Au Bouillon – Orléans : brasserie populaire à prix doux implantée dans le centre historique d’Orléans, où l’on retrouve les grands classiques de la cuisine française — œufs mayonnaise, saucisse-purée, bœuf bourguignon — dans une salle vivante et sans façon, ouverte sept jours sur sept. Ambiance de bistrot de quartier, service enlevé, budget autour de 15–25 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 12 Place du Châtelet, 45000 Orléans, dans le Loiret, en région Centre-Val de Loire. La place du Châtelet occupe le bas de la ville, à quelques pas des quais et du pont George-V, sur cette portion de la Loire inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. On est ici sur l’emplacement des anciens ports de Loire d’où appareillaient les fûtreaux, ces barques à fond plat que le Festival de Loire, plus grand rassemblement de marine fluviale d’Europe, ramène tous les deux ans sur les quais du Châtelet.
À proximité immédiate, la rue de Bourgogne et ses terrasses, la cathédrale Sainte-Croix — gothique reconstruite sur ordre d’Henri IV après les guerres de Religion — et le Campo Santo. À deux pas également, la place du Martroi et sa statue équestre de Jeanne d’Arc, qui leva le siège de la ville le 8 mai 1429, épisode commémoré chaque année depuis près de six siècles par les Fêtes johanniques, ainsi que la maison de Jeanne d’Arc. Les parkings du centre et les lignes de tramway desservent le secteur, et la forêt d’Orléans, plus grande forêt domaniale de France, s’étend à quelques kilomètres au nord.
Cadre & ambiance
Le nom n’est pas un simple clin d’œil : la maison revendique l’héritage des bouillons parisiens nés en 1855, quand le boucher Pierre-Louis Duval imagina un lieu où les travailleurs des Halles pouvaient se restaurer d’un repas chaud pour quelques sous. Le principe est resté : une cuisine française lisible, servie vite, à des tarifs que peu d’adresses de centre-ville pratiquent encore. La salle mêle le charme de l’ancien à une décoration contemporaine décontractée, avec banquettes, tables serrées et un brouhaha joyeux aux heures de pointe.
L’atmosphère est celle d’un café de quartier plutôt que d’un restaurant guindé : on y déjeune entre collègues, on y dîne en famille, on y termine parfois la soirée. Les boissons sont d’ailleurs toutes servies au pichet, de 25 cl à 1 litre, ce qui renforce le côté tablée collective. La maison organise aussi des repas de groupe sur mesure et des soirées animées, karaoké compris, et anime un programme de fidélité qui transforme les visites régulières en bons d’achat.
Cuisine & concept
La carte décline le répertoire du bouillon sans le trahir : œufs mayonnaise maison à moins de trois euros, escargots au beurre persillé, demi-camembert rôti au miel et au thym, puis des plats mijotés comme le bœuf bourguignon servi avec des coquillettes ou la saucisse au couteau nappée de sauce brune sur une purée de pommes de terre. Le chef travaille des produits frais et compose chaque jour un plat du jour affiché en salle, complété par un menu de la semaine.
À côté de ces classiques, l’équipe revisite quelques valeurs sûres de brasserie contemporaine : smash burger déclinable en simple, double ou triple, fish and chips à la mayonnaise aux pickles, salade César au poulet croustillant, aubergine entière gratinée au parmesan pour les repas sans viande. Les desserts jouent la même partition régressive — riz au lait à la vanille de Madagascar, brioche perdue façon grand-mère, crème brûlée. Le tout est proposé sur place, à emporter et en livraison via Deliveroo, la maison écoulant également ses invendus par le biais d’une application anti-gaspillage.
le café gourmand – trois mini-desserts et le café de votre choix 6,45 €
Résumé des commentaires
Les retours publics convergent sur un même point : le rapport qualité-prix. Les clients soulignent des additions légères pour un centre-ville, des assiettes correctement garnies et une carte qui assume les classiques plutôt que de courir après les tendances. La saucisse-purée, le bœuf bourguignon et les œufs mayonnaise reviennent le plus souvent dans les commentaires, tout comme les desserts à petits prix.
L’accueil et le rythme du service sont également relevés, avec une salle qui tourne vite aux heures de forte affluence — ce que certains apprécient pour un déjeuner rapide et d’autres jugent bruyant en soirée. La formule des boissons au pichet et le programme de fidélité sont régulièrement cités comme des atouts par les habitués du quartier.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Au Bouillon ?
Les plats s’échelonnent de 8,90 € pour le poulet basquaise à 17,15 € pour le tartare de saumon, avec des entrées à partir de 2,55 € et des desserts dès 2,95 €. Comptez environ 15–25 € pour un repas complet.
Y a-t-il une formule le midi ?
Oui, une formule entrée-plat-dessert est proposée le midi du lundi au vendredi hors jours fériés, avec le plat du jour affiché en salle et deux alternatives, dans la limite des quantités disponibles.
Au Bouillon propose-t-il des plats végétariens ?
Quelques options sans viande figurent à la carte, notamment l’aubergine entière gratinée au parmesan, les coquillettes à la crème de truffe sans sa chiffonnade et plusieurs entrées comme le tiramisu de chèvre ou le gaspacho de saison.
Peut-on commander en livraison ou à emporter ?
Oui. La carte est disponible à emporter et en livraison via Deliveroo sur le secteur République-Bourgogne, et la maison propose aussi des paniers anti-gaspillage en fin de service.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
Cartes bancaires, American Express, chèques vacances papier et titres restaurant sont acceptés. La réservation est possible, y compris pour des repas de groupe organisés sur mesure.
Conclusion
Au Bouillon fait partie de ces adresses qui assument une ligne claire : de la cuisine française simple, préparée sur place, vendue à des prix que l’on ne trouve plus guère dans un centre-ville patrimonial. Le concept du bouillon, né au XIXe siècle pour nourrir les travailleurs des Halles, y est repris sans nostalgie appuyée mais avec une vraie cohérence de carte.
Trois atouts ressortent : la saucisse au couteau purée et le bœuf bourguignon, qui incarnent le mieux le genre ; le smash burger et le fish and chips, qui élargissent la clientèle aux repas plus décontractés ; et la politique tarifaire, des œufs mayonnaise à moins de trois euros aux desserts sous les sept euros.
Pour une première visite, on conseille de commencer par les escargots ou le demi-camembert rôti, d’enchaîner sur la saucisse-purée ou le bourguignon, et de terminer par la brioche perdue façon grand-mère. Les tablées un peu nombreuses ont tout intérêt à réserver, la salle se remplissant vite aux heures de service.
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