Le Saint-Benoît – Saint-Benoît : table créole installée à l’étage du marché couvert de Saint-Benoît, avec une vue qui s’ouvre sur l’océan et les toits de la ville. On y mange les carys de saison, le poisson frais, les grains et le rougail maison, préparés à partir des produits achetés à l’étal juste en dessous, dans une salle simple et ventilée de soixante couverts. Ambiance paisible, accueil familial, budget d’environ 15–25 € par personne.
Localisation
Le restaurant se trouve au 9 Place Edmond Albius, 97470 Saint-Benoît, à l’étage du marché couvert, dans le département et région d’outre-mer de La Réunion. L’accès se fait par l’escalier ou par ascenseur depuis la halle. Toutes les routes convergeant vers le centre-ville mènent à la place ; un parking public, un arrêt de bus, des commerces alimentaires et la poste sont à quelques dizaines de mètres, ce qui fait de l’adresse un point de chute évident pour un déjeuner en pleine journée de courses.
La place porte le nom d’Edmond Albius, esclave né ici qui découvrit en 1841, à douze ans, le procédé de fécondation manuelle de la vanille : un geste du pouce et d’une pointe de bambou qui permit enfin de cultiver l’orchidée hors du Mexique et fit la fortune de l’île, sans que son inventeur en tire jamais le moindre profit. La vanille Bourbon reste l’emblème de la région, et la coopérative de Bras-Panon, commune voisine, en perpétue la préparation.
Sous-préfecture de l’Est de La Réunion, Saint-Benoît est traversée par la rivière des Roches et ses bassins naturels, où l’on pêche au vouve les bichiques, ces alevins qui remontent les rivières en bancs et constituent le mets le plus cher de l’île. Aux alentours : la plaine des Palmistes et le Grand Étang, le cirque inaccessible de Takamaka et ses cascades vertigineuses, l’église baroque de Sainte-Anne et ses mille sculptures à cinq kilomètres, l’ensemble des Pitons, cirques et remparts inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, et le Piton de la Fournaise à une quarantaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
Le marché couvert de Saint-Benoît existe depuis des décennies et n’a pratiquement pas changé. Marie-Annick, qui gère aujourd’hui le restaurant, y accompagnait enfant son père venu vendre des légumes frais : la maison est donc née d’une histoire de famille directement liée au lieu. Installée à l’étage, la salle domine les étals et le brouhaha de la halle, avec des baies qui découpent la vue sur les toits de la ville et l’océan au loin.
Le décor reste simple et fonctionnel — soixante couverts, mobilier sans esbroufe, ventilateurs au plafond, wifi gratuit — et l’atmosphère est celle d’une cantine de bon niveau plutôt que d’une table d’apparat. On y croise autant de familles béninoises venues déjeuner qu’un couple de passage ou une tablée d’amis en fin de semaine. La maison dispose également d’une salle de réception, ce qui lui permet d’accueillir des repas de groupe et des événements privés. Le service se concentre sur le déjeuner, tous les jours, avec deux services du soir seulement, le vendredi et le samedi. L’équipe parle français, créole et anglais.
Cuisine & concept
La cuisine mêle les saveurs créoles et françaises, avec une nette dominante locale. Le principe est simple et lisible : les produits viennent du marché situé juste en dessous, ce qui garantit la fraîcheur et fait varier la carte au rythme des arrivages. La maison revendique une cuisine traditionnelle préparée au feu de bois, méthode qui donne aux carys leur profondeur et leur fumé caractéristiques.
Le répertoire tourne autour des carys de saison — le cary de poulet en tête —, du poisson frais du jour, du riz parfumé, des grains et du rougail maison, le trio de base de tout repas réunionnais. À cela s’ajoutent quelques préparations empruntées à la gastronomie métropolitaine, pour les convives qui cherchent une alternative. Des formules complètes permettent de composer un repas entier à prix maîtrisé, l’option la plus courante au déjeuner. Le tout est cuisiné avec soin, dans le respect des dosages traditionnels : curcuma, gingembre, thym, oignon et piment, plus ou moins relevé selon les demandes.
Carte & plats emblématiques
le cary de poulet – le classique de la maison, mijoté au feu de bois avec oignon, curcuma et thym.
les carys de saison – la proposition varie selon les arrivages du marché installé juste en dessous.
Les retours convergent sur le rapport entre le lieu et l’assiette. Le cadre atypique, à l’étage du marché couvert, avec vue sur l’océan et les toits, revient dans presque tous les commentaires : on y voit un décor authentique, resté proche de ce qu’il était il y a des décennies, loin des adresses standardisées. La cuisine est décrite comme généreuse et fidèle à la tradition créole, avec des carys et du poisson salués pour leur fraîcheur — l’approvisionnement direct au marché du rez-de-chaussée étant régulièrement cité comme l’explication.
L’accueil chaleureux et l’ambiance paisible sont les autres points forts relevés, notamment pour les repas de famille ou entre amis. Les convives apprécient la possibilité de composer un repas complet avec les formules, ainsi que le wifi gratuit et le confort simple mais suffisant de la salle. Les points d’attention portent surtout sur l’organisation : le restaurant sert essentiellement le midi, le soir uniquement le vendredi et le samedi, et la salle affiche vite complet aux heures de pointe du déjeuner. Mieux vaut donc appeler avant de se déplacer, en particulier pour une tablée nombreuse.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir au Saint-Benoît ?
Comptez de l’ordre de 15–25 € par personne pour un repas complet autour d’un cary ou du poisson du jour. Les formules proposées le midi restent l’option la plus économique.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
Le restaurant sert tous les jours de 11 h 45 à 14 h 30. Deux services du soir sont assurés : le vendredi de 19 h à 21 h et le samedi de 19 h 30 à 22 h.
Le restaurant est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?
La salle se situe à l’étage du marché couvert et un ascenseur permet d’y accéder. Un parking public et un arrêt de bus se trouvent à proximité immédiate de la place.
Peut-on organiser un repas de groupe ?
Oui, la maison compte soixante couverts et dispose d’une salle de réception pour les repas de famille, les événements et les tablées nombreuses. Une réservation préalable est nécessaire.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
Cartes bancaires, chèques bancaires, espèces et tickets restaurant sont acceptés. Le wifi est gratuit pour les clients de la salle.
Conclusion
Le Saint-Benoît tire sa singularité de son implantation : une salle perchée au-dessus du marché couvert, dans un bâtiment qui n’a presque pas bougé depuis des décennies, tenue par une gérante dont l’histoire familiale est liée à ces étals. La vue sur l’océan et les toits de la ville, l’atmosphère calme et l’accueil en font une halte à part dans le centre de la sous-préfecture de l’Est.
Trois atouts se dégagent : le circuit court, avec des produits achetés au marché installé un étage plus bas ; la cuisine au feu de bois, qui donne aux carys leur caractère ; et la souplesse des formules complètes, adaptées au déjeuner sur le pouce comme au repas plus long. La salle de réception et la capacité de soixante couverts complètent l’offre pour les groupes.
Pour une première visite, le cary de poulet accompagné de riz, de grains et du rougail maison donne la lecture la plus directe du savoir-faire de la maison ; les amateurs de poisson demanderont la pêche du jour. Venez de préférence au déjeuner, moment où le restaurant tourne à plein, réservez si vous êtes plusieurs, et prenez le temps de traverser les étals du marché avant de monter : c’est là que commence le repas.
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