Bumbú – Aubervilliers : table de cuisine fusion installée dans le Parc des Portes de Paris, à la lisière de la capitale, elle mêle les codes asiatiques — currys indiens, sushis, bœuf thaï — à ceux de la bistronomie française. À Aubervilliers, le lieu se distingue par un décor spectaculaire, lustres monumentaux et lumière tamisée, et par un service qui court jusqu’au cœur de la nuit. Comptez un budget moyen de 40–45 € le soir, nettement moins au déjeuner.
Localisation
Le restaurant occupe le bâtiment 264, 9 avenue des Chemins de Fer Industriels, 93300 Aubervilliers, au sein du Parc des Portes de Paris, dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France. Cet ancien site industriel reconverti en pôle d’activités borde le canal Saint-Denis, dont les berges ont été réaménagées ces dernières années.
On se trouve à quelques minutes à pied de la station Front Populaire sur la ligne 12 du métro, prolongée jusqu’à la mairie d’Aubervilliers en 2022, et à portée de la ligne 7 du côté du Fort d’Aubervilliers. Le Campus Condorcet, cité des sciences humaines et sociales ouverte en 2019, est voisin, tout comme les grands entrepôts de commerce de gros qui font la réputation économique du quartier. La Villette et Paris sont à environ 4 km, la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France, à 3 km.
Cadre & ambiance
Bumbú a fait du décor un argument à part entière. La salle joue sur la profusion : miroirs, tableaux accrochés aux murs, dominantes de rouge et de bleu, lumière volontairement tamisée et lustres de très grandes dimensions suspendus au-dessus des tables. L’effet tranche avec l’environnement industriel du Parc des Portes de Paris et donne à l’adresse des allures de parenthèse.
L’ambiance suit les heures. Le midi, le rythme est celui d’un déjeuner d’affaires rapide, porté par un menu du jour et une clientèle de bureaux voisins. Le soir, la maison passe en mode restaurant-lounge et reste ouverte jusqu’à une heure du matin en semaine, deux heures les vendredis et samedis. La climatisation, la terrasse et la possibilité de privatiser le lieu en font une option courue pour les grandes tablées et les soirées d’entreprise.
Cuisine & concept
La carte assume franchement le métissage. Un premier axe puise dans le sous-continent indien : butter chicken, chicken manchurian sur plaque chaude, poulet Jidori à la sauce massala, le tout escorté de naans faits maison déclinés nature, au fromage, à l’ail et coriandre ou à la truffe. Un deuxième axe est japonais, avec un comptoir sushi qui décline californias, nigiris, rolls et créations signature au foie gras, au thon épicé ou à la truffe, jusqu’à des plateaux de trente ou quarante pièces pensés pour le partage.
Le troisième registre est français, et il n’est pas anecdotique : foie gras en médaillon au chutney de figues, filet de bœuf façon chateaubriand, souris d’agneau basse température, magret de canard caramélisé au miel. La maison revisite aussi le bœuf thaï sous le nom des Larmes du Bumbú, son plat le plus cher et l’un de ses marqueurs. Côté desserts, la pâtisserie prend le relais avec pavlova, coulant au chocolat et crème brûlée à la vanille de Madagascar.
Carte & plats emblématiques
les nems au poulet – roulés au poulet et aux légumes, croustillants à souhait. 11 €
Le décor est ce qui frappe le plus les visiteurs : la mise en scène de la salle, les lustres et l’éclairage tamisé reviennent dans la quasi-totalité des retours, souvent comme raison première de la visite. L’adresse est décrite comme un lieu où l’on vient autant pour l’atmosphère que pour l’assiette, notamment pour des anniversaires ou des sorties entre amis. Les cocktails et la formule du midi, jugée avantageuse, sont également cités.
Les avis sont plus partagés sur l’exécution du service. Certains clients signalent des attentes longues aux heures de forte affluence, en particulier le week-end lorsque la salle tourne à plein. Sur la cuisine, les plats indiens et les pains maison recueillent les commentaires les plus favorables, devant les propositions plus classiques de la carte. Réserver reste conseillé.
Questions fréquentes
Quel type de cuisine sert Bumbú ?
Une cuisine fusion qui associe des plats indiens (butter chicken, chicken manchurian, naans maison), une offre sushi complète et des assiettes françaises comme le filet de bœuf ou le magret de canard.
Quel budget prévoir ?
Environ 42 € par personne le soir. Le midi, la maison propose une formule entrée, plat et dessert du jour à 18,90 €, le plat du jour seul étant affiché à 12,90 €.
Peut-on privatiser la salle ?
Oui. La privatisation fait partie des services annoncés et le lieu accueille régulièrement des groupes, avec des plateaux de sushis prévus pour deux ou trois personnes.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui, quelques-unes : la burrata crémeuse ou panée, la belle raviole ricotta épinard à la truffe, ainsi que plusieurs makis à l’avocat et les naans.
Jusqu’à quelle heure le restaurant sert-il ?
Le service du soir court jusqu’à 1 h du lundi au jeudi et le dimanche, et jusqu’à 2 h les vendredis et samedis. Le déjeuner est servi de 12 h à 15 h en semaine.
Conclusion
Bumbú occupe une niche précise dans le nord-est parisien : un restaurant-lounge à la décoration très travaillée, ouvert tard, dans un secteur d’Aubervilliers en pleine mutation entre canal, campus universitaire et entrepôts. La carte fusion lui permet de contenter des tablées aux envies divergentes, ce qui explique une bonne part de son succès auprès des groupes.
Quatre propositions résument la maison. Le butter chicken et le chicken manchurian, servis avec des naans pétris sur place, forment le socle indien. Les Larmes du Bumbú, filet de bœuf thaï, incarnent la signature du chef. Les plateaux de sushis, jusqu’à quarante pièces, structurent le partage. Enfin, le magret de canard caramélisé au miel rappelle l’ancrage français de la carte.
Pour découvrir l’adresse à moindre coût, le déjeuner en semaine et sa formule complète restent la meilleure porte d’entrée. Le soir, mieux vaut réserver et prévoir du temps : on y vient pour un dîner qui s’étire, entre un naan cheesy truffe, un plateau à partager et une pavlova aux fruits rouges.
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