Gangnam – Pantin : barbecue coréen, bibimbaps et poulet frit laqué se partagent la table dans ce restaurant lumineux ouvert sur le parc de la Manufacture, à Pantin. Salle moderne, terrasse couverte, plats conçus pour être partagés et budget 25–35 € à la carte, avec une formule du midi à partir de 14,90 €.
Localisation
L’adresse est le 140 avenue Jean-Lolive, 93500 Pantin, en Seine-Saint-Denis, région Île-de-France. Le restaurant occupe l’entrée du parc d’activités de la Manufacture des Tabacs, à moins de 200 mètres de la station de métro Église de Pantin sur la ligne 5, avec trois stations Vélib’ à proximité immédiate. Un parking public, celui de l’Église, se trouve en face, rue Lucienne-Gérain.
Le quartier résume assez bien la mue de Pantin. L’avenue Jean-Lolive, artère principale et ancienne route nationale, traverse une ville longtemps industrielle que l’on surnomme aujourd’hui le « Brooklyn parisien ». À quelques centaines de mètres coule le canal de l’Ourcq, dont les berges réaménagées alignent guinguettes et péniches, et dont l’autre rive laisse apparaître les Grands Moulins de Pantin, cathédrale de béton des années 1920 reconvertie en siège bancaire. Le Centre national de la danse, installé dans un ancien bâtiment administratif brutaliste, les Magasins généraux et les ateliers de maroquinerie d’Hermès complètent ce paysage de friches devenues lieux de travail et de culture. Le parc de la Villette et la Philharmonie sont juste de l’autre côté du périphérique, et Paris commence à un kilomètre, porte de Pantin.
Cadre & ambiance
La salle joue la sobriété contemporaine : lignes nettes, motifs géométriques, touches de rouge et surtout de grandes baies vitrées qui donnent directement sur le jardin du parc de la Manufacture. La lumière naturelle inonde la pièce à midi, ce qui change des salles asiatiques souvent sombres, et une terrasse couverte prolonge l’espace dès que la météo le permet.
Le lieu a été monté par deux amis, Matthieu et Julien, qui revendiquent une lecture conviviale de la cuisine coréenne : tout est pensé pour être posé au centre et partagé. À midi, la clientèle mêle salariés du parc d’activités et habitants du quartier, avec un service rapide adossé aux formules ; le soir, le rythme se ralentit et les tablées s’installent autour des grillades, souvent accompagnées d’un soju. L’accueil reste décontracté, et l’équipe explique volontiers le fonctionnement du barbecue à ceux qui découvrent.
Cuisine & concept
Le nom fait un triple clin d’œil : le quartier huppé de Séoul, le tube planétaire de Psy, et le lieu d’origine des deux fondateurs. La carte, elle, tient de la cantine coréenne complète. Les barbecues occupent le premier rôle, avec une dizaine de viandes marinées ou nature — bœuf bulgogi, poulet et porc au piment, poitrine de porc, magret de canard, calamar — toutes servies avec un bol de riz et des accompagnements de légumes, les fameux banchan.
Le second pilier, ce sont les bibimbaps, déclinés en huit versions dont un tartare de bœuf cru et trois alternatives végétales. Autour gravite tout ce qui fait le sel des tables coréennes : galettes pajeon aux légumes, aux fruits de mer ou au kimchi, gâteaux de riz tteokbokki très piquants, vermicelles japchae, kimchi sauté au porc, seiche à la sauce rouge, et un poulet frit décliné en quatre sauces qui a ses inconditionnels. Les soupes-ragoûts — kimchi-jjigae, tofu aux fruits de mer, pâte de soja fermentée, raviolis — complètent l’ensemble. Le kimchi est fabriqué sur place, et la maison signale systématiquement les allergènes ainsi que le niveau de piment de chaque plat. Le restaurant assure la vente à emporter et la livraison via Uber Eats et Deliveroo.
Les retours mettent en avant deux spécialités récurrentes : le bibimbap tartare de bœuf et le poulet frit sauce coréenne, cités comme les signatures de la maison. La générosité des portions et la présence systématique des banchan avec les barbecues reviennent également, tout comme la qualité du kimchi fait sur place. Le cadre lumineux, avec sa vue sur le jardin, est souvent mentionné comme un atout rare dans ce type d’adresse.
La formule du midi est plébiscitée par les salariés du secteur pour son rapport qualité-prix, avec un service tenu dans les temps du déjeuner. Les convives végétariens soulignent qu’ils ne sont pas oubliés : bibimbap aux légumes ou au tofu, bento végétarien, vermicelles sautés et deux barbecues végétaux figurent à la carte. Les remarques plus réservées concernent le niveau sonore lors des soirées complètes et la nécessité d’annoncer clairement sa tolérance au piment, plusieurs plats étant signalés comme très relevés.
Questions fréquentes
Combien coûte un repas chez Gangnam ?
Le midi, la formule est affichée à 14,90 € en deux services et 17,90 € en trois, la formule bibimbap à 15,50 € et les plats sautés à 17,90 €. À la carte, comptez un bibimbap entre 14,00 € et 15,00 €, un barbecue entre 18,00 € et 21,00 €, soit 25 € à 35 € pour un repas complet.
Y a-t-il des options végétariennes ou vegan ?
Oui : bibimbap au tofu, bibimbap bœuf ou poulet vegan, barbecues végétaux, galette aux légumes, salade de tofu doux et vermicelles sautés aux légumes figurent à la carte.
Peut-on réserver une table ?
La réservation en ligne est possible via le module Zenchef du site du restaurant, ou par téléphone. Elle est conseillée le soir et pour les tablées de plusieurs personnes.
Gangnam livre-t-il à domicile ?
Oui, la maison est présente sur Uber Eats et Deliveroo, et propose également un service de commande à emporter en ligne.
Les plats sont-ils très épicés ?
Le niveau de piment est indiqué plat par plat sur la carte, de « légèrement piquant » à « très piquant ». Plusieurs préparations, comme le gâteau de riz ou la soupe de kimchi, sont franchement relevées ; d’autres, comme l’entrecôte nature ou les raviolis grillés, ne le sont pas du tout.
Conclusion
Gangnam s’est installé comme l’adresse coréenne de référence du secteur Église de Pantin : une cuisine complète, du barbecue à la table jusqu’aux ragoûts fermentés, dans une salle claire ouverte sur le jardin de la Manufacture, tenue par deux amis fondateurs qui assument le côté convivial et partageur du repas coréen.
Trois atouts se dégagent : les grillades servies avec riz et banchan, qui restent le meilleur moyen de faire connaissance avec la maison ; les bibimbaps, dont la version tartare de bœuf est la plus repérée ; et le poulet frit décliné en quatre sauces. La formule du midi ajoute un argument décisif pour les déjeuners de semaine.
Pour une première visite, un bœuf mariné au barbecue partagé à deux, précédé de raviolis grillés et d’une galette au kimchi, puis conclu par des mochis glacés ou un bingsu, donne une image fidèle de la carte. Pensez à réserver le soir, et à préciser votre seuil de tolérance au piment.
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