Nous – Montauban : bistrot contemporain de la table montalbanaise, où Raphaël et Élise Campas signent une cuisine du marché entièrement faite maison, du pain aux glaces. Adresse référencée au Guide MICHELIN, ouverte le midi en semaine, ambiance conviviale et carte courte renouvelée au fil des saisons, budget 25–35 €.
Localisation
Le restaurant est installé au 7 rue Bessières, 82000 Montauban, dans le département de Tarn-et-Garonne, en région Occitanie. La rue Bessières est l’une des artères du centre ancien, ce cœur de ville où la brique rose donne aux façades leur teinte chaude en fin de journée. Montauban, bastide fondée en 1144, compte parmi les plus anciennes villes neuves du Midi et a servi de modèle aux bastides du Sud-Ouest : le tracé régulier des rues se lit encore depuis le pas de la porte.
On rejoint l’adresse à pied depuis la place Prax-Paris et son marché, où les producteurs du département déballent légumes et fruits plusieurs matinées par semaine. À deux pas se trouvent l’ancien collège des Jésuites et les hôtels particuliers du vieux Montauban, tandis que le quai Montmurat ouvre, non loin, ses vues sur le Tarn et ses berges plantées. Les jardins des Plantes offrent une promenade digestive à quelques minutes. Au-delà, le département déroule ses vergers — premier producteur français de prunes, de pommes et de chasselas de Moissac AOP —, avec Moissac et son cloître roman, étape du chemin de Saint-Jacques classée à l’UNESCO, à une trentaine de kilomètres. Toulouse est à 50 km, Cahors à 65 km et Albi, elle aussi classée UNESCO, à 70 km.
Cadre & ambiance
Le nom, tenant en trois lettres, dit déjà l’esprit du lieu : une affaire de couple, une petite salle, un service où l’on parle aux clients plutôt que l’on récite. Élise Campas tient la salle avec un naturel qui met à l’aise dès l’entrée, explique les assiettes et ajuste le rythme du repas à celui des convives. L’espace, sobre et lumineux, joue la carte du bistrot contemporain : mobilier simple, tables rapprochées, aucune emphase décorative qui détournerait de ce qu’il y a dans l’assiette.
Le service se concentre sur le déjeuner, du lundi au vendredi, sur un créneau resserré autour de midi. Cette contrainte assumée façonne l’atmosphère : la salle se remplit d’un coup, les habitués du centre-ville côtoient les visiteurs de passage, et l’on voit régulièrement Raphaël Campas quitter les fourneaux pour venir commenter un plat ou raconter d’où vient un légume. La capacité réduite rend la réservation vivement conseillée, surtout en fin de semaine.
Cuisine & concept
Raphaël Campas cuisine depuis plus de quinze ans et s’est formé auprès de chefs étoilés — Guy Savoy à Paris, Claude Bosi à Londres, Frank Renimel à Aureville. Il en a rapporté une exigence technique qu’il met au service d’un format volontairement modeste : une carte courte, trois entrées, trois plats et quelques desserts, renouvelée au fil des mois. Le fait maison est intégral, du pain jusqu’aux glaces et sorbets, ce que peu de tables de cette taille assument réellement.
L’approvisionnement structure le propos. Les intitulés nomment les fournisseurs — le Petit Maraîcher, le GAEC de Lasserre, La Petite Gardonne, le fromage du Ramier — et signalent une cuisine construite à partir de ce que livrent des producteurs indépendants du Tarn-et-Garonne plutôt qu’à partir d’une liste de plats figée. Le chef décline ainsi la blette en cromesquis, compose une soupe de carottes à l’ortie sauvage, roule ses spaetzles à la main et met à l’honneur l’agneau du Quercy. Les cuissons sont précises et les sauces travaillées, mais le résultat reste lisible : c’est de la bistronomie au sens propre, une technique de restaurant gastronomique appliquée à un déjeuner de semaine.
Carte & plats emblématiques
les cromesquis de blette : panure croustillante, blette du Petit Maraîcher et fromage du Ramier fondant au cœur — 6,00 €
la soupe de carottes : carottes du GAEC de Lasserre relevées d’ortie sauvage, servie en entrée de saison — 6,00 €
les spaetzles maison : petites pâtes roulées à la main, aillet de La Petite Gardonne, ail noir et sauce coquillages et crustacés — 19,00 €
l’agneau du Quercy : viande du pays accompagnée de patate douce du Petit Maraîcher et de poireau du GAEC de Lasserre — 21,00 €
le gâteau de semoule : version maison aux pruneaux, servie avec une glace vanille turbinée sur place — 6,00 €
la crème diplomate : farine de sarrasin, sorbet cacao et meringues maison pour finir en douceur — 6,00 €
Un menu complet entrée-plat-dessert est proposé à 28,00 €, avec un choix de trois entrées, trois plats et quatre desserts. La carte évoluant chaque mois, les intitulés ci-dessus illustrent le style du chef davantage qu’ils ne constituent une liste figée.
Résumé des commentaires
Les retours publiés convergent sur la fraîcheur des produits et la cohérence des associations. Les clients relèvent le soin apporté aux détails souvent négligés ailleurs — le pain, les glaces, les petites préparations d’accompagnement — et la lisibilité des assiettes, dressées sans surcharge. Le rapport entre la qualité du travail et le prix du menu revient souvent comme l’argument principal.
L’accueil est l’autre motif récurrent : le duo en salle et en cuisine crée une relation directe, et le passage du chef entre les tables est perçu comme un vrai plus. Les remarques les plus fréquentes portent sur les contraintes pratiques : ouverture limitée au déjeuner en semaine, nombre de couverts restreint et choix volontairement court, qui demandent d’anticiper sa venue.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Nous à Montauban ?
Le menu complet entrée-plat-dessert est affiché à 28,00 €. À la carte, les entrées et desserts tournent autour de 6,00 € et les plats se situent entre 19,00 € et 21,00 €.
Le restaurant Nous est-il étoilé au Guide MICHELIN ?
La table figure dans la sélection du Guide MICHELIN mais ne détient pas d’étoile. Le chef s’est en revanche formé dans plusieurs maisons étoilées avant d’ouvrir à Montauban.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
Le service a lieu uniquement le midi, du lundi au vendredi, sur un créneau resserré autour de 12h. Il n’y a ni service du soir ni ouverture le week-end.
Faut-il réserver ?
C’est fortement recommandé. La salle compte peu de couverts et le service unique du midi se remplit vite, notamment en fin de semaine.
La carte propose-t-elle des plats végétariens ?
Très légumière, la carte fait la part belle aux produits des maraîchers locaux et comporte régulièrement des propositions sans viande, comme les cromesquis de blette. Le mieux reste de le signaler à la réservation, le choix étant court et renouvelé chaque mois.
Conclusion
Nous occupe une place particulière dans le paysage montalbanais : un bistrot du centre ancien tenu par un couple, référencé au Guide MICHELIN, qui a choisi de ne travailler qu’au déjeuner pour tout produire sur place. Ce parti pris explique la régularité que soulignent les habitués.
Trois atouts résument l’adresse : une carte courte renouvelée chaque mois qui suit réellement les saisons, un approvisionnement nommé auprès de producteurs du Tarn-et-Garonne, et un fait maison intégral qui va du pain aux sorbets. S’y ajoute un tarif contenu au regard du niveau de travail.
Pour découvrir la maison, les spaetzles à la sauce coquillages et crustacés et l’agneau du Quercy donnent une bonne mesure du style de Raphaël Campas, avant un gâteau de semoule aux pruneaux ou une crème diplomate au sarrasin. Pensez à réserver et prévoyez votre venue le midi, en semaine.
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