Le Bouillon de l’Impératrice – Roubaix : grande brasserie du centre de Roubaix, héritière du nom de l’impératrice Eugénie, qui reprend le principe des bouillons parisiens du XIXe siècle — salle spacieuse, décor travaillé, cuisine franche et prix contenus. La carte fait la part belle au terroir du Nord, de la carbonade flamande au potjevleesch, avec des plats affichés entre 12,00 € et 18,00 €.
Localisation
La brasserie occupe le 22 place de la Liberté, 59100 Roubaix, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. On est en plein centre-ville : la station de métro Eurotéléport est à moins de cent mètres, des places de stationnement bordent la place elle-même, et les commerces comme les services municipaux sont à quelques pas.
Roubaix fut la « ville aux mille cheminées », capitale du textile et de la laine peignée. Ce passé se lit encore dans l’hôtel de ville et ses frises sculptées célébrant le travail de la laine, dans les courées ouvrières et dans l’usine Motte-Bossut, devenue Archives nationales du monde du travail. À deux pas, La Piscine, musée d’art et d’industrie installé depuis 2001 dans une piscine municipale Art déco de 1932, avec ses mosaïques et sa verrière en soleil levant, s’est imposée comme l’un des musées les plus fréquentés du Nord.
La Condition Publique, ancien entrepôt de conditionnement des laines reconverti en lieu culturel, complète le parcours, tout comme le canal de Roubaix et le parc du Nouveau Monde. Chaque printemps, la ville accueille l’arrivée du Paris-Roubaix, « l’Enfer du Nord », sur son vélodrome depuis 1896, après les pavés de la trouée d’Arenberg. Tourcoing est à 4 km, Lille à 12 km et la frontière belge à 2 km à peine.
Cadre & ambiance
Le premier choc est architectural. La salle est vaste, haute, ornée dans l’esprit des grandes brasseries : plusieurs convives disent découvrir un décor digne d’un établissement parisien, ce qui détonne dans un centre-ville que l’on ne visite pas pour cela. Une terrasse fonctionne sur la place aux beaux jours, et la salle est climatisée.
Le service est assuré par une équipe décrite comme professionnelle et souriante, ce que les habitués soulignent volontiers. L’ambiance varie fortement selon les jours : plutôt calme en début de semaine, elle devient très animée le vendredi et le samedi, au point que la musique et le brouhaha peuvent gêner les conversations. Les grandes tablées sont fréquentes et la maison recommande de préciser à la réservation le nombre de convives et la préférence entre salle et terrasse. Les horaires publiés annoncent un service au déjeuner du mardi au dimanche et un service du soir le samedi, avec fermeture le lundi : mieux vaut appeler pour confirmer avant de se déplacer.
Cuisine & concept
Le principe du bouillon est respecté : une carte lisible, des plats de tradition, aucun artifice et des additions raisonnables. La brasserie déroule les classiques du répertoire français — tartare de bœuf haché minute, bavette à la fondue d’échalotes, andouillette AAAAA, os à moelle — et met en avant une série de spécialités régionales qui la rattachent clairement aux Hauts-de-France.
Le versant flamand est le plus intéressant : la carbonade flamande est préparée à la joue de bœuf et à la bière brune, le potjevleesch est fait maison, le welsh rarebit associe cheddar fondu, pain, œuf et jambon, et le maroilles AOP se retrouve aussi bien en flamiche qu’en sauce sur la pièce du boucher ou en émincé de volaille. Les croquettes de crevettes grises, faites maison, rappellent la proximité de la côte et de la Belgique. Le poisson n’est pas oublié — dos de cabillaud rôti au lard, pavé de saumon, poêlée de Saint-Jacques — et une choucroute garnie figure aussi à la carte. Les desserts sont classiques, avec des profiteroles servies à volonté, une gaufre bruxelloise et une tarte Tatin. Un menu express à 13,00 € est proposé du lundi au vendredi midi, un menu cinéma à 17,00 € et un menu enfant baptisé Le Petit Empereur.
Carte & plats emblématiques
la carbonade flamande – à la joue de bœuf et à la bière brune, le plat le plus emblématique de la maison – 17,00 €
le potjevleesch maison – terrine froide de viandes en gelée, spécialité de la Flandre française – 12,00 €
le welsh rarebit – cheddar fondu, pain, œuf et jambon, servi brûlant – 12,00 €
Deux éléments dominent les retours : le cadre et le rapport qualité-prix. Les convives évoquent une découverte architecturale, comparent la salle à une grande brasserie parisienne, et jugent les additions très raisonnables au regard des portions servies. L’accueil et le professionnalisme de l’équipe sont cités presque systématiquement, y compris par des clients venus pour un simple déjeuner.
Côté assiette, les viandes, les tartares, le plat du jour et les ravioles reviennent comme des valeurs sûres, avec une cuisine jugée traditionnelle et bien exécutée. Les réserves portent sur le niveau sonore de la salle — musique et acoustique d’un grand volume — et sur une régularité du service parfois inégale aux heures de forte affluence.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un bouillon ?
C’est un format de restaurant né à Paris au XIXe siècle : grande salle, cuisine traditionnelle simple et tarifs accessibles. Le Bouillon de l’Impératrice en reprend le principe à Roubaix.
Quel budget prévoir ?
Les plats sont affichés entre 12,00 € et 18,00 €, les entrées à partir de 7,00 € et les desserts autour de 6,00 €, soit environ 30,00 € pour un repas complet.
Y a-t-il des spécialités régionales ?
Oui, la carte comprend la carbonade flamande à la bière brune, le potjevleesch maison, le welsh rarebit, la flamiche au maroilles et une sauce au maroilles sur la pièce du boucher.
Peut-on venir en groupe ?
Oui, les grandes tablées sont courantes. Il est conseillé de réserver en précisant le nombre de convives et la préférence entre la salle et la terrasse.
Y a-t-il un menu enfant ?
Oui, il s’appelle Le Petit Empereur : steak haché ou saucisses à 8,00 €, nuggets ou spaghetti bolognaise à 7,00 €.
Conclusion
Dans une ville dont l’histoire s’écrit avec les métiers à tisser et les pavés du Paris-Roubaix, Le Bouillon de l’Impératrice joue une partition cohérente : celle du bouillon populaire, servie dans une salle dont l’ampleur surprend et à des tarifs qui restent l’un de ses principaux arguments.
Carbonade flamande à la joue de bœuf, potjevleesch maison, welsh rarebit et croquettes de crevettes grises ancrent la carte dans les Hauts-de-France, tandis que tartare, bavette et Saint-Jacques couvrent le répertoire de brasserie classique.
La formule express du midi et le menu enfant en font une adresse pratique au quotidien ; pour un dîner au calme, mieux vaut viser le début de semaine et réserver, la salle devenant très animée le week-end.
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