Le Saint-Hadelin – Celles (Houyet) : resto-brasserie installé au cœur d’un des plus beaux villages de Wallonie, sur la commune de Houyet, il sert une cuisine belge de marché — vol-au-vent au coucou de Malines, boulettes de veau, pièces de boucher — en terrasse l’été et près du feu ouvert l’hiver, pour un budget de 40–60 € par personne à la carte.
Localisation
L’adresse se trouve route de Neufchâteau 21, 5561 Celles (Houyet), dans la province de Namur, en Région wallonne. Le village de Celles est classé parmi les plus beaux villages de Wallonie et la route de Neufchâteau en traverse le bourg. À deux pas se dresse la collégiale Saint-Hadelin, église romane mosane du XIᵉ siècle bâtie sur la crypte du saint irlandais fondateur du monastère au VIIᵉ siècle : ses trois nefs et sa tour massive en font l’un des exemples les plus purs du roman en Belgique.
À l’entrée du village stationne toujours le char Panther allemand tombé en panne d’essence en décembre 1944 : l’engin marque le point le plus occidental atteint par l’offensive des Ardennes et n’a jamais quitté les lieux, devenu monument. Aux alentours, la Lesse creuse une vallée que l’on descend en kayak, dominée par le château de Vêves, forteresse à sept tours du XVᵉ siècle perchée sur son éperon à 2 km, et par le château de Walzin. Les grottes de Han et Rochefort sont à 20 km, Dinant et son rocher Bayard à 12 km, Namur à 35 km.
Cadre & ambiance
La maison se présente comme un resto-brasserie et non comme une table gastronomique : on y vient en tenue de promenade après une descente de la Lesse ou une visite du château de Vêves, et l’accueil ne fait pas de différence entre l’habitué et le visiteur de passage. La salle joue la carte du confort rural, avec un feu ouvert qui devient le point de ralliement dès les premiers froids.
Aux beaux jours, le service bascule sur la terrasse, dans un village où la circulation reste rare et où la pierre calcaire domine. Le Saint-Hadelin fonctionne par ailleurs en tandem avec La Table de l’Ermite, resto-lounge installé à trente mètres et tenu par une famille alliée : les deux enseignes partagent les mêmes valeurs d’accueil mais proposent deux cartes entièrement distinctes, et leurs jours de fermeture s’articulent pour que le village dispose toujours d’une table. Un hôtel du même nom, rue Saint-Hadelin, complète l’ensemble pour ceux qui prolongent la soirée.
Cuisine & concept
La cuisine se règle sur le marché. Chaque semaine, l’équipe compose à partir des produits frais de saison, en se laissant guider — selon les mots du chef — par les couleurs des Ardennes et en choisissant à la vue, au toucher et à l’odorat. La carte est renouvelée à date fixe et affiche clairement que la présentation des plats peut varier au gré des arrivages et de l’inspiration du chef.
Le répertoire est franchement belge. Le vol-au-vent au coucou de Malines, volaille de race rustique flamande, est servi dans son feuilleté avec l’accompagnement au choix. Les boulettes de veau se déclinent avec quatre sauces maison, dont la liégeoise et la Sambre-et-Meuse. L’américain préparé est haché sur place et sert avec des frites maison. Les grandes pièces de viande — pièce du boucher de plus de 600 grammes, carré de porc suédois — se commandent pour deux et demandent une trentaine de minutes de cuisson. Les scampis à la bisque, l’épaule d’agneau confite et un poivron farci au quinoa méditerranéen complètent l’éventail, avec une sélection de fromages et des desserts travaillés à la commande.
Carte & plats emblématiques
le vol-au-vent au coucou de Malines – volaille traditionnelle servie généreusement dans son feuilleté, salade fraîche et accompagnement au choix, 22,00 €.
les boulettes de veau maison – deux pièces, sauce au choix (liégeoise, Sambre-et-Meuse, champignons ou poivre) et garniture frites, croquettes ou purée, 20,00 €.
l’obus de bœuf – coup de cœur de la maison, frites maison et salade incluses, sauces maison en supplément, 28,00 €.
la pièce du boucher – minimum 600 g pour deux personnes, environ 30 minutes de cuisson, une sauce maison comprise (champignons, poivre vert, beurre maître d’hôtel ou béarnaise faite minute), 38,00 €.
le carré de porc suédois – pièce de 600 g au minimum pour deux, salade et sauce maison incluses, 48,00 €.
l’épaule d’agneau effilochée – confite, croustillant de pommes de terre et réduction de vin rouge aux notes de fruits rouges, 32,00 €.
les scampis du chef – crème de bisque parfumée à l’ail et légèrement relevée, 22,00 € les 5 pièces et 25,00 € les 8.
le carpaccio de veau braisé – fines tranches de filet braisé, émulsion au thon, anchois, câpres et jeunes pousses de roquette, 19,00 €.
les croquettes de chèvre – chèvre fondant sur salade, vinaigrette miel-moutarde, pickles d’oignons rouges et fruits secs, 18,00 €.
la salade du chef – pêche rôtie, jambon fumé, chèvre au miel et pignons de pin, 18,00 €.
la tartelette aux tomates – pâte feuilletée, crème de burrata, pesto de roquette et carpaccio de tomates cerises, 16,00 €.
la planche apéritive du chef – pour deux personnes, charcuteries fines et amuse-bouches chauds et froids composés selon l’inspiration du chef, 33,00 €.
la pavlova fraises-estragon – meringue craquante, crème montée mascarpone-vanille, brunoise de fraises et coulis infusé à l’estragon, 14,00 €.
la nougatine glacée – parfait au miel, éclats de pistaches et d’amandes torréfiées, coulis de fraises fraîches, 14,00 €.
le moelleux au chocolat – environ 13 minutes de cuisson, servi avec une boule de glace, 14,00 €.
les coupes glacées – dame blanche, dame noire ou colonel, 12,00 € ; la boule seule à partir de 3,00 €.
la brochette de poulet – portion enfant avec frites maison et sauce au choix, 14,00 € ; steak enfant au même prix et boulette maison enfant à 12,00 €.
Résumé des commentaires
Les avis publiés soulignent d’abord la situation du lieu : dîner à Celles, entre la collégiale romane et le char de 1944, compte pour beaucoup dans l’expérience. Le feu ouvert en hiver et la terrasse en été reviennent régulièrement, tout comme l’accueil, décrit comme familial et sans façon malgré le niveau de prix.
Côté assiette, les convives citent volontiers le vol-au-vent, les boulettes de veau et les grandes pièces de viande partagées à deux, dont la cuisson est confiée au chef. Les portions sont jugées généreuses, frites et salade comprises. Plusieurs retours mentionnent l’intérêt du système à deux enseignes avec La Table de l’Ermite, qui permet de trouver une table dans le village presque tous les jours, et rappellent que la réservation est vivement conseillée le week-end.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Saint-Hadelin ?
Les plats se situent entre 20,00 € et 32,00 €, les entrées entre 16,00 € et 22,00 € et les desserts autour de 14,00 €. Comptez 40 à 60 € par personne pour un repas complet hors boissons.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le lundi de 11 h 30 à 14 h et de 18 h à 20 h 30, du jeudi au dimanche de 18 h à 21 h, le soir uniquement. Le mardi est réservé aux groupes sur réservation ; le mercredi soir, La Table de l’Ermite prend le relais à trente mètres.
Faut-il réserver ?
La réservation est recommandée, en particulier le week-end et pour les grandes pièces de viande à partager, qui demandent une trentaine de minutes de cuisson. Les groupes sont accueillis le mardi sur réservation préalable.
Y a-t-il des plats végétariens ?
Oui. Le poivron farci au quinoa méditerranéen, la tartelette aux tomates à la crème de burrata, les croquettes de chèvre et la sélection de fromages permettent de composer un repas sans viande ni poisson.
Le restaurant convient-il aux familles ?
Une carte enfant propose steak, brochette de poulet et boulette maison avec frites fraîches, entre 12,00 € et 14,00 €. Le village se prête par ailleurs aux visites en famille, entre la Lesse, le château de Vêves et la collégiale.
Conclusion
Le Saint-Hadelin tient une place utile dans un village de trois cents âmes qui reçoit chaque année des milliers de visiteurs : une brasserie soignée, ouverte principalement le soir, capable d’accueillir aussi bien les kayakistes de la Lesse que les curieux venus voir le char Panther et la collégiale romane.
Trois axes structurent la carte : les classiques belges bien exécutés, vol-au-vent au coucou de Malines et boulettes de veau en tête ; les grandes pièces de viande à partager, pièce du boucher et carré de porc suédois, cuites à la commande ; et une ligne de saison plus travaillée, avec le carpaccio de veau braisé, l’épaule d’agneau confite et des desserts composés à l’assiette.
Mieux vaut appeler avant de venir, car les jours d’ouverture sont particuliers et une partie de la semaine bascule sur La Table de l’Ermite. Pour une première visite, le vol-au-vent ou les boulettes donnent la mesure de la maison ; à deux et avec un peu de temps devant soi, la pièce du boucher reste l’option la plus généreuse.
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