Bangkok-Tokyo – Montargis : une table à double carte, thaïlandaise d’un côté et japonaise de l’autre, installée à Montargis. Le nom n’est pas décoratif : on y commande aussi bien un curry vert au lait de coco ou une soupe tom yam qu’un plateau de sushis, de sashimis ou un chirashi à l’anguille. Salle sobre, terrasse aux beaux jours, service midi et soir du mardi au samedi : comptez 15–25 € par personne.
Localisation
Le restaurant se tient au 56 avenue Gaillardin, 45200 Montargis, dans le Loiret, en région Centre-Val de Loire. L’avenue Gaillardin est l’un des axes structurants de la ville, à quelques minutes du centre ancien et facilement accessible en voiture, ce qui simplifie la vie de ceux qui viennent des communes voisines du Gâtinais.
Montargis se visite pour ce qui lui a valu son surnom de « Venise du Gâtinais » : cent trente et un ponts et passerelles enjambent les bras du Loing et le canal de Briare, à deux pas du château et de la collégiale Sainte-Madeleine. La ville est aussi celle des praslines Mazet, ces amandes grillées et caramélisées mises au point en 1636 par le cuisinier du duc de Plessis-Praslin et fabriquées ici depuis. Le musée Girodet, consacré au peintre néoclassique né sur place, complète la visite, tout comme le circuit mémoriel chinois : plus d’un millier d’étudiants venus de Chine dans le cadre du mouvement travail-études, parmi lesquels Deng Xiaoping et Zhou Enlai, ont séjourné à Montargis dans les années 1920, ce qui attire aujourd’hui de nombreux visiteurs asiatiques. La forêt de Montargis borde la ville au nord ; Fontainebleau est à cinquante-cinq kilomètres, Orléans à soixante-dix et Paris à cent dix.
Cadre & ambiance
La salle a été pensée sans esbroufe : tables espacées, éclairage doux, quelques éléments décoratifs qui rappellent les deux univers culinaires de la maison. On y vient plus pour le contenu de l’assiette que pour la mise en scène, et l’espace se prête aussi bien à un déjeuner rapide en semaine qu’à un repas de famille. Des places extérieures sont proposées à la belle saison.
Le rythme de service structure la journée : une coupure nette entre le déjeuner, qui court jusqu’au début de l’après-midi, et le dîner, à partir de dix-huit heures. Le lundi, seul le service du soir est assuré. Une bonne part de l’activité passe par la commande en ligne avec retrait sur place, un format qui convient bien aux plateaux de sushis emportés le soir. Le paiement se fait en espèces ou par carte au restaurant.
Cuisine & concept
La partie thaïlandaise est la plus dépaysante et la mieux nommée : les plats gardent leur appellation d’origine sur la carte. Le kaeng kio wan (curry vert), le kaeng dang (curry rouge), le kaeng massaman et le kaeng panang couvrent l’essentiel du répertoire des currys, tandis que le pad ka paop au basilic thaï et le kung kratiam aux crevettes à l’ail représentent les sautés au wok. Les soupes tom yam et le tom kha kai au galanga se commandent en trois intensités de piment, du « un peu épicé » au « très épicé ». Les salades yam nua, lap kai et som tam à la papaye verte complètent la partie la plus authentiquement siamoise du menu.
La partie japonaise fonctionne quant à elle par plateaux et par menus : sushis, makis, california rolls, spring rolls, sashimis, chirashis et poke bowls y sont assemblés dans des dizaines de combinaisons, presque toutes servies avec une soupe miso et une salade de chou. La gamme va du petit menu Oichi à une dizaine d’euros au grand plateau Toi & Moi, cinquante-deux pièces prévues pour deux. Un menu maki entièrement végétarien — concombre, radis, avocat — figure également à la carte, et des bières accompagnent le repas pour qui le souhaite.
Carte & plats emblématiques
le pad thaï au poulet – nouilles de riz sautées, la porte d’entrée idéale dans la carte thaïe — 11,00 €
le pad thaï au bœuf – la même base, avec des lamelles de bœuf saisies au wok — 11,50 €
Les retours en ligne insistent d’abord sur la fraîcheur du poisson et sur la lisibilité de la carte japonaise, dont les menus tout faits évitent de composer soi-même son plateau. Le rapport quantité-prix des formules à une quinzaine d’euros revient souvent, tout comme la régularité du service à emporter, apprécié pour la ponctualité des retraits.
Côté thaï, ce sont les currys au lait de coco et les soupes tom yam qui concentrent les commentaires les plus enthousiastes, avec une mention fréquente pour la possibilité de choisir son niveau d’épices. Quelques clients regrettent la coupure de l’après-midi, qui limite les possibilités de déjeuner tardif, et la salle affiche vite complet le week-end : mieux vaut réserver ou anticiper sa commande.
Questions fréquentes
Bangkok-Tokyo est-il un restaurant thaï ou japonais ?
Les deux. La carte combine un répertoire thaïlandais complet (currys, sautés au wok, soupes, salades) et une offre japonaise de sushis, sashimis, chirashis et poke bowls.
Quel budget prévoir ?
Les plats thaïs vont de 10,50 € à 14,50 € et les menus japonais de 10,20 € à 23,00 €, le grand plateau pour deux atteignant 43,90 €. Un repas complet se situe généralement entre 15 € et 25 €.
Peut-on emporter sa commande ?
Oui : la maison dispose d’un service de commande en ligne avec retrait sur place, ouvert aux mêmes horaires que le restaurant.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Un menu maki végétarien à 10,20 € est proposé, ainsi que des samoussas aux légumes et un curry vert qui peut se décliner sans viande.
Peut-on choisir le niveau de piment ?
Oui, les soupes thaïes se commandent en trois intensités : un peu épicé, épicé ou très épicé.
Conclusion
Bangkok-Tokyo réunit sous une même enseigne deux cuisines que l’on trouve rarement au même niveau de détail dans une ville de la taille de Montargis. La carte thaïe conserve ses noms d’origine et son échelle de piment ; la carte japonaise couvre à peu près tout le spectre du sushi, du menu individuel au plateau de partage.
Quatre repères pour s’orienter : le pad thaï et le curry vert côté Thaïlande, le chirashi à l’anguille et le plateau Toi & Moi côté Japon. Les entrées — satay, som tam, raviolis kyaw za — permettent de composer un repas à partager sans se limiter à un seul des deux registres.
Pour une première visite, la formule riz ou nouilles à 15,50 € donne un aperçu correct du travail au wok, tandis que le menu Dozo sushi sashimi illustre bien le versant japonais. Pensez à anticiper le week-end, où la salle se remplit rapidement.
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