Les Capucins – Belfort : table d’hôtel installée depuis 1957 au bord de la Savoureuse, en plein centre de Belfort, où le chef Lucas Ansel signe une cuisine française inventive, entièrement faite maison, adossée à une cave de plus de 1 500 références. Cadre élégant et discret, menu du marché à 26,00 € et budget moyen autour de 43 €.
Localisation
L’hôtel-restaurant se dresse au 20 faubourg de Montbéliard, 90000 Belfort, dans le Territoire de Belfort, région Bourgogne-Franche-Comté. Le bâtiment, rénové en 2010, occupe une position centrale au bord de la Savoureuse, à quelques minutes à pied des principaux points d’intérêt de la ville.
Belfort verrouille la trouée de Belfort, ce couloir stratégique entre Vosges et Jura qui relie la plaine du Rhin au bassin parisien. À deux pas du restaurant veille le Lion de Belfort, sculpté dans le grès rose par Bartholdi — l’auteur de la statue de la Liberté —, long de 22 mètres au pied de la citadelle : il commémore la résistance du colonel Denfert-Rochereau pendant le siège de 1870-1871, cent trois jours qui valurent à la ville de rester française.
Non loin s’étendent la citadelle de Vauban et son musée d’histoire, la vieille ville aux façades roses et la cathédrale Saint-Christophe. Chaque été, le festival des Eurockéennes investit le site du Malsaucy. La ville reste par ailleurs un pôle industriel majeur avec Alstom et General Electric, héritiers de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. Le ballon d’Alsace est à 25 kilomètres, Montbéliard et son château des ducs de Wurtemberg à 20 kilomètres, Mulhouse à 40 kilomètres et Besançon à 90 kilomètres.
Cadre & ambiance
La maison compte parmi les hôtels les plus reconnaissables de Belfort et sert depuis des décennies de point de rendez-vous aux Belfortains. Rénovée en 2010, elle a conservé son charme d’autrefois : élégance sobre, style intemporel, salle claire posée au bord de la rivière, dressage soigné.
L’atmosphère se prête aussi bien au déjeuner d’affaires — la table est ouverte du lundi au vendredi, midi et soir, et fermée le samedi et le dimanche — qu’au dîner en couple, dans un registre volontiers romantique. L’accès est aménagé pour les personnes à mobilité réduite, les animaux sont acceptés et un menu enfant est proposé, ce qui élargit encore le spectre des occasions.
Cuisine & concept
Aux commandes des fourneaux, le chef Lucas Ansel compose une carte inventive et raffinée, bâtie sur des produits frais et de saison. Tous les plats sont élaborés sur place à partir de produits bruts, revendiqués « faits maison ». Le style mêle bases classiques et incursions plus lointaines : gel de fruits de la passion sur un tartare de thon, poivre de Kampot sur le filet de bœuf, ou encore un okonomiyaki japonais réinterprété avec de la saucisse de Montbéliard et de la choucroute.
La cuisine assume ainsi son ancrage franc-comtois sans s’y enfermer : ris de veau, sandre, volaille jaune d’Alsace et fromages affinés d’un maître affineur régional côtoient des associations plus contemporaines. Le menu du marché à 26,00 € permet de découvrir cette écriture à prix contenu. Côté vins, la cave, saluée pour son étendue, dépasse les 1 500 références et couvre largement les crus du Jura, à commencer par le savagnin qui parfume la terrine de foie gras.
Carte & plats emblématiques
le baklava d’artichauts – Feuilleté d’artichauts, crème et artichauts rôtis, jus truffé et éclats de noisettes. 17,00 €
la fricassée de ris de veau – Ris de veau et sot-l’y-laisse de volaille, houmous de betterave et sauce crémée moutardée. 20,00 €
le tartare de thon albacore – Thon albacore, vinaigrette curry et paprika fumé, gel de fruits de la passion. 18,00 €
l’okonomiyaki de poulpe – Poulpe et saucisse de Montbéliard, choucroute, sauce raifort et pickles de chou rouge. 23,00 €
la tarte exotique – Ananas, mangue et coco, sorbet mangue-gingembre. 11,00 €
Résumé des commentaires
Les retours publiés insistent sur la régularité de la cuisine et la précision des cuissons, en particulier sur les poissons et les viandes. La créativité des associations, l’esthétique des assiettes et la générosité des desserts reviennent fréquemment dans les commentaires.
Le service est décrit comme professionnel et prévenant, avec des conseils utiles sur les accords mets et vins compte tenu de l’ampleur de la cave. Plusieurs convives soulignent le rapport qualité-prix du menu du marché, jugé particulièrement intéressant au regard du niveau de la table.
Questions fréquentes
Qui est le chef des Capucins ?
La cuisine est dirigée par le chef Lucas Ansel, qui élabore l’ensemble des plats sur place à partir de produits bruts, frais et de saison.
Quel budget prévoir aux Capucins ?
Comptez environ 43 € par personne à la carte, hors boissons. Le menu du marché est affiché à 26,00 €, les entrées de 17,00 € à 24,00 € et les plats de 29,00 € à 42,00 €.
Le restaurant est-il ouvert aux personnes qui ne logent pas à l’hôtel ?
Oui, la table est ouverte à tous et constitue même l’un des rendez-vous des Belfortains. Elle sert du lundi au vendredi, de 12h à 14h et de 19h à 23h30, et reste fermée le samedi et le dimanche.
Les Capucins ont-ils une distinction ?
L’établissement figure au Gault&Millau, qui lui attribue la note de 12/20 dans son édition 2026 et le classe parmi les tables gourmandes. Aucune étoile au Guide MICHELIN n’est en revanche associée à la maison.
L’accès est-il possible en fauteuil roulant et les animaux sont-ils acceptés ?
Oui, le restaurant dispose d’un accès pour les personnes à mobilité réduite et les animaux de compagnie y sont admis. Un menu enfant est également proposé.
Conclusion
Installée depuis 1957 au bord de la Savoureuse, la maison a su renouveler son propos sans renier son statut d’institution locale. La reprise de la cuisine par Lucas Ansel a donné à la table un ton plus inventif, reconnu par le Gault&Millau, tout en préservant l’élégance discrète du lieu.
Quatre atouts se détachent : la cave de plus de 1 500 références, le menu du marché à 26,00 €, les entrées travaillées comme le baklava d’artichauts ou l’okonomiyaki de poulpe à la saucisse de Montbéliard, et des desserts pâtissiers d’un niveau rare pour une table d’hôtel.
Pour un déjeuner d’affaires en semaine, une escale entre Vosges et Jura ou un dîner soigné à Belfort, l’adresse tient ses promesses. Un filet de bœuf sashi, un verre de vin du Jura et un millefeuille chocolaté suffisent à comprendre pourquoi les Belfortains y reviennent : mieux vaut réserver, la salle affichant souvent complet en semaine.
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