Les Banquettes Rouges – Blois : niché dans les ruelles du vieux Blois, à deux pas du château royal, ce petit restaurant de trente-six couverts défend une bistronomie française inventive, servie dans une salle intime aux banquettes écarlates, sur une ardoise renouvelée au fil des saisons ; budget 25–45 €.
Localisation
Le restaurant occupe le 16 rue des Trois Marchands, 41000 Blois, dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire. L’adresse se trouve au cœur du quartier Saint-Nicolas, dans la partie ancienne de la ville, juste au-dessus de l’église Saint-Nicolas dont le clocher sert de repère à qui monte depuis les quais.
On est ici à quelques minutes à pied du château royal de Blois, résidence de sept rois de France, célèbre pour son escalier en spirale voulu par François Iᵉʳ et pour l’assassinat du duc de Guise en 1588. La cathédrale Saint-Louis et les jardins de l’évêché, la maison de la Magie Robert-Houdin et ses dragons animés, l’escalier Denis-Papin et ses cent vingt marches sont tous accessibles à pied. Non loin, la Loire, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, déroule ses quais et la Fondation du doute complète le parcours culturel du centre-ville.
La situation est idéale pour un déjeuner entre deux visites de châteaux de la Loire : Chambord et Cheverny sont à une quinzaine de kilomètres, Chaumont-sur-Loire à dix-huit kilomètres, tandis que la Sologne commence juste au sud. Tours et Orléans se rejoignent l’une comme l’autre en une soixantaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
La salle est petite — trente-six couverts seulement — et joue une carte volontairement simple : banquettes rouges qui donnent son nom à la maison, tables serrées, fond musical bien dosé, lumière chaude. Rien de guindé, rien de tape-à-l’œil ; l’esprit est celui d’un bistrot de quartier que la cuisine a fait monter d’un cran. Cette intimité explique aussi pourquoi les places partent vite, y compris le midi en semaine.
L’accueil est assuré par Marie-Célianne Chavigny, gérante des lieux, dont le nom revient régulièrement dans les retours de clients pour la chaleur du service. L’équipe s’adapte au rythme de chacun : les habitués pressés du déjeuner professionnel se voient proposer un service rapide, les autres peuvent prendre leur temps. La salle est climatisée, ce qui n’est pas un détail à Blois en plein été touristique, et la réservation par téléphone reste vivement conseillée.
Cuisine & concept
La maison revendique une cuisine française « alliant tradition et saveurs nouvelles ». Concrètement, cela donne une bistronomie d’ardoise, bâtie sur des produits classiques mais bousculée par des associations plus contemporaines : une purée de pommes de terre relevée au sumac, un beurre blanc parfumé à l’huile de sésame torréfiée, une purée de topinambours en accompagnement d’un poisson. Le fil conducteur reste la lisibilité : les plats se comprennent immédiatement, sans démonstration technique inutile.
La carte est renouvelée régulièrement, ce qui interdit toute liste figée mais garantit la saisonnalité. Le gibier fait son apparition à l’automne, avec par exemple un duo de cerf servi avec un jus corsé et des flageolets d’un producteur local, la ferme du Chat blanc. Côté cave, la maison compose une sélection resserrée de vins locaux — les appellations ligériennes voisines sont bien représentées — avec des conseils avisés en salle. Un menu du déjeuner à 25 € permet de découvrir cette cuisine à prix contenu, le soir se jouant plutôt à la carte.
Carte & plats emblématiques
les coques en persillade – entrée fraîche associant amandes et coquillages, relevée d’un persillage franc.
le guanciale de porc – joue de porc fondante servie avec une purée de pommes de terre au sumac.
le duo de cerf – plat de saison automnale, jus corsé et flageolets de la ferme du Chat blanc.
le moelleux poire-amande – dessert accompagné d’une crème légère chocolat-café et d’une glace rhum-vanille.
la formule du déjeuner – entrée, plat et dessert à l’ardoise, servis du mardi au samedi midi 25 €.
Résumé des commentaires
Les retours publiés convergent sur trois points : l’originalité des assiettes, le soin apporté à la présentation et un rapport qualité-prix jugé très favorable, en particulier sur la formule du midi. Plusieurs convives évoquent une cuisine « traditionnelle avec des produits extra-frais » relevée d’une petite touche d’originalité, et citent des trouvailles inattendues jusque dans les desserts.
L’autre constante concerne l’accueil, décrit comme chaleureux et attentif, et la difficulté d’obtenir une table sans réserver. Beaucoup de clients recommandent d’arriver tôt ou d’appeler à l’avance, la salle se remplissant rapidement même en semaine. Quelques remarques portent sur l’exiguïté du lieu, contrepartie assumée de son atmosphère intime.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Les Banquettes Rouges ?
La formule du déjeuner est affichée à 25 €. Le soir, un repas complet à la carte se situe plutôt entre 35 et 50 € par personne, hors boissons.
Faut-il réserver au restaurant Les Banquettes Rouges ?
Oui, très fortement. La salle ne compte que trente-six couverts et affiche complet régulièrement, y compris au déjeuner. La réservation se fait par téléphone.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
La maison accepte les espèces, la carte bancaire, les chèques et les titres ticket restaurant.
Les Banquettes Rouges proposent-elles des vins de la région ?
Oui. La carte des vins met en avant une sélection de vins locaux, avec des conseils donnés en salle pour accorder les bouteilles aux plats de l’ardoise.
La salle est-elle climatisée ?
Oui, la salle est climatisée, ce qui rend le déjeuner confortable en pleine saison touristique.
Conclusion
Les Banquettes Rouges tiennent depuis plus de vingt ans une place particulière dans le paysage blésois : une adresse de petite taille, sans esbroufe, qui a choisi de faire de la bistronomie d’ardoise plutôt que de la cuisine de carte figée. Le guide Gault&Millau l’a retenue dans sa sélection française, ce qui situe assez bien le niveau d’exigence de la maison.
On y vient pour trois choses : une cuisine française inventive qui ose le sumac ou le sésame torréfié sans perdre le fil du produit, une formule de déjeuner à prix maîtrisé qui reste l’une des meilleures affaires du centre ancien, et une sélection de vins ligériens conseillée avec justesse. L’atmosphère intime des trente-six couverts fait le reste.
Pour une pause entre le château royal et les quais de Loire, la maison mérite un appel préalable : les coques en persillade, le guanciale au sumac ou le moelleux poire-amande justifient largement l’anticipation, et l’ardoise réserve toujours une surprise de saison.
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