Charlot 1er – Cagnes-sur-Mer : à deux pas des pointus tirés sur les galets du Cros-de-Cagnes, cette brasserie de bord de mer de Cagnes-sur-Mer a bâti sa réputation sur le poisson, les crustacés et une bouillabaisse traditionnelle, dans une ambiance cosy et une addition qui dépasse volontiers 60 € par personne.
Localisation
L’établissement se tient au 87 Promenade de la Plage, 06800 Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. On est au cœur du quartier du Cros-de-Cagnes, l’ancien village de pêcheurs qui borde la promenade littorale, face aux galets et à la Méditerranée.
La position est stratégique pour la maison : le port du Cros-de-Cagnes, où le restaurant s’approvisionne en poisson, se trouve à quelques centaines de mètres seulement. À proximité, on rejoint la halte ferroviaire du Cros-de-Cagnes, l’hippodrome de la Côte d’Azur et, en remontant vers l’intérieur, le Haut-de-Cagnes avec son château Grimaldi et son musée de l’Olivier, à moins de deux kilomètres. Le musée Renoir et le domaine des Collettes sont tout aussi accessibles, tandis que Villeneuve-Loubet, Saint-Paul-de-Vence et Nice se rejoignent en quelques minutes de voiture le long du littoral.
Cadre & ambiance
Charlot 1er cultive une atmosphère de brasserie maritime classique, plus feutrée que festive. La salle du rez-de-chaussée s’ouvre sur la promenade, une seconde salle au premier étage offre une vue dégagée sur la mer, et la terrasse en façade capte le passage de la promenade littorale. L’ensemble est climatisé, ce qui compte sur ce front de mer où l’été peut être écrasant, et le service se veut discret plutôt que démonstratif.
La maison est une affaire de famille. Elle a été créée il y a une trentaine d’années par Gilbert Bottier ; c’est aujourd’hui son fils Jérôme qui dirige l’établissement, après une formation auprès du chef Jacques Maximin, l’une des figures majeures de la cuisine niçoise. Le banc d’écailler, tenu de longue date par un professionnel bien identifié des habitués, fait partie du décor autant que du service. L’accueil des animaux de compagnie est prévu, et le lieu se prête aux repas de groupe comme aux dîners à deux.
Cuisine & concept
Ici, tout tourne autour de la mer. La spécialité affichée est le poisson : sole, loup, chapon, rouget, supions, turbot, saint-pierre, dorade et palangre selon l’arrivage, préparés sobrement et accompagnés au choix d’un beurre blanc ou d’une sauce vierge. Le restaurant revendique un approvisionnement direct au port du Cros-de-Cagnes, à quelques kilomètres à peine, et ajuste ses prix au poids des pièces servies. Les crustacés — langouste, homard, langoustines — sont proposés en portions d’environ 500 grammes, pochés, grillés, en salade ou en spaghettis nappés d’une sauce aux crustacés.
L’autre pilier de la maison, c’est la bouillabaisse, servie en version traditionnelle ou royale, avec langouste ou homard, toujours à partir de deux personnes. Le banc de coquillages complète l’ensemble : huîtres Royale d’Isigny, praires, clams, bulots, oursins en saison, langoustines et plateaux composés selon l’arrivage. Les entrées mêlent classiques de brasserie et clins d’œil provençaux — foie gras maison, tempura de fleur de courgette, ravioles de loup, soupe de poisson avec sa rouille — et la carte des desserts fait la part belle aux préparations flambées ou glacées, soufflé au Grand Marnier en tête. Une seule viande figure à la carte, une pièce de bœuf, pour les convives qui n’iraient pas vers le poisson.
La fraîcheur des produits revient dans presque tous les retours. Les clients saluent la qualité des huîtres et des coquillages ouverts à la minute, la précision des cuissons de poisson et surtout la bouillabaisse, régulièrement citée comme l’une des références du secteur. Le soufflé au Grand Marnier fait l’objet de nombreuses recommandations spontanées, tout comme les préparations de homard, en salade ou en spaghettis. L’ambiance est décrite comme cosy et le service comme attentif, discret et professionnel.
Les réserves portent principalement sur le niveau de l’addition, qui grimpe vite dès que l’on s’aventure vers les crustacés, les plateaux ou la bouillabaisse royale. Quelques convives regrettent aussi le choix très restreint côté viande — une seule proposition à la carte — ce qui peut poser problème pour un repas de groupe hétérogène. Le passage constant de la circulation sur la promenade est parfois évoqué comme un bémol pour les tables en terrasse.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Charlot 1er ?
Le budget se situe généralement au-delà de 60 € par personne. Les poissons sont facturés de 43 € à 55 € par personne et la bouillabaisse traditionnelle 58 € par personne.
Faut-il commander la bouillabaisse à l’avance ?
Elle est servie à partir de deux personnes, dans sa version traditionnelle comme dans sa version royale à la langouste ou au homard. Il est prudent de la signaler au moment de la réservation, la composition dépendant de l’arrivage.
Y a-t-il un plat de viande à la carte ?
Oui, mais un seul : une pièce de bœuf proposée à 34 €. La carte est très majoritairement consacrée aux poissons, coquillages et crustacés.
Le restaurant dispose-t-il d’une terrasse avec vue sur la mer ?
Oui, la terrasse donne directement sur la promenade et la Méditerranée. Une salle au premier étage offre également une vue dégagée sur le littoral, et l’ensemble est climatisé.
Les chiens sont-ils acceptés ?
Oui, l’établissement indique accueillir les animaux de compagnie. Il est toujours préférable de le préciser lors de la réservation.
Conclusion
Charlot 1er occupe une place à part sur le front de mer cagnois : trois décennies d’activité, une transmission père-fils et un chef formé chez Jacques Maximin lui donnent une assise que peu d’adresses saisonnières du littoral peuvent revendiquer. La maison assume un positionnement haut de gamme et un approvisionnement local revendiqué au port du Cros-de-Cagnes.
Quatre points structurent l’expérience : la bouillabaisse, traditionnelle ou royale, servie à partir de deux personnes ; les poissons de l’arrivage, du loup à la sole ; le banc de coquillages et ses plateaux de fruits de mer ; et une carte de desserts classique dominée par le soufflé au Grand Marnier. La carte des vins, largement tournée vers les rosés et blancs de Provence, comprend aussi des références de Bellet, l’appellation niçoise.
Pour découvrir la maison sans exploser son budget, l’entrée « dégustation » suivie d’un poisson de l’arrivage constitue un bon compromis ; les amateurs de crustacés iront directement vers le homard en salade ou en spaghettis. Réserver reste indispensable en saison, en précisant si l’on souhaite une table côté mer ou la salle du premier étage.
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