brûlée au potimarron, conviennent également.
Faut-il réserver ?
C'est vivement conseillé, notamment le week-end et lorsque le domaine accueille un événement dans ses salons. La réservation se fait par téléphone ou en ligne.
Le restaurant fait-il partie de l'hôtel ?
Oui. Le Vasco est la brasserie du domaine de la Chartreuse du Val Saint-Esprit, aux côtés de la table gastronomique de la maison. Elle est ouverte aussi bien aux clients de l'hôtel qu'aux visiteurs extérieurs.
Conclusion
Le Vasco occupe une position singulière dans le bassin béthunois : celle d'une brasserie de domaine, moins solennelle que la table gastronomique voisine, mais qui garde le décor, le service et la finition d'une maison de château. L'atmosphère coloniale et les fauteuils club de l'étage lui donnent une identité que peu d'adresses du secteur peuvent revendiquer.
Quatre atouts la résument : l'escalope de foie gras aux prunes laquées au miel, la paume de ris de veau finement panée, la côte de bœuf Tomahawk à partager, et une sélection de fromages affinés à Béthune suivie de desserts tous alignés à 9,00 €.
Pour un dîner en tête-à-tête, un déjeuner d'affaires soigné ou un repas de famille dans un cadre qui sort de l'ordinaire, réservez une table à l'étage — ou en terrasse dès que le temps le permet — et laissez-vous guider par le tataki de thon puis le filet de bœuf.
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