Téo Japon – Agen : table japonaise ouverte en 2010 et installée à deux pas du bord de Garonne, à Agen, où la cheffe Cathy décline râmen, bentô, donburi et desserts maison au matcha, au gingembre ou au curry. Le décor rapporté du Japon et la bibliothèque de plus de 3 000 mangas en font autant un salon de lecture qu’un restaurant, dans l’esprit des manga kissa nippons. Budget : 19–22 € le midi, 26–40 € le soir.
Localisation
L’établissement se trouve au 3 bis Rue Palissy, 47000 Agen, en Lot-et-Garonne, région Nouvelle-Aquitaine. Repère commode pour les nouveaux venus : la façade fait face à l’Hôtel de Police, dans une rue calme du centre-ville légèrement en retrait des grands axes commerçants.
Le stationnement ne pose pas de difficulté puisque le parking du Gravier se situe à environ deux minutes à pied. On rejoint dans la foulée l’esplanade du Gravier, la promenade au bord de la Garonne et, un peu plus loin, le pont-canal d’Agen et ses 550 mètres d’arches qui portent le canal latéral au-dessus du fleuve — étape emblématique du canal des Deux Mers à vélo. La cathédrale Saint-Caprais, classée à l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques, et les cornières du centre ancien sont accessibles en une dizaine de minutes de marche, tout comme le musée des Beaux-Arts et sa Vénus du Mas.
Cadre & ambiance
La salle a été pensée comme un dépaysement complet : mobilier et objets rapportés du Japon, lumière tamisée, vaisselle nippone. La singularité de la maison tient toutefois à sa bibliothèque : plus de trois mille mangas et ouvrages consacrés à la culture et à la littérature japonaises sont mis à disposition des clients, sur le modèle des manga kissa, ces cafés-bibliothèques que l’on trouve dans les grandes villes de l’archipel. Une petite boutique de goodies complète l’ensemble.
L’équipe prend le temps d’expliquer les plats, ce qui est utile pour les convives peu familiers du vocabulaire japonais — inarizushi, shakédon, daifuku ou tako-yaki ne sont pas des évidences. L’adresse convient aussi bien à un déjeuner rapide en semaine qu’à un dîner plus posé, et un menu enfant est prévu pour les familles. L’accès est possible en fauteuil roulant et les animaux de compagnie sont admis. Attention en revanche aux jours de fermeture : la maison ne sert pas le lundi ni le mardi, et le service du soir ne fonctionne pas tous les soirs de la semaine.
Cuisine & concept
La cheffe Cathy se forme chaque année auprès de chefs japonais lors de stages culinaires, et cela se sent dans la construction de la carte : peu de références, mais toutes cohérentes et exécutées maison à partir de produits frais. On y retrouve les grands classiques du repas nippon quotidien — le râmen et sa soupe de nouilles au poulet caramélisé, les nouilles sautées yaki-udon, le curry japonais servi avec riz, patate douce, carotte et pomme de terre, le bentô en boîte compartimentée — plutôt qu’un catalogue interminable de makis industriels.
La partie crue n’est pas oubliée, avec les sashimi et sushi de saumon, le shakédon (lamelles de saumon cru sur riz vinaigré) et, le soir uniquement, un plateau Merveille de Miyajima. Les desserts constituent l’autre marque de fabrique : ils sont créés par la maison et jouent des saveurs peu attendues sous nos latitudes, comme la crème de curry accompagnée d’un biscuit spéculoos, la « Neige du Mont Fuji » en crème de lait de coco ou gelée de citron, le daifuku à la pâte de haricot rouge azuki, ou encore les glaces au thé matcha et au sésame noir. Les options végétariennes sont réelles — curry, tofu au gingembre ou teriyaki, gyoza légumes — et la boisson suit le même fil : thés, sakés, whiskies et limonades japonaises.
Carte & plats emblématiques
les gyoza poêlés – cinq ravioles farcies au poulet et aux légumes, ou en version végétarienne – 8 € le midi, 9,50 € le soir
les inarizushi – deux aumônières en beignet de tofu, garnies au thon, au saumon ou nature – 8 € le midi, 9,50 € le soir
Les clients saluent avant tout l’authenticité de la proposition : on ne vient pas ici chercher un buffet à volonté de makis, mais une cuisine japonaise du quotidien préparée sur place. Les râmen, les bentô et les gyoza reviennent souvent dans les retours positifs, de même que la fraîcheur du saumon utilisé pour les sashimi et le shakédon. Les desserts maison, notamment la crème de curry et les daifuku, surprennent agréablement une partie de la clientèle habituée à des cartes plus convenues.
L’ambiance et la bibliothèque de mangas sont régulièrement citées comme un vrai plus, en particulier par les familles et les jeunes adultes qui prolongent volontiers le repas. Les remarques les plus fréquentes portent sur la taille réduite de la salle, qui impose de réserver, et sur les horaires resserrés : la maison est fermée le lundi et le mardi, et tous les services du soir ne sont pas assurés. Certains regrettent également que la réservation ne soit possible que par téléphone.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Téo Japon à Agen ?
Le midi, comptez de 19 € à 22 € selon la formule, avec un plat seul autour de 16 €. Le soir, les menus s’échelonnent de 26 € à 40 €, jusqu’à 44 € pour le plateau Merveille de Miyajima avec dessert.
Téo Japon propose-t-il des plats végétariens ou végans ?
Oui. Le curry rice existe en version végétarienne, le tofu au gingembre ou teriyaki remplace la viande dans les donburi et bentô, et les gyoza comme les inarizushi se déclinent sans produit animal selon les garnitures. Signalez votre régime à la commande.
Peut-on commander à emporter ou se faire livrer ?
Les deux sont possibles : une carte à emporter spécifique est proposée, avec notamment le bentô cru et le kara-agé, et la livraison est assurée via Uber Eats.
Faut-il réserver, et comment ?
La réservation est recommandée, la salle étant de dimension modeste. Elle se fait uniquement par téléphone. Pensez à vérifier le jour choisi : le restaurant est fermé le lundi et le mardi.
Où se garer à proximité ?
Le parking du Gravier, au bord de la Garonne, se trouve à environ deux minutes à pied du restaurant. La façade se repère facilement : elle fait face à l’Hôtel de Police.
Conclusion
Téo Japon occupe une position singulière dans le paysage agenais. Ouverte depuis 2010, la maison n’a pas suivi la vague des enseignes de sushis à emporter et a préféré défendre une cuisine japonaise domestique — soupes de nouilles, curry, bols de riz garnis — accompagnée d’une véritable immersion culturelle.
Quatre choses résument l’adresse : des râmen et yaki-udon préparés maison, une carte crue courte mais soignée autour du saumon, des desserts créés par la maison qui n’existent nulle part ailleurs à Agen, et une bibliothèque de plus de 3 000 mangas qui transforme le repas en escale.
Pour une première visite, un enchaînement gyoza puis râmen le midi donne une bonne mesure de la cuisine ; le soir, le menu Dégustation ou le plateau Merveille de Miyajima permet d’embrasser l’ensemble de la carte. Terminez par la crème de curry ou un daifuku, et réservez par téléphone avant de vous déplacer.
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