La Rotonde – Biarritz : le restaurant principal de l’Hôtel du Palais, le palace de Biarritz né de la villa Eugénie. Sous une coupole ouverte à 180° sur l’Atlantique, le chef Christophe Scheller signe une carte qui mêle classiques de la grande cuisine française et produits du Pays basque, entre caviar, homard, foie gras et volailles fermières. Comptez de l’ordre de 90–160 € par personne à la carte.
Localisation
Le restaurant se trouve au 1 Avenue de l’Impératrice, 64200 Biarritz, dans les Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine. C’est l’adresse de l’Hôtel du Palais, édifié en 1855 comme villa Eugénie pour l’impératrice Eugénie et Napoléon III, transformé en hôtel au début du XXe siècle et exploité aujourd’hui au sein de la collection Unbound de Hyatt. La Rotonde en occupe la salle éponyme, en surplomb direct de l’océan.
La position est celle d’un balcon sur la baie : la Grande Plage commence au pied de la propriété et remonte vers le nord, le Casino municipal Art déco borde son extrémité sud, et le phare de la pointe Saint-Martin, tour de 73 m, ferme la perspective à quelques centaines de mètres. En descendant vers l’autre versant du promontoire, on rejoint le port des Pêcheurs et ses crampottes, le Rocher de la Vierge et sa passerelle métallique attribuée aux ateliers Eiffel, puis le Musée de la Mer et la Côte des Basques, plage fondatrice du surf européen depuis 1957.
L’avenue de l’Impératrice elle-même fait l’objet de visites guidées consacrées aux villas de la Biarritz impériale, et le centre-ville, les halles et la Cité de l’Océan sont à portée de marche ou de quelques minutes en voiture. Bayonne se trouve à environ 8 km, Saint-Jean-de-Luz à 15 km, la frontière espagnole et Saint-Sébastien à une quarantaine de kilomètres, avec les Pyrénées visibles par temps clair.
Cadre & ambiance
La salle porte bien son nom : une rotonde monumentale, colonnes, dorures et hauteur sous plafond héritées du décor impérial, ouverte par de grandes baies sur un panorama à 180° sur l’Atlantique. Selon l’heure, la lumière change complètement l’atmosphère — nappage clair et éclat marin au déjeuner, éclairage tamisé et coucher de soleil sur l’océan au dîner. La terrasse attenante, exploitée sous l’enseigne Terrasse & Rotonde, prolonge le service en extérieur à la belle saison.
Le service est celui d’un palace : brigade nombreuse, maîtres d’hôtel qui conseillent les accords et les tailles de portions, rythme calibré. Le Guide MICHELIN, qui référence la maison au titre de l’Assiette MICHELIN dans son édition France 2026, souligne d’ailleurs un service « précis et efficace ». La tenue reste soignée sans être guindée, et l’endroit accueille aussi bien des clients de l’hôtel que des tables extérieures venues pour la vue, un déjeuner d’affaires ou un dîner d’occasion.
Cuisine & concept
Christophe Scheller construit sa carte autour d’un principe simple : les grands classiques français revisités à la lumière du terroir aquitain et basque. Le déjeuner adopte un registre de brasserie chic, plus léger, tandis que le dîner monte en gamme avec les produits nobles — caviar Kristal de la maison Kaviari, homard, foie gras des Landes, filet de bœuf de l’Aubrac. Le sourcing est nommé sur la carte : ventrèche Ibaïama, volaille de la maison Garat, magret de la ferme Jean Sarthe, bœuf blonde d’Aquitaine, ossau-iraty.
L’iode domine une partie de la proposition, ce qui n’a rien d’étonnant vu l’emplacement : homard poché puis rôti au risotto safrané, filet de bar à la plancha et sauce vierge, tentacule de poulpe sur une piperade, carpaccio de gambero rosso. Les inspecteurs du Guide MICHELIN ont retenu de leur passage des assiettes comme les ormeaux confits au beurre d’algue, le saint-pierre glacé au jus d’arêtes ou un dessert associant rhubarbe et algue, ainsi qu’une crêpe Suzy servie en hommage à Raymond Oliver — signe d’une maison qui entretient la mémoire de la haute cuisine française.
Côté terre, on trouve un registre plus direct : tartare de bœuf coupé au couteau, burger maison au pain bio et à l’ossau-iraty, volaille rôtie à la polenta au zaatar, filet de bœuf façon Rossini, et un magret pour deux personnes taillé pour le partage. Les végétariens disposent d’une tarte à l’aubergine à la parmesane construite comme un plat à part entière. Les desserts jouent la référence au lieu, du chou « Eugénie » chocolat-noisette à la crème brûlée « des grands hommes » parfumée au combawa.
Le premier motif de satisfaction cité par les clients est sans surprise le cadre : la coupole, le décor Second Empire et la vue frontale sur l’Atlantique produisent un effet qui revient dans presque tous les retours. Vient ensuite le service, décrit comme attentif, structuré et capable d’expliquer les produits sans lourdeur. Les habitués du Pays basque apprécient de retrouver sur la carte des maisons régionales identifiées, du jambon Ibaïama aux volailles fermières.
Sur l’assiette, les mentions les plus fréquentes concernent les produits de la mer — homard, bar, poulpe — et la précision des cuissons, ainsi que les desserts, jugés plus créatifs qu’attendu dans un établissement de ce type. Les réserves portent essentiellement sur le niveau tarifaire, assumé, et sur le fait que l’expérience se justifie surtout pour une occasion. Plusieurs convives conseillent de réserver une table côté baies vitrées et de venir en fin de journée pour le coucher de soleil.
Questions fréquentes
La Rotonde est-elle le restaurant de l’Hôtel du Palais ?
Oui. La Rotonde est la table principale de l’Hôtel du Palais de Biarritz, l’ancienne villa Eugénie, et occupe la salle en rotonde ouverte sur l’océan. Elle est accessible aux clients de l’hôtel comme aux personnes extérieures.
Le restaurant a-t-il une étoile au Guide MICHELIN ?
Non. La Rotonde figure au Guide MICHELIN France 2026 au titre de l’Assiette MICHELIN, une mention de sélection qui n’est pas une étoile.
Quel budget prévoir ?
Les entrées vont de 24 € à 95 € pour le caviar, les plats de 35 € à 67 € — jusqu’à 120 € pour le magret à partager à deux — et les desserts de 12 € à 29 €. Un repas complet à la carte se situe donc généralement entre 90 € et 160 € par personne, hors boissons.
Y a-t-il une option végétarienne ?
Oui, la carte propose notamment une tarte façon aubergine à la parmesane avec œuf parfait et mousse de parmesan, ainsi qu’une burrata en entrée. L’équipe demande de signaler les allergies et régimes particuliers à la réservation.
Peut-on manger en terrasse et faut-il réserver ?
Une terrasse prolonge la salle à la belle saison, sous l’enseigne Terrasse & Rotonde. La réservation est fortement recommandée, en ligne ou par téléphone, en particulier pour obtenir une table face à l’océan.
Conclusion
La Rotonde combine deux atouts difficiles à réunir : un décor patrimonial — celui du palace construit pour l’impératrice Eugénie en 1855 — et une vue de plain-pied sur l’Atlantique, mis au service d’une cuisine de tradition française relue par Christophe Scheller. La maison est référencée au Guide MICHELIN France 2026 au titre de l’Assiette.
Ce qu’il faut retenir de la carte : les produits de la mer, homard rôti en tête, la partie caviar et foie gras qui installe le registre du palace, la sélection de fournisseurs basques et landais affichée en clair, et des desserts qui font référence à l’histoire du lieu, du chou « Eugénie » à la crème brûlée « des grands hommes ».
Pour une première fois, un déjeuner au format brasserie — tartare de bœuf au couteau ou salade César volaille, puis île flottante — permet d’aborder la maison sans passer par les grands plats du soir. Pour une occasion, le homard, le filet de bœuf façon Rossini ou le magret à partager à deux donnent la pleine mesure de la table, idéalement à l’heure du coucher de soleil sur la baie.
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