Café Bourbon – Montauban : dans la ville basse, ce restaurant et bar à vin défend une cuisine créative servie en petits plats à partager, aux accents volontiers asiatiques. Implanté dans le quartier de Villebourbon à Montauban, il occupe un immeuble des années 1930 dont la décoration d’époque a été conservée. Comptez 14–20 € au déjeuner et autour de 35 € pour un dîner complet.
Localisation
L’adresse est le 20 place Lalaque, 82000 Montauban, dans le département de Tarn-et-Garonne et la région Occitanie. On se situe au cœur du quartier de Villebourbon, la ville basse née sur la rive gauche du Tarn, historiquement le faubourg des mariniers et des commerçants.
Le Pont-Vieux du XIVe siècle, l’un des plus anciens ponts de France encore en service, relie la place au centre historique en quelques minutes de marche : de l’autre côté s’ouvrent la place Nationale et sa double rangée d’arcades de brique rose, le musée Ingres Bourdelle installé dans l’ancien palais épiscopal et la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, bâtie après les guerres de Religion dans une ville qui fut une place forte protestante. La gare est également toute proche, ce qui rend le quartier accessible sans voiture.
Cadre & ambiance
L’immeuble date des années 1930 et la maison a choisi de le montrer : mobilier, carrelages et éléments décoratifs colorés d’époque composent un cadre qui ne ressemble à aucun autre à Montauban. Le premier regard va toutefois à la cave, installée bien en vue dès l’entrée, qui annonce d’emblée la couleur d’une adresse où le vin compte autant que l’assiette.
Le rythme change selon les services. Le midi, du mercredi au vendredi, la maison propose une carte courte au format bistrot pour une clientèle pressée. Le soir, du mardi au samedi, l’atmosphère devient celle d’un bar à vin où l’on picore des petits plats en enchaînant les verres ; les vendredis et samedis, le service se prolonge jusqu’à une heure du matin. Le lieu convient aussi bien à un apéritif prolongé qu’à un dîner en duo, et la réservation est demandée au moins trois heures à l’avance.
Cuisine & concept
La carte est construite autour du partage, avec deux colonnes — froid et chaud — plutôt qu’une progression classique entrée-plat. Les préparations froides jouent l’acidité et les contrastes : fenouil confit au beurre de piment doux relevé de kumquat et de caramel d’olives noires, gravlax de saumon mariné aux kumquats avec un siphon gin tonic, burrata aux graines de coriandre et fleur de lavande. Des planches de charcuterie, de fromages ou de jambon serrano affiné vingt-quatre mois complètent cette partie apéritive.
Le versant chaud assume une inspiration très marquée par l’Asie du Sud-Est et le Japon : ballotin de jarret de porc frit au panko avec une sauce yuzu, longe de thon au saké accompagnée de mochis aux feuilles de combava, gambas à l’émulsion de tomates séchées et gingembre. La technique reste soignée, avec siphons, émulsions et pickles, mais le format demeure celui de petites assiettes que l’on additionne. Les desserts suivent la même logique inventive, du mille-feuille à la crème tonka à la pavlova ananas et fruit de la passion. La carte évolue au fil des saisons.
Carte & plats emblématiques
le fenouil confit – beurre au piment doux, kumquat, salsa verde, féta et caramel d’olives noires. 13 €
des moules croustillantes – posées sur une soupe de tomate jaune au basilic, poudre d’estragon. 12 €
le gravlax de saumon – mariné aux kumquats, salade de maïs et piquillos, siphon gin tonic. 14 €
Ce que les visiteurs retiennent en premier, c’est l’originalité de la proposition : des assiettes travaillées, loin des cartes de brasserie habituelles, avec des associations sucrées-acidulées et des ingrédients peu courants dans le secteur. Le format à partager plaît pour sa souplesse, chacun composant son repas selon son appétit. La cave et les conseils d’accords mets-vins sont fréquemment mentionnés comme un point fort de l’expérience.
Le décor années 1930 et l’emplacement dans Villebourbon, à l’écart des circuits touristiques de la ville haute, sont également appréciés. Les retours notent que le format petites assiettes demande d’en commander plusieurs pour un vrai repas, ce qui fait grimper l’addition : les menus du midi et du soir constituent alors une alternative plus lisible. Les horaires, resserrés sur cinq jours, imposent d’anticiper.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir au Café Bourbon ?
Le midi, le plat du jour est à 14 €, la formule en deux services à 17 € et le menu complet à 20 €. Le soir, le menu solo est affiché à 35 € et le menu Bourbon duo à 79 € pour deux.
Le restaurant propose-t-il des plats végétariens ?
Oui. Le fenouil confit au beurre de piment doux et la burrata aux graines de coriandre et fleur de lavande figurent parmi les assiettes sans viande ni poisson, et l’établissement est signalé comme proposant des plats végétariens.
Faut-il réserver ?
Oui, et au moins trois heures à l’avance pour une demande en ligne. En deçà de ce délai, mieux vaut appeler directement le restaurant.
Quels sont les jours d’ouverture ?
Fermé le lundi et le dimanche. Service le mardi soir, le mercredi matin et soir, puis du jeudi au samedi ; les vendredis et samedis, la maison reste ouverte jusqu’à 1 h du matin.
Peut-on y venir seulement pour boire un verre ?
Tout à fait. Le Café Bourbon fonctionne aussi comme bar à vin, avec une cave sélectionnée et des planches de charcuterie, de fromages ou de jambon serrano pensées pour l’apéritif.
Conclusion
Le Café Bourbon tient une position singulière à Montauban : celle d’une table bistronomique doublée d’un bar à vin, installée dans la ville basse plutôt que sur les places touristiques, et qui refuse le format classique de la carte régionale. Le pari du petit plat à partager, servi dans un décor des années 1930, lui a construit une clientèle fidèle.
Quatre assiettes résument l’esprit du lieu. Le gravlax de saumon mariné aux kumquats et le fenouil confit au caramel d’olives noires illustrent le goût de la maison pour l’acidité. Les ravioles de volaille au lait de parmesan et la longe de thon au saké, accompagnée de mochis au combava, montrent l’étendue du répertoire chaud. Côté sucré, la pavlova ananas-passion fait figure de signature.
Pour une découverte à petit prix, le menu du midi en semaine reste la formule la plus abordable. Le soir, le menu duo permet de goûter cinq assiettes et deux desserts en couple ou entre amis, idéalement accompagné d’un conseil pris auprès de l’équipe devant la cave. Pensez simplement à réserver, la salle étant de taille modeste.
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