Le Clown Bar – Paris : ancien café des artistes de cirque devenu table de bistrot contemporaine, installé à Paris dans le 11e arrondissement, contre le Cirque d’Hiver.
La maison existe depuis 1902 et devient en 1907 le point de rendez-vous, et même la boîte aux lettres, des artistes de cirque venus du monde entier.
Son décor est classé aux monuments historiques depuis 1995 : frise de céramique de la manufacture de Sarreguemines, plafond en fixé sous verre aux Pierrots lunaires, boiseries et zinc d’époque.
La cuisine, elle, est résolument d’aujourd’hui, marquée d’accents asiatiques et adossée à l’une des plus grandes caves de vins nature de France : comptez 32 € au déjeuner en semaine et 70–110 € par personne le soir.
Localisation
Le restaurant se trouve au 114 rue Amelot, 75011 Paris, quartier Folie-Méricourt.
Nous sommes à Paris, en Île-de-France, à la charnière du 11e et du 3e arrondissement, sur une rue qui longe les anciens boulevards.
La station Filles du Calvaire, sur la ligne 8, est la plus proche ; Oberkampf sur les lignes 5 et 9, Saint-Sébastien-Froissart sur la ligne 8 et République sur les lignes 3, 5, 8, 9 et 11 desservent aussi le secteur.
Le Cirque d’Hiver Bouglione, au 110 de la même rue, est mitoyen ; le boulevard du Temple, le boulevard Beaumarchais, le Carreau du Temple, le Marais et le canal Saint-Martin sont tous à quelques minutes de marche.
L’établissement ne dispose d’aucun stationnement propre, mais le secteur compte du stationnement de voirie, y compris des places réservées aux personnes à mobilité réduite ; les quartiers voisins d’Oberkampf, de Bastille, du Haut-Marais et de République prolongent naturellement la promenade.
Cadre & ambiance
Le décor est la première raison de pousser la porte, et il est protégé au titre des monuments historiques depuis 1995.
La frise supérieure, en panneaux de céramique de la manufacture de Sarreguemines, déroule une grande parade de clowns et d’augustes vus depuis la piste, avec des spectateurs devinés en ombres chinoises.
Le plafond reprend le motif des Pierrots lunaires selon la fragile technique du fixé sous verre, et les boiseries encadrent un zinc rutilant.
Deux détails racontent la maison mieux qu’un discours : le nom de l’architecte Jean-Baptiste Mêmery a été retrouvé derrière les boiseries du bar, tandis que l’auteur de la fresque de céramique reste, lui, inconnu.
La salle accueille jusqu’à une cinquantaine de convives, avec un comptoir réservé aux tables d’une ou deux personnes, et le service du soir se déroule en deux temps ; l’ambiance est animée et le niveau sonore élevé.
Cuisine & concept
La maison le précise elle-même : malgré son nom, ce n’est pas un bar à vins mais un restaurant de cuisine bistronomique, faite maison et de saison.
La cuisine est aujourd’hui dirigée par Luis Andrade, passé par la table voisine Au Passage, qui a repris la ligne de la maison en y ajoutant sa propre lecture.
Le répertoire mêle base française et accents asiatiques assumés : ponzu sur la sériole maturée, sauce coréenne et chips de nori sur le tartare de bœuf, riz japonais avec le maquereau mariné.
À côté, les plats de tradition tiennent le cap, du ris de veau meunière aux girolles à la tourte de pigeon et foie gras servie pour deux.
La carte change au fil des saisons et la maison présente celle publiée en ligne comme un simple exemple ; certaines constantes traversent pourtant les années, le ris de veau, le pigeon de Mesquer, la canette de Challans, les panisses et le tarama.
La cave est le second pilier de l’adresse, présentée comme l’une des plus grandes caves de vins nature de France, avec un service au verre à partir d’une dizaine d’euros.
Menu déjeuner du lundi au vendredi 32 € : entrée, plat et dessert.
Cave de vins nature parmi les plus fournies de France : verres à partir de 9 €, bouteilles dès une quarantaine d’euros.
Carte relevée sur le site officiel du restaurant le 15 septembre 2026, dans sa version de septembre 2026 ; la maison la présente comme un exemple, la composition évoluant avec les saisons.
Résumé des commentaires
Le sentiment est positif sur la cuisine et le décor, avec deux réserves nettes qui reviennent régulièrement.
Sur l’assiette, les retours évoquent une « nourriture créative et délicieuse », une « cuisine magnifique » avec un « ris de veau splendide », et le pigeon marque les esprits : « des jours après, j’y pense encore ».
Le cadre est cité spontanément comme une raison de venir, « très joli cadre pour ce petit restaurant », tout comme la cave, « vins rares », et le service, « chaleureux et très professionnel », plusieurs clients saluant une équipe « incroyablement attentive ».
Le premier bémol porte sur l’accueil, jugé distant par une partie des clients, certains parlant de « serveurs grossiers et prétentieux » ; c’est le reproche le plus fréquent et il mérite d’être signalé.
Le second concerne les règles de la maison, notamment le minimum d’un plat par personne et l’empreinte bancaire demandée à la réservation, perçus comme rigides par quelques avis isolés ; ces conditions sont toutefois publiées et expliquées par la maison, qui les présente comme la condition de sa survie. Le niveau sonore et la carte volontairement courte complètent les remarques.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir au Clown Bar ?
Le menu du déjeuner est à 32 € du lundi au vendredi ; le soir, comptez 70 à 110 € par personne avec les vins, les entrées allant de 12 à 19 € et les plats de 28 à 45 €.
Le restaurant est-il ouvert tous les jours ?
Oui : la maison annonce une ouverture sept jours sur sept, de 12h à 14h puis de 19h à 23h, avec deux services le soir.
Faut-il réserver et y a-t-il une commande minimum ?
La réservation est fortement conseillée, par téléphone au 01 43 55 87 35 ou par courriel, et la carte précise que chaque convive doit prendre au moins l’équivalent d’un plat ; une empreinte bancaire est demandée pour le service du soir.
Le décor est-il vraiment classé ?
Oui : la frise de céramique, les menuiseries et le décor intérieur sont protégés au titre des monuments historiques depuis 1995, et le plafond en fixé sous verre reprend le motif des Pierrots lunaires.
Peut-on venir en groupe ?
Oui, au-delà de six personnes la maison demande de passer directement par le téléphone ou le courriel, et l’ensemble du restaurant peut être privatisé sur devis.
Conclusion
Il est rare qu’un décor classé et une cuisine contemporaine tiennent ensemble sans que l’un écrase l’autre : c’est le tour de force de cette maison du 11e.
On y vient pour la parade de clowns en céramique et le plafond aux Pierrots lunaires, on y revient pour le ris de veau, la tourte de pigeon et une cave de vins nature hors norme.
Réservez, prenez le temps de lever les yeux avant de commander, et laissez le sommelier ouvrir la discussion sur les vins.
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