Bohème – Mougins : table de cuisine méditerranéenne créative installée à l’entrée du vieux village de Mougins, dans les Alpes-Maritimes, où l’on travaille les viandes d’exception d’Alexandre Polmard, les cuissons au charbon et les poissons sauvages. Jardins, fontaines, fumoir à cigares et décor de matières nobles, pour un budget de 50–80 € par personne.
Localisation
La maison est établie au 47 avenue du Moulin de la Croix, 06250 Mougins, dans le département des Alpes-Maritimes, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’adresse se situe à l’entrée du vieux village de Mougins, ce bourg perché en spirale que les peintres et les chefs ont rendu célèbre, à quelques minutes de Cannes et du littoral de la Côte d’Azur.
La position offre un double horizon rare : depuis la propriété, le regard porte à la fois vers la Méditerranée et vers les Préalpes. À deux pas, les ruelles du village concentrent galeries d’art, ateliers et musées, tandis que Grasse et ses parfumeries se trouvent à une quinzaine de minutes de route. Le lieu occupe l’ancienne adresse du Paloma, entièrement repensée, ce qui lui vaut d’être connu de longue date des habitués du secteur.
Cadre & ambiance
La transformation des lieux a été confiée à Chloé Genter, décoratrice meusienne attachée aux matériaux nobles et bruts. Le bois y prédomine et donne à l’ensemble une atmosphère chaleureuse et enveloppante, dans un registre intimiste qui tranche avec le clinquant balnéaire de la côte. Le parti pris est celui d’une maison plutôt que d’un restaurant : des matières, des textures, une lumière travaillée.
Aux beaux jours, le service se déplace vers les jardins et leurs fontaines, un havre à l’abri des regards où l’on déjeune au calme aux portes du village. L’hiver, le salon prend le relais, et les amateurs de cigares disposent d’un fumoir dédié pour prolonger la soirée autour d’un digestif. Les fondateurs, Alexandre et Maxime, revendiquent une hospitalité de maître de maison, où le partage et la rigueur du service comptent autant que l’assiette. On y vient en couple, en famille ou entre amis, sans code vestimentaire imposé mais avec le sentiment d’une adresse soignée.
Cuisine & concept
La philosophie tient en une phrase revendiquée par la maison : cuisiner au jour le jour, en se laissant porter par les saisons et les producteurs. Le sourcing est ici le cœur du projet, avec une transparence assumée sur les artisans partenaires. Signature forte : les viandes d’Alexandre Polmard, éleveur-boucher réputé pour ses races bovines d’exception et son affinage long, que Bohème décline aussi bien en pièces grillées qu’en abats travaillés — le foie de génisse poêlé au beurre noisette en est l’illustration la plus étonnante.
En cuisine, le chef d’origine péruvienne Manuel Rondan apporte une double culture : la maîtrise des cuissons sur braises ardentes et un savoir-faire du ceviche de poisson sauvage, greffés sur un socle méditerranéen. Les légumes ne sont pas relégués au rang de garniture : aubergine japonaise grillée puis laquée, sésame, cébette et grenade ; courgettes trompettes sautées, pêche en textures, verveine et socca. La partie sucrée est confiée à un pâtissier formé dans de belles maisons étoilées de la région lyonnaise, qui revisite les classiques — l’île flottante à la vanille, ananas en textures et caramel au rhum, en donne le ton. L’ensemble compose une cuisine de saison créative, à la croisée du terroir azuréen et d’influences venues d’ailleurs.
le poisson du jour – pêche locale travaillée selon l’inspiration du moment.
la carte de saison – renouvelée au gré des producteurs et du terroir azuréen.
Résumé des commentaires
Le décor et le jardin concentrent une grande partie des éloges : les convives décrivent un cadre bohème chic soigné, une grande terrasse ouverte sur le vieux village et une sensation de calme inattendue à cette distance de Cannes. Le service revient souvent comme un point fort, jugé attentionné sans être guindé, avec des explications de plats appréciées.
Côté assiette, les retours saluent la qualité de la matière première, en particulier les viandes, et la précision des cuissons. Le ceviche et les préparations végétales sont régulièrement cités par les clients cherchant une alternative aux grillades. Quelques commentaires rappellent que l’expérience se situe dans un registre gastronomique, avec un ticket moyen à l’avenant, et que le restaurant n’ouvre que du mardi au samedi : il vaut mieux vérifier les jours de service avant de se déplacer.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Bohème ?
Comptez environ 50 à 80 € par personne pour un repas complet hors boissons, selon les plats choisis. Les viandes Polmard et les pièces d’exception se situent dans le haut de cette fourchette.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le restaurant accueille du mardi au samedi, de 12h à 14h pour le déjeuner et de 19h à 22h pour le dîner. Il est fermé le dimanche et le lundi.
Bohème propose-t-il des plats végétariens ?
Oui. Les légumes occupent une vraie place à la carte, avec des créations comme l’aubergine japonaise laquée ou les courgettes trompettes à la verveine et socca.
Faut-il réserver ?
La réservation est recommandée, en particulier le soir et en saison. Elle s’effectue par téléphone ou en ligne via le module de réservation du restaurant.
Y a-t-il une terrasse ?
Oui. La maison dispose de jardins agrémentés de fontaines, utilisés en été, ainsi que d’un salon intérieur et d’un fumoir réservé aux amateurs de cigares pour la saison froide.
Conclusion
Bohème s’est installée dans un village dont l’histoire gastronomique n’est plus à démontrer, et y défend une ligne personnelle : un sourcing revendiqué, des artisans nommés, une cuisine de saison qui assume ses influences. Le passage de l’ancien Paloma à cette maison de bois et de matières brutes a donné à l’entrée du vieux village une adresse d’un caractère nettement différent de ses voisines.
Trois atouts se dégagent : les viandes d’Alexandre Polmard, travaillées jusque dans leurs pièces les plus rares ; le savoir-faire péruvien de Manuel Rondan sur les braises et les ceviches ; et un cadre à double visage, jardins et fontaines l’été, salon et fumoir l’hiver, avec vue partagée entre Méditerranée et Préalpes.
Pour découvrir la maison, le déjeuner en semaine offre le format le plus accessible, autour d’un ceviche puis d’une pièce de bœuf saisie au charbon ; les curieux tenteront le foie de génisse, et termineront sur l’île flottante à l’ananas et au caramel au rhum. Penser à réserver, le service n’étant assuré que du mardi au samedi.
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