Chez Pimousse – Lyon : table de chef bistronomique installée sur les quais de Lyon, dans une ancienne maison close du début du siècle dernier, où Pierre-Michaël Martin décline une cuisine moderne en menus dégustation, dans une salle lumineuse et chaleureuse ouverte sur la Saône, budget 35–85 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 27 Quai Saint-Vincent, 69001 Lyon, dans le premier arrondissement, en léger renfoncement du quai, sur la discrète place du Port Neuville. Le département du Rhône et la région Auvergne-Rhône-Alpes comptent peu d’emplacements aussi photogéniques : la façade regarde la Saône, le quai Pierre-Scize et la colline de Fourvière avec sa basilique, tandis que le Vieux-Lyon Renaissance et ses traboules classées à l’UNESCO se déploient juste en face, de l’autre côté de l’eau.
On est ici au pied des pentes de la Croix-Rousse, quartier des canuts et de la révolte de 1831, à deux pas des Subsistances et de la Fresque des Lyonnais peinte sur un immeuble voisin. La place des Terreaux et sa fontaine Bartholdi, l’hôtel de ville, le musée des Beaux-Arts installé dans l’ancienne abbaye Saint-Pierre et l’Opéra rénové par Jean Nouvel sont accessibles à pied en une dizaine de minutes, tout comme la passerelle Saint-Vincent. Non loin, les Halles Paul-Bocuse et la Presqu’île, coincée entre Rhône et Saône, complètent le tableau ; en décembre, la Fête des Lumières transforme tout le secteur. Côté stationnement, la maison signale les parkings Saint-Paul et Saint-Jean à environ 600 mètres, Saint-Antoine à 900 mètres et Terreaux à 800 mètres.
Cadre & ambiance
Le lieu a une histoire : l’emplacement abritait autrefois une maison de passe, et Jean-Pierre Melville y tourna en 1965 une scène de « L’Armée des ombres », où l’on admirait déjà la vue sur le quai Pierre-Scize. De ce passé subsiste une bâtisse ancienne, aujourd’hui entièrement repensée : haut plafond, grandes baies vitrées qui inondent la salle de lumière, longues tables de bois brut laissées nues, chaises de bistrot classiques, herbes séchées et long comptoir de bois qui accueille les arrivants.
L’atmosphère joue la carte du partage et de la convivialité plutôt que celle du cérémonial gastronomique. Les matières et les époques se mêlent avec sobriété, dans un esprit de villa de campagne transposée en ville — un clin d’œil assumé à la dualité entre l’ancien et l’inédit qui traverse la cuisine du chef. Aux beaux jours, quelques tables s’installent en terrasse sur la place du Port Neuville, à l’abri de la circulation du quai, face à la Saône. La maison accueille aussi des privatisations et organise ponctuellement des soirées à thème, comme ce dîner à l’envers programmé pendant le festival Le Temps Est Bon.
Cuisine & concept
Pierre-Michaël Martin, dit « Pimousse », cuisine depuis plus de dix-sept ans et a fait ses classes dans des maisons lyonnaises réputées : La Mère Brazier, Le Potager des Halles et Le Bistrot du Potager. Il a ouvert ici son propre terrain de jeu et y défend une cuisine qu’il qualifie lui-même de vivante, honnête et goûteuse, portée par le rythme des saisons et le choix rigoureux de ses producteurs. La formule repose sur des menus dégustation en quatre ou sept services, largement construits sur la surprise : on ne commande pas plat par plat, on se laisse guider.
Le style est franchement moderne et joue sur les mariages inattendus : des asperges relevées de lard de Bigorre, un cromesqui de comté escorté d’un gel de citron, des Saint-Jacques associées à une tête de cochon en civet, des ris de veau accompagnés de langoustines. Le tartare n’est pas de bœuf mais de cerf, le pigeon est mis en scène rouge sang et la seiche se transforme en noodles. La technicité est réelle sans jamais devenir démonstrative, et le sucré ferme la marche sur le même registre, avec une mousse au chocolat et son caramel de whisky. La carte des vins suit le mouvement avec près de 400 références et plusieurs suggestions au verre, dont des cuvées bio du Sud-Ouest et des vins de la vallée du Rhône. Côté tarifs, le déjeuner est proposé à 35 €, le menu découverte à 55 € et le menu dégustation à 85 €. La maison figure dans la sélection du Guide MICHELIN et son chef a été distingué comme Jeune Talent par le Gault&Millau.
Carte & plats emblématiques
les asperges au lard de Bigorre – une entrée de saison où le gras fumé du lard réveille la tige verte, servie au fil du printemps.
le cromesqui de comté – une bouchée panée et coulante, contrebalancée par un gel de citron acidulé.
les Saint-Jacques snackées – la noix iodée dialogue avec une tête de cochon travaillée en civet, contraste terre-mer typique du chef.
le ris de veau croustillant – accompagné de langoustines, l’un des accords les plus techniques de la maison.
un tartare de cerf – la version gibier du grand classique, taillée au couteau et assaisonnée avec retenue.
le pigeon rôti – présenté rouge sang, dans une mise en scène assumée qui joue autant sur le visuel que sur le goût.
la seiche en noodles – détournée en tagliatelles marines, un clin d’œil ludique aux textures asiatiques.
les langoustines – juste saisies, elles apportent leur douceur sucrée aux abats du menu.
la mousse au chocolat – dessert de clôture, relevé d’un caramel de whisky qui prolonge la dégustation.
Ces assiettes évoluent au fil des saisons et des arrivages : la carte n’est pas figée, et les menus dégustation sont réécrits régulièrement en fonction des producteurs partenaires.
Résumé des commentaires
Les retours des convives convergent sur un point : la cuisine surprend d’abord, puis séduit. Les mariages de saveurs — gibier, abats, produits de la mer et notes acidulées — déroutent parfois à la première bouchée avant de faire sens, et la maîtrise technique est régulièrement soulignée sans être jugée intimidante. Le rapport qualité-prix du déjeuner à 35 € revient souvent comme un bon point d’entrée pour découvrir le travail du chef.
Le cadre récolte lui aussi des commentaires favorables : la lumière des grandes baies, la vue sur la Saône et Fourvière, l’ambiance décontractée du comptoir. Quelques convives rappellent que les menus dégustation en quatre ou sept services demandent du temps et un budget adapté, et qu’il vaut mieux prévoir une soirée entière plutôt qu’un dîner expédié. Le conseil sommelier, appuyé sur une cave fournie, est fréquemment cité comme un plus.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Chez Pimousse ?
Le menu du déjeuner est affiché à 35 €, le menu découverte à 55 € et le menu dégustation à 85 €, hors boissons.
Faut-il réserver chez Chez Pimousse ?
Oui, la réservation est vivement conseillée : la salle est de taille modeste et la maison prend ses tables en ligne via son module de réservation ou par téléphone.
Peut-on choisir ses plats à la carte ?
Le concept repose sur des menus dégustation en quatre ou sept services, construits par le chef ; les préférences et allergies sont à signaler au moment de la réservation.
Y a-t-il une terrasse chez Chez Pimousse ?
Oui, quelques tables sont installées aux beaux jours sur la place du Port Neuville, en léger retrait du quai Saint-Vincent et face à la Saône.
Où se garer à proximité ?
Le restaurant renvoie vers les parkings Saint-Paul et Saint-Jean à environ 600 mètres, Saint-Antoine à 900 mètres et Terreaux à 800 mètres.
Conclusion
Chez Pimousse s’est imposé en quelques années comme l’une des tables de chef les plus personnelles du premier arrondissement lyonnais. Le lieu, chargé d’histoire, et la cuisine, résolument contemporaine, forment un ensemble cohérent : rien n’y est décoratif, tout sert le propos du chef.
On retient surtout quatre choses : les menus dégustation en quatre ou sept services, les accords audacieux entre abats, gibier et produits de la mer, la cave de près de 400 références, et la vue sur la Saône et Fourvière depuis la salle ou la terrasse.
Pour une première visite, le déjeuner constitue la porte d’entrée la plus accessible ; les soirs, le menu découverte ou le dégustation permettent d’aller au bout de la démarche, entre Saint-Jacques et tête de cochon, ris de veau et langoustines, avant la mousse au chocolat au caramel de whisky. Une adresse à réserver à l’avance, en prenant le temps.
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