Chez Luma – Uccle : bistrot de saison et cave nature ouvert par deux amis d’enfance, installé dans une rue calme d’Uccle, au sud de Bruxelles, dans une salle tamisée aux murs bruts et au bar de zelliges verts ; budget 37–50 €.
Localisation
L’adresse se situe rue de la Fauvette 17, 1180 Uccle, dans la Région de Bruxelles-Capitale, en Belgique. Uccle est la plus verte des dix-neuf communes bruxelloises, résidentielle et cossue, traversée par la chaussée de Waterloo commerçante et connue pour la forte communauté française qui s’y est installée. Le quartier, à deux pas de l’arrêt Rittweger, garde une allure de village au milieu de la ville.
À proximité immédiate, le parc du Wolvendael déroule dix-huit hectares autour de son pavillon Louis XV, tandis que le musée David et Alice van Buuren, maison Art déco entièrement préservée, ouvre sur son jardin du cœur. Non loin, le bois de Verrewinkel et le Kauwberg prolongent la trame verte de la commune, où l’Observatoire royal de Belgique est installé depuis 1890. Le bois de la Cambre et la forêt de Soignes, classée à l’UNESCO pour ses hêtraies cathédrales, sont tout proches ; le centre de Bruxelles et la Grand-Place se trouvent à 6 km, Waterloo à 8 km.
Cadre & ambiance
La salle est petite et volontairement sombre : murs bruts laissés apparents, zelliges verts au bar, tables de bois chinées, bougies. L’esthétique évoque davantage l’est parisien que le Bruxelles résidentiel qui l’entoure, un contraste assumé qui fait une bonne part du charme de l’endroit. On y dîne à une vingtaine de convives, ce qui rend la réservation nécessaire à peu près tous les soirs.
L’ambiance repose largement sur la présence de Marius Junot, en salle, ancien mixologue passé par Chez Ta Mère à Ixelles, qui commente le menu et défend une cave essentiellement nature, et de Luka Greiner, en cuisine, formé dans des maisons parisiennes et londoniennes. Les deux amis, originaires de Montreuil, ont repris à l’automne 2022 l’ancien Fauvette de Damien Bouchery et rebaptisé les lieux d’une contraction de leurs prénoms. Le service se fait à deux, sans hiérarchie apparente, dans une atmosphère décontractée qui convient au tête-à-tête comme au dîner entre amis.
Cuisine & concept
La carte tient sur une page : trois entrées, trois plats, trois desserts, renouvelés très régulièrement au fil des saisons. Le chef travaille des produits locaux et de saison, tout est fait maison, et chaque produit est exploité dans son intégralité pour limiter les pertes — une démarche reconnue par le label bruxellois Good Food. Cette contrainte volontaire donne une cuisine à la fois précise et généreuse, plus subtile qu’il n’y paraît.
Le registre mélange la technique bistrotière et des accents empruntés ailleurs : poulpe cuit moelleux sur gelée de betterave avec poire et sauce vierge, langue de bœuf assaisonnée d’une gribiche et de chou de Bruxelles frit, échine de cochon confite façon pulled pork servie avec pommes sautées, ail en chemise et kimchi, sashimis de thon rouge aux pickles, pâtes fraîches aux coquillages ou cassoulet cochon et canard à la saison froide. Les desserts restent courts : fondant au caramel, crème de noisette, ganache au chocolat et ses tuiles amères. Côté vins, la sélection privilégie les bouteilles nature, proposées au verre autour de 7 € et à la bouteille à partir de 37 €, avec un pain de campagne bien croustillant pour saucer.
Les retours publics insistent sur la cohérence de l’ensemble : une carte courte mais bien écrite, des cuissons maîtrisées et des assiettes plus travaillées que ne le laisse deviner le format bistrot. Le poulpe, la langue de bœuf et l’échine de cochon reviennent le plus souvent, avec des mentions récurrentes sur la générosité des portions et sur la justesse des assaisonnements.
L’accueil et le conseil en vin constituent l’autre point fort : la sélection nature est décrite comme sérieuse et restée abordable, et les explications données en salle sont appréciées. Les visiteurs signalent en revanche une salle exiguë et souvent complète, ainsi qu’une carte qui change assez vite : un plat repéré une semaine peut avoir disparu la suivante.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Chez Luma ?
Comptez environ 37–43 € par personne à la carte, et plutôt 50 € en ajoutant un verre de vin. Les entrées tournent autour de 11–13 €, les plats entre 18 € et 25 €, les desserts à 8 €.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
Le restaurant sert du mercredi au dimanche, de 18 h à 23 h 30. Il est fermé le lundi et le mardi, et n’assure pas de service à midi.
Faut-il réserver ?
C’est fortement conseillé : la salle n’accueille qu’une vingtaine de couverts et affiche souvent complet, en particulier le week-end. La réservation se fait par téléphone ou par courriel.
Chez Luma propose-t-il des plats végétariens ?
La carte, très courte et renouvelée au rythme des saisons, ne comporte pas systématiquement d’option sans viande ni poisson. Mieux vaut signaler la contrainte au moment de réserver, la cuisine travaillant de toute façon en petites séries.
Quel type de vins y trouve-t-on ?
Essentiellement des vins nature et peu interventionnistes, sélectionnés par Marius Junot, disponibles au verre comme à la bouteille ; les bouteilles sont rangées dans une armoire en salle et présentées directement aux convives.
Conclusion
Chez Luma est l’une de ces adresses de quartier où le format compte moins que l’intention : deux amis d’enfance, une salle d’une vingtaine de couverts, une carte de trois entrées, trois plats et trois desserts, et une exigence réelle sur le produit local et de saison, reconnue par le label Good Food de Bruxelles Environnement.
Trois atouts se dégagent : la précision des cuissons, du poulpe à la langue de bœuf ; les plats de partage généreux, à l’image de l’échine de cochon confite et du cassoulet cochon et canard ; et la cave nature, sourcée avec sérieux et présentée avec passion. La démarche antigaspillage, avec des produits travaillés dans leur intégralité, constitue un quatrième argument.
Pour une première visite, laissez-vous guider par la carte du moment plutôt que par une idée préconçue : une entrée de poisson cru, un plat de viande confite à partager et la ganache au chocolat forment un enchaînement représentatif. Réservez quelques jours à l’avance et prévoyez de dîner tard : le service ne commence qu’en soirée.
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