Le Zinneke – Schaerbeek : en bruxellois, un zinneke désigne un chien bâtard, et par extension tout ce que la capitale doit à son métissage — un mot devenu si emblématique qu’il a donné son nom à la Zinneke Parade. La table de Schaerbeek qui l’a adopté en fait un programme : cuisine bruxelloise et bistronomie belge, près de soixante-dix préparations de moules de Zélande, grillades de bœuf et de cheval cuites à basse température, et tout le répertoire des bruxelloiseries — carbonnades à la gueuze, stoemp, vol-au-vent, américain minute. Décor de vieux bistrot bruxellois aux accents Art déco, membre de la Chaîne des Rôtisseurs et d’Euro-Toques, pour un budget de 33–55 €.
Localisation
Le restaurant occupe le 26 Place de la Patrie, 1030 Schaerbeek, dans la Région de Bruxelles-Capitale. La place s’ouvre dans le quartier des Fleurs, l’un des plus attachants de la commune : les rues y portent des noms de plantes et alignent des façades Art nouveau et éclectiques héritées du grand chantier résidentiel du début du XXe siècle. Le tissu est résidentiel, calme, à l’écart des grands axes, ce qui explique l’atmosphère de bistrot de quartier que conserve l’adresse malgré son ambition culinaire.
Schaerbeek est surnommée « la cité des ânes », en mémoire des maraîchers qui portaient à dos d’âne les fameuses cerises de Schaerbeek — celles dont on tire encore la kriek, et que la maison sert en dessert avec un sorbet à la kriek Cantillon. À proximité, l’hôtel de ville néo-Renaissance flamande de 1887, incendié puis reconstruit à l’identique, et la maison Autrique, première œuvre de Victor Horta, restaurée par François Schuiten et devenue musée, comptent parmi les visites incontournables du secteur. Non loin, l’église Sainte-Marie et son dôme byzantin ferment la perspective de la rue Royale ; la gare de Schaerbeek abrite Train World, le musée du chemin de fer belge ; le parc Josaphat et ses vallons offrent la grande respiration verte de la commune. La Zinneke Parade, défilé métis créé en 2000 qui rassemble tous les deux ans les quartiers de la ville, prolonge symboliquement le nom de la maison. La Grand-Place de Bruxelles, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est à 3 km.
Cadre & ambiance
La salle reconstitue l’atmosphère d’un vieux bistrot bruxellois, avec des accents Art déco assumés : boiseries, miroirs, luminaires d’époque. Aux murs, des photographies anciennes de Schaerbeek racontent la commune d’avant — les maraîchers, les tramways, les façades disparues — et installent d’emblée le propos de la maison, qui se veut gardienne d’un patrimoine culinaire autant que table de quartier.
Le ton reste chaleureux plutôt que solennel, y compris dans l’écriture de la carte, rédigée en brusseleir — cette langue mêlée de flamand et de français qui fut celle des quartiers populaires — avec sa traduction en regard : Ballekes mi Tomatesaus, Stauf Kabernaaie mi Gheuis, Woefel van Brussel. L’établissement sert du mercredi au dimanche, midi et soir, et ferme les lundis et mardis. Il dispose d’un espace événementiel pour les groupes et les privatisations, propose une formule Happy Hour appliquant une remise sur la carte au premier service, et assure la livraison comme la vente à emporter.
Cuisine & concept
La moule constitue la signature absolue de la maison. Le Zinneke décline près de soixante-dix préparations différentes, du classique marinière aux compositions les plus inattendues : à la gueuze Cantillon et aux lardons, aux chicons et à la crème, au safran, au champagne et au thym, au genièvre, aux quatre fromages, ou encore à la citronnelle et au gingembre. Le produit est identifié sans ambiguïté : moules Prins et Dingemanse de calibre Golden, à la chair crémeuse et légèrement saline, servies à raison de 1,100 kg par personne avec mosselsaus, mayonnaise maison et frites fraîches. Une portion enfant, la Ketje, et une version Kastar de 1,6 kg complètent la gamme.
Le reste de la carte défend le patrimoine bruxellois avec la même application. Les bruxelloiseries réunissent les carbonnades de bœuf black angus mijotées à la gueuze selon la recette ancienne, le stoemp aux légumes du jour avec lard fumé ou saucisse, le vol-au-vent de poulet fermier belge « à la façon de nos grands-mères », les boulettes sauce tomate et l’américain préparé minute par le chef. Les entrées mettent en avant les croquettes maison — au fromage de Maredsous ou aux crevettes grises —, le pâté artisanal aux griottes, les escargots au beurre d’ail et les moules parquées sauce Marolles. La rôtisserie occupe une place importante : steak de Tâche Noire irlandaise, onglet Aberdeen Angus, côte à l’os Hereford, filet pur, tomahawk de 1,2 kg pour deux, et un contre-filet de cheval de 400 g qui rappelle une tradition bien belge. Le poisson n’est pas oublié, avec un saumon béarnaise et une grande sole meunière de 450 g. Une gamme végétarienne et végane — boulettes, vol-au-vent, stoemp et lasagnes — élargit l’accès à ce répertoire. Un lunch et un menu de la semaine à 33,00 € sont proposés tous les jours sauf le vendredi soir, le samedi soir, le dimanche et les jours fériés, et un menu en trois services est disponible à la carte comme en version moules.
Carte & plats emblématiques
les moules marinières – la préparation nature, référence de la maison, 1,100 kg de moules Golden avec frites fraîches – 29,50 €
le colonel – sorbet citron arrosé de vodka – 13,35 €
Résumé des commentaires
Le choix de moules constitue le premier sujet d’enthousiasme des convives : près de soixante-dix préparations, une qualité de coquillage régulièrement soulignée et des sauces jugées franches plutôt que diluées. La générosité des portions — plus d’un kilo de moules par personne, frites à volonté sur les grillades — revient également dans les retours, tout comme la cuisson des viandes, travaillée à basse température et servie au point demandé.
L’autre motif d’appréciation tient à l’attachement de la maison au patrimoine bruxellois : la carte en brusseleir, les photographies anciennes de Schaerbeek, les recettes de grands-mères assumées comme telles composent un ensemble cohérent que les visiteurs étrangers comme les Bruxellois apprécient. Le positionnement tarifaire, celui d’une table de bistronomie et non d’une friterie de quartier, mérite d’être anticipé ; le lunch de semaine et la formule Happy Hour du premier service offrent les meilleurs points d’entrée pour découvrir la maison sans y consacrer un budget de sortie.
Questions fréquentes
Combien de préparations de moules propose Le Zinneke ?
Près de soixante-dix, de la marinière à la gueuze Cantillon en passant par le safran, le champagne, le genièvre ou la citronnelle. Les prix vont de 29,50 € pour la marinière à 37,00 € pour la version au safran, chaque portion représentant 1,100 kg de moules Golden avec frites fraîches.
Quel budget prévoir pour un repas ?
Comptez de 33 à 55 €. Le lunch et le menu de la semaine sont proposés à 33,00 €, valables tous les jours sauf le vendredi soir, le samedi soir, le dimanche et les jours fériés. À la carte, les bruxelloiseries sont à 20,95 €, les grillades de 24,50 à 37,50 € et les desserts autour de 9,70 €.
Quels sont les jours de fermeture ?
L’établissement est fermé les lundis et mardis. Il sert du mercredi au dimanche, de 12 h à 14 h puis à partir de 18 h, jusqu’à 22 h en semaine et 22 h 30 les vendredis et samedis.
Y a-t-il des options végétariennes et véganes ?
Oui, et elles ne se limitent pas à une salade : boulettes véganes sauce tomate, vol-au-vent végane, stoemp à la saucisse végane et lasagnes végétariennes ou véganes sont proposés à 25,50 €. Plusieurs desserts sont par ailleurs bio.
Peut-on venir en groupe ou privatiser la salle ?
Oui. La maison dispose d’un espace événementiel et propose un menu spécifique pour les groupes et les banquets. La réservation est recommandée en toutes circonstances, et indispensable pour les grandes tablées. La livraison et la vente à emporter sont également assurées.
Conclusion
Le Zinneke a fait du mot le plus bruxellois qui soit une ligne de conduite : celle d’une cuisine de métissage assumé, où le répertoire des grands-mères de Schaerbeek côtoie une rôtisserie de viandes sélectionnées et des sauces à moules empruntées au monde entier. L’appartenance de la maison à la Chaîne des Rôtisseurs et à Euro-Toques signale un engagement professionnel qui dépasse la simple table de quartier.
Ses forces sont claires : une gamme de moules de Zélande d’une ampleur peu commune, servie en portions généreuses ; une rôtisserie travaillée à basse température, du steak irlandais au tomahawk pour deux ; un patrimoine culinaire bruxellois défendu sans folklore de pacotille, jusque dans la carte rédigée en brusseleir ; et une gamme végétarienne et végane suffisamment développée pour ne laisser personne de côté.
Pour une première visite, les moules à la gueuze Cantillon ou la recette maison aux chicons donnent la mesure de la spécialité ; les carbonnades à la gueuze, le vol-au-vent et les croquettes aux crevettes grises résument le reste du propos, à conclure par le sorbet à la kriek et ses griottes de Schaerbeek. Réserver reste vivement conseillé, la maison n’ouvrant que du mercredi au dimanche.
! Texte généré par intelligence artificielle, en attente de validation humaine.
Cette description peut contenir des erreurs, n'hésitez pas à nous aider en vous rendant sur : Améliorer la fiche de cet établissement
Spécialités de la maison
À essayer ici
Les plats signatures du chef — découvrez d'autres restaurants où les déguster à Schaerbeek.