Sidi Bou – Ath : table tunisienne familiale installée à quelques pas de la Grand-Place d’Ath, en province de Hainaut, où le couscous se décline du merguez au méchoui en passant par les gambas. Maison de quatre décennies tenue par sa cheffe, salle chaleureuse aux faïences bleues, plats généreux et service uniquement sur quelques créneaux dans la semaine : comptez un budget de 30–40 € pour un repas complet.
Localisation
L’adresse exacte est le Rue de France 17, 7800 Ath, en Belgique, en province de Hainaut, Région wallonne. La rue de France part du centre historique et rejoint la Grand-Place en quelques dizaines de mètres : l’hôtel de ville dessiné au XVIIe siècle par Wenceslas Cobergher est à deux pas.
Le quartier concentre les repères athois. La tour Burbant, donjon du XIIe siècle bâti par Baudouin IV de Hainaut, se trouve à quelques minutes de marche, tout comme la Maison des Géants, que les visiteurs enchaînent souvent avec un repas rue de France. L’espace gallo-romain, la Dendre et le canal Blaton-Ath complètent la promenade, et la gare d’Ath, sur la ligne Bruxelles-Tournai, est à moins d’un kilomètre.
Ath est la « cité des Géants » : sa ducasse d’août, avec le cortège de Goliath, du Cheval Bayard et des géants, figure au patrimoine oral et immatériel de l’UNESCO. Aux alentours, Lessines et ses carrières de porphyre, le parc Pairi Daiza à Brugelette à une dizaine de kilomètres, Tournai et Mons à 25 kilomètres chacune, Bruxelles à environ 55 kilomètres.
Cadre & ambiance
Sidi Bou emprunte son nom au village bleu et blanc perché au-dessus du golfe de Tunis, et la salle en reprend les codes : faïences peintes, plats de service décorés, tables dressées avec des céramiques colorées. L’ensemble est modeste et sans esbroufe, dans l’esprit d’une maison de famille plutôt que d’un décor reconstitué.
L’établissement fonctionne sur des créneaux resserrés — les jeudi, vendredi et samedi soir, ainsi que le dimanche midi — ce qui donne à chaque service une atmosphère de tablée plutôt que de rotation. La cheffe, Annie Deneufbourg, a repris la maison il y a près d’un quart de siècle et l’a inscrite dans la continuité d’une adresse athoise qui approche les quarante ans, entre culture française et culture tunisienne. Le service est décrit comme courtois, mais les plats longuement mijotés — le gigot en particulier — demandent de l’attente : mieux vaut arriver tôt dans le créneau et prévoir du temps. La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite et la réservation est possible.
Cuisine & concept
Le couscous est la raison d’être de la maison. Il est servi dans plusieurs déclinaisons, du merguez au méchoui en passant par une version aux gambas que les habitués citent volontiers, avec une semoule accompagnée de son bouillon de légumes et de viandes. Les portions sont généreuses et clairement pensées pour un repas complet, ce qui explique un budget par personne plus proche de la trentaine d’euros que du prix d’un plat unique.
Autour de ce socle, la carte compose avec le répertoire tunisien classique : entrées croustillantes en feuille de brick, bouillon parfumé en ouverture, agneau rôti et merguez grillées. Les desserts restent simples — crème tunisienne, tiramisu, assiette de fruits de saison, tous à 4,00 € — et le thé à 3,00 € prolonge le repas. La maison assure par ailleurs la vente à emporter, y compris pour le couscous, et développe une activité de traiteur tunisien pour les mariages et les événements d’entreprise, ce qui explique sa réputation régionale au-delà de la seule salle de la rue de France.
Carte & plats emblématiques
la brick – feuille croustillante dorée, servie avec son quartier de citron
une chorba – le bouillon parfumé qui ouvre traditionnellement le repas
le couscous – la semoule roulée et son bouillon de légumes, la spécialité de la maison
Les retours publiés convergent sur le couscous : goûteux, bien épicé, généreux, et particulièrement apprécié dans sa version aux gambas. Le méchoui et les merguez reviennent également, tout comme l’accueil, souvent qualifié d’agréable et de chaleureux. Plusieurs clients soulignent une adresse où l’on mange « très bien » pour un repas qui sort de l’ordinaire dans le paysage athois.
Deux réserves reviennent en revanche assez régulièrement. La première concerne l’attente : sur les plats mijotés et sur les cuissons à la commande, le service peut être long, et quelques clients arrivés en fin de créneau s’en sont trouvés déçus. La seconde porte sur l’addition, jugée un peu au-dessus de celle d’adresses comparables de la région. Réserver, arriver en début de service et prévoir du temps règlent l’essentiel de ces points.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Sidi Bou ?
Comptez 30 à 40 € par personne pour un repas complet. Les desserts sont affichés à 4,00 € et le thé à 3,00 €, mais l’essentiel du budget porte sur les couscous, servis en portions généreuses.
Quels sont les jours et horaires d’ouverture ?
Le restaurant sert le jeudi de 18h30 à 21h00, les vendredi et samedi de 18h30 à 21h30, et le dimanche midi de 12h00 à 14h00. Il est fermé du lundi au mercredi.
Faut-il réserver ?
C’est vivement conseillé : les créneaux de service sont courts et la salle de taille modeste. La réservation se fait par téléphone, et il vaut mieux prévenir à l’avance pour les grandes tablées.
Sidi Bou fait-il de l’à-emporter et du traiteur ?
Oui. Les plats, couscous compris, peuvent être emportés. La maison propose également une prestation de traiteur tunisien pour les mariages, les fêtes de famille et les événements d’entreprise.
Le restaurant est-il accessible en fauteuil roulant ?
Oui, l’établissement est signalé comme accessible aux personnes à mobilité réduite. Les cartes bancaires y sont acceptées.
Conclusion
Sidi Bou tient depuis des décennies un rôle précis à Ath : celui de la table tunisienne de la ville, à quelques pas de la Grand-Place, dont le couscous constitue le plat de référence. Le format — quelques services par semaine, une cheffe aux fourneaux, une carte courte — assume la cuisine mijotée plutôt que le débit rapide.
Quatre repères pour s’y retrouver : le couscous dans ses différentes garnitures, la version aux gambas plébiscitée par les habitués, le méchoui d’agneau rôti et les bricks croustillantes en entrée. Côté sucré, la crème tunisienne à 4,00 € reste la façon la plus cohérente de terminer.
Pour une première visite, un enchaînement brick, couscous méchoui et crème tunisienne donne la mesure de la maison, à accompagner d’un thé. Réservez, arrivez en début de service et prenez votre temps : c’est le mode d’emploi de cette adresse.
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