La Merenda – Nice : petite table de cuisine niçoise nichée au cœur du Vieux-Nice, à Nice, où le chef Dominique Le Stanc sert depuis des années les recettes du pays dans une salle d’une dizaine de tables. Ambiance de bistrot d’autrefois, coude-à-coude et service sans chichis, budget 40–55 € pour un repas complet.
Localisation
La Merenda occupe le 4 rue Raoul-Bosio, 06300 Nice, une ruelle discrète du Vieux-Nice, dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’adresse se glisse juste derrière l’Opéra de Nice, dont la façade donne sur la rue Saint-François-de-Paule, à quelques dizaines de mètres seulement.
On y accède à deux pas du cours Saleya et de son marché aux fleurs, à cinq minutes à pied de la place Masséna et de ses damiers rouges, et tout près de la promenade des Anglais qui longe la baie des Anges. La colline du Château et sa cascade dominent le quartier au nord-est, tandis que le port Lympia se rejoint en une quinzaine de minutes de marche. Le secteur, piéton pour l’essentiel, appartient au périmètre inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de la ville de villégiature d’hiver de Riviera.
Cadre & ambiance
La salle tient dans un mouchoir de poche. Les tables sont serrées, les conversations circulent d’un convive à l’autre et l’on dîne littéralement au coude-à-coude, ce qui fait tout le sel de l’endroit. Les murs sont habillés d’œuvres d’art, et les assiettes en céramique ont été réalisées sur mesure pour la maison : deux détails qui trahissent le soin apporté à un lieu par ailleurs volontairement dépouillé.
La maison assume quelques particularités devenues légendaires. Elle n’a pas de téléphone : la réservation se prend en ligne, via le site officiel et les réseaux sociaux, ou en se présentant directement sur place. Elle n’accepte pas non plus les cartes bancaires, le règlement se faisant en espèces uniquement — une information à garder en tête avant de pousser la porte. Le service se déroule en deux temps, midi et soir, du lundi au vendredi.
Cuisine & concept
Aux fourneaux, Dominique Le Stanc a tourné le dos à la haute gastronomie après avoir été chef doublement étoilé au Negresco. Il a repris ce bistrot ouvert en 1966 pour revenir à l’essentiel : une cuisine de marché, courte, sans démonstration, entièrement tournée vers le répertoire niçois. La carte tient sur une ardoise et change au fil des arrivages et des saisons.
On y retrouve les grands classiques du terroir : pissaladière, beignets de fleurs de courgette, sardines farcies, pâtes au pistou, stockfish, daube mijotée, tripes à la niçoise, tourte de blettes ou tarte au citron selon les jours. Les produits viennent de producteurs locaux, les cuissons sont longues, les assaisonnements francs. La maison figure au Bib Gourmand du Guide MICHELIN, la distinction qui récompense les meilleurs rapports qualité-prix — sans étoile, revendiquée ni recherchée.
Carte & plats emblématiques
la coppa en entrée – fine charcuterie tranchée minute, servie telle quelle pour ouvrir le repas. 15,00 €
la pizza de la maison – une pâte fine à la mode niçoise, garniture simple et généreuse. 15,00 €
les pâtes au pistou – basilic, ail et huile d’olive pilés au mortier, un classique du littoral. 18,00 €
roquette et ricotta – salade de riquette relevée d’olives et de tomates, fraîche et acidulée. 17,00 €
les fruits pochés – fruits de saison pochés dans un sirop léger. 9,00 €
Côté boissons, la carte reste à l’image de la cuisine : une bière du Comté en 33 cl à 8,00 €, une demi-eau à 5,00 €, le café à 2,50 €, le verre de vin de Provence à 7,50 € et le verre de Bellet rosé à 9,00 €. En bouteille, le Château les Crostes de Provence est proposé à 35,00 € dans ses trois couleurs, et le Domaine de Toasc, en appellation Bellet, à 39,00 € en rosé et 50,00 € en blanc ou en rouge.
Résumé des commentaires
Les retours des clients convergent sur un point : on ne vient pas ici pour le confort mais pour le contenu de l’assiette. L’exiguïté de la salle, la proximité des tables et l’absence de fioritures reviennent dans presque tous les commentaires, généralement présentées comme un charme plus que comme un défaut. Les habitués soulignent la constance des cuissons et le caractère très assumé des recettes, notamment le stockfish, les tripes et la daube, qui ne cherchent pas à séduire les palais timides.
L’autre sujet récurrent tient à l’organisation. Le fonctionnement sans téléphone déroute les visiteurs de passage, et les places partent vite : les commentaires recommandent unanimement de réserver en amont plutôt que de tenter sa chance. Le paiement en espèces surprend également ceux qui n’ont pas anticipé. Passé ces contraintes, la petite taille de la carte et le contact direct avec la cuisine sont régulièrement cités comme les meilleurs arguments de la maison.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez La Merenda ?
Comptez environ 40 à 55 € par personne pour une entrée, un plat et un dessert, hors boissons. Les entrées oscillent entre 15,00 € et 18,00 €, les plats entre 20,00 € et 27,00 €, et les desserts sont tous à 9,00 €.
Comment réserver une table à La Merenda ?
Le restaurant n’a pas de ligne téléphonique. La réservation se fait en ligne depuis le site officiel et les réseaux sociaux de la maison, ou en se présentant directement rue Raoul-Bosio.
La Merenda accepte-t-elle la carte bancaire ?
Non, le paiement se fait exclusivement en espèces. Il est donc prudent de retirer de l’argent avant de venir.
La Merenda propose-t-elle des plats végétariens ?
Oui, plusieurs options figurent à la carte : pâtes au pistou, riquette et ricotta aux olives et tomates, beignets de fleurs de courgette ou mesclun à l’huile d’olive.
La Merenda a-t-elle une étoile au Guide MICHELIN ?
Non. La maison est distinguée par un Bib Gourmand, qui salue les meilleurs rapports qualité-prix de la sélection, et non par une étoile.
Conclusion
La Merenda occupe une place à part dans le paysage niçois : un bistrot de poche ouvert en 1966, repris par un chef venu de la grande cuisine, qui a choisi de réduire son terrain de jeu au répertoire local et d’y consacrer toute son énergie. Le résultat est une table courte, franche et cohérente, distinguée d’un Bib Gourmand par le Guide MICHELIN.
Trois raisons d’y venir : un stockfish et une daube de bœuf à la provençale qui figurent parmi les meilleures interprétations niçoises de ces plats, une pissaladière et des beignets de fleurs de courgette qui rappellent pourquoi la cuisine du pays se passe volontiers d’artifices, et des desserts simples — tarte au citron de Nice, pot de crème à la vanille — au tarif inchangé de 9,00 €.
Prévoyez de réserver en ligne bien à l’avance, munissez-vous d’espèces, et laissez la carte du jour décider à votre place : c’est le meilleur moyen de profiter de ce que Dominique Le Stanc a rapporté du marché le matin même.
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