Aux Bons Enfants – Cannes : bistrot de famille ouvert en 1935 et tenu par la même lignée depuis quatre générations, à Cannes, où la cuisine provençale et niçoise se travaille avec les produits rapportés chaque matin du marché voisin, dans une petite salle sans chichi, autour d’un menu à 41 €.
Localisation
Le restaurant est installé au 80 rue Meynadier, 06400 Cannes, dans les Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La rue Meynadier est l’artère piétonne des commerces de bouche cannois depuis le XIXe siècle : fromagers, charcutiers, primeurs et pâtissiers s’y succèdent, et c’est à quelques mètres seulement que se tient le marché Forville, d’où viennent les fruits, les légumes et les poissons des petits bateaux servis à table.
L’adresse se trouve au pied du Suquet, le vieux village perché avec sa tour du Mont-Chevalier et son église Notre-Dame-d’Espérance, à quelques minutes à pied du Palais des Festivals, de ses marches rouges et de l’allée des Étoiles, où le Festival international du film décerne sa Palme d’or depuis 1946. La Croisette et ses palmiers longent la baie à cinq minutes de marche, la rue d’Antibes et ses boutiques courent en parallèle, et les îles de Lérins — Sainte-Marguerite et son fort où fut détenu le Masque de fer, Saint-Honorat et son abbaye cistercienne — se rejoignent en navette depuis le vieux port. L’Estérel ferme l’horizon à l’ouest ; Antibes est à 12 km, Grasse et ses parfumeries à 17 km, Nice à 33 km.
Cadre & ambiance
La salle est minuscule, les tables serrées, les murs couverts de photos et de souvenirs accumulés depuis 1935. Rien n’a été rénové pour faire moderne : c’est un décor de bistrot de quartier qui a traversé le siècle en gardant ses habitudes, à mille lieues des terrasses léchées de la Croisette située à deux pas. La climatisation rend la salle vivable en plein été, et une terrasse permet de manger dehors quand la rue s’anime.
La maison appartient à la famille Giorsetti, aujourd’hui aux mains de la quatrième génération avec Luc Giorsetti derrière les fourneaux. Longtemps, l’adresse a fonctionné sans téléphone et sans réservation possible : on se présentait, on attendait son tour. Une ligne a fini par être installée et les réservations sont désormais acceptées, y compris via le site de la maison ; en revanche, le paiement s’effectue toujours en espèces — les cartes bancaires ne sont pas acceptées, seuls les chèques viennent compléter le liquide. C’est un point à anticiper avant de s’attabler.
Cuisine & concept
Le concept n’a pas bougé depuis quatre générations : une cuisine familiale provençale et niçoise, faite sur place, avec des produits achetés le matin même à Forville. Fruits, légumes et poissons des petits bateaux font quelques dizaines de mètres entre l’étal et la casserole, ce qui explique une carte courte, mouvante, calée sur ce que le marché a donné.
Le répertoire est celui des tables du comté de Nice : petits farcis niçois, terrine d’artichauts rôtie à la pancetta et à la mozzarella, boudin servi avec sa purée, canard cuit lentement à la niçoise. Tout est mijoté ou rôti dans la journée, sans démonstration technique : la maison revendique une cuisine de ménage assumée, généreuse en portions, où le produit prime sur l’assiette. Cette constance lui a valu d’être distinguée par le Bib Gourmand du Guide MICHELIN, qui récompense le bon rapport qualité-prix — et non une étoile —, et de figurer au Gault&Millau. La formule se résume à un menu à 41 € où l’on pioche parmi les classiques de la maison.
Carte & plats emblématiques
le menu de la maison – entrée, plat et dessert composés parmi les classiques provençaux du jour. 41 €
les petits farcis niçois – légumes du marché garnis de farce et rôtis, l’un des marqueurs de la cuisine du comté de Nice.
Les retours des convives tournent autour d’une même idée : on vient ici pour une cuisine de famille, servie sans mise en scène, dans un cadre exigu qui fait partie du charme. La fraîcheur des produits, conséquence directe de la proximité du marché Forville, est le compliment qui revient le plus souvent, avec la générosité des assiettes.
Les habitués soulignent la continuité familiale et le caractère immuable de l’adresse, à contre-courant de l’offre touristique cannoise. Deux points reviennent régulièrement comme des mises en garde pratiques : la salle est petite et se remplit vite, mieux vaut donc réserver ; et le paiement se fait uniquement en espèces, ce qui surprend encore beaucoup de visiteurs de passage.
Questions fréquentes
Aux Bons Enfants accepte-t-il la carte bancaire ?
Non. La maison fonctionne toujours au paiement en espèces, éventuellement complété par le chèque. Prévoyez du liquide avant de vous installer.
Quel est le prix d’un repas ?
Le menu est affiché à 41 €, boissons non comprises, et permet de composer entrée, plat et dessert parmi les propositions du jour.
Le restaurant a-t-il une distinction ?
Il est référencé au Guide MICHELIN avec un Bib Gourmand, qui distingue le rapport qualité-prix, et figure également au Gault&Millau. Il ne s’agit pas d’une étoile.
Faut-il réserver ?
Oui, c’est fortement conseillé. L’adresse a longtemps fonctionné sans téléphone ni réservation, mais elle prend désormais les tables à l’avance et la salle, très petite, se remplit rapidement.
Depuis quand la maison existe-t-elle ?
Elle a ouvert en 1935 et est tenue par la famille Giorsetti depuis quatre générations, avec Luc Giorsetti aux commandes de la cuisine.
Conclusion
Aux Bons Enfants traverse les décennies avec une recette simple : une cuisine provençale et niçoise de famille, faite avec les produits achetés le matin à quelques mètres de là, dans une salle qui n’a pas cherché à se réinventer. Quatre générations de Giorsetti et un Bib Gourmand au Guide MICHELIN donnent la mesure de cette continuité.
Trois atouts la résument : l’approvisionnement direct au marché Forville, qui dicte une carte courte et changeante ; le répertoire niçois assumé, des petits farcis au canard mijoté ; et le menu unique à 41 €, lisible et sans supplément déguisé.
Pour une première visite, réservez, venez avec des espèces, et commencez par la terrine d’artichauts avant d’enchaîner sur les petits farcis ou le poisson du jour. C’est une adresse de quartier au cœur d’une ville de festivals : mieux vaut l’aborder comme telle, sans attendre le décorum de la Croisette.
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