Het Moorinneken – Louvain : restaurant et café-restaurant installé dans une maison classée de la Grand-Place, face à l’hôtel de ville, à Louvain, qui décline une carte franco-belge — croquettes maison, tartare, poissons, salades — du matin à minuit, avec une vaste terrasse ; comptez 30–50 € pour un repas complet.
Localisation
L’établissement occupe le Grote Markt 10, 3000 Leuven — Louvain en français — dans la province du Brabant flamand, en Région flamande, en Belgique. La maison d’angle donne directement sur la Grand-Place, à quelques mètres de l’hôtel de ville gothique flamboyant du XVe siècle et de ses 236 statues de façade, chef-d’œuvre brabançon élevé par Mathieu de Layens, et face à la collégiale Saint-Pierre qui conserve La Cène de Dirk Bouts.
À deux pas se trouve l’Oude Markt, surnommée « le plus long comptoir d’Europe » pour son alignement ininterrompu de terrasses, et un peu plus loin le grand béguinage classé à l’UNESCO, les bras canalisés de la Dijle et le M-Museum. Le quartier vit au rythme de la KU Leuven, fondée en 1425 et plus ancienne université catholique encore en activité, dont les dizaines de milliers d’étudiants animent le centre toute l’année.
La brasserie Stella Artois, née dans la ville en 1366, reste l’autre grande signature locale. Bruxelles est à 25 km, Malines à 25 km également, et l’aéroport de Zaventem à une quinzaine de kilomètres, ce qui place l’adresse à proximité immédiate des principaux points d’arrivée pour un visiteur de passage.
Cadre & ambiance
La maison est reconnaissable au buste sculpté qui orne sa façade et qui lui a donné son nom — l’immeuble figurait dès 1432 parmi les premières bâtisses de l’entrée de la Grand-Place, s’appelait alors den Moriaen ou Den Moer d’après le prénom Maurius, et reçut plus tard cette sculpture due au ciseau d’Egide Rombaux. Incendié avec une large partie de la place le 25 août 1914, le bâtiment fut relevé après la Première Guerre mondiale ; il est aujourd’hui inscrit au patrimoine immobilier protégé de Flandre.
À l’intérieur, la salle n’a rien d’un décor d’époque figé : la rénovation achevée en 2012, conduite par Koen Rens, a installé des teintes claires et contrastées, dans un registre volontairement contemporain. L’atmosphère est chaleureuse et plutôt intime le soir, plus animée en journée. La grande terrasse, ouverte sur la place et sur la collégiale, offre le même confort de service qu’en salle et constitue l’un des meilleurs postes d’observation du va-et-vient louvaniste ; on peut d’ailleurs s’y installer simplement pour boire un verre.
Cuisine & concept
La cuisine se réclame d’un registre franco-belge, à mi-chemin entre la brasserie et le restaurant. Les classiques du répertoire belge y tiennent une place centrale : croquettes de crevettes et croquettes au fromage préparées maison, croquettes au ragoût de bœuf, tomate-crevettes, steak tartare de blanc-bleu belge préparé à la minute. À côté figurent des propositions plus françaises ou méditerranéennes — carpaccio de bœuf, carpaccio de lotte, coquilles Saint-Jacques, lasagne aux courgettes grillées et bolognaise d’agneau, penne aux scampis et pesto rouge.
La carte évolue avec les saisons, complétée par des suggestions du jour pour les pâtes et pour la viande, et par un lunch quotidien composé d’un potage du jour et d’un plat. Les salades composées constituent un chapitre à part entière, de la Waldorf au poulet fumé à la salade maison au saumon fumé, scampis et coquilles. Côté boissons, la maison joue à fond son statut de bar : une longue carte de bières belges en bouteille — trappistes, abbayes, gueuze, kriek — la Stella Artois à la pression, une cave qui va du chardonnay du Pays d’Oc au brunello di Montalcino, une trentaine de cocktails et une série de cafés alcoolisés. La cuisine reste ouverte en continu de 11h30 à 21h30 et une formule à emporter est proposée.
Ce qui revient le plus souvent dans les retours des clients, c’est la situation : peu d’adresses de Louvain offrent une terrasse aussi dégagée sur la Grand-Place et sur la collégiale Saint-Pierre, et beaucoup de convives viennent d’abord pour cela. Le service en terrasse est décrit comme aussi soigné qu’en salle, et l’amplitude horaire — ouverture de 10h à minuit, cuisine continue de 11h30 à 21h30 — est régulièrement citée comme un atout dans une ville où beaucoup de cuisines ferment l’après-midi.
Sur les assiettes, les croquettes maison de crevettes et de fromage, le steak tartare préparé à la minute et les salades composées concentrent l’essentiel des commentaires favorables. Les suggestions de saison et le lunch du midi, soupe et plat, sont appréciés des habitués et des étudiants. Les remarques plus mesurées portent sur des additions qui grimpent vite dès que l’on enchaîne entrée, plat et dessert, un niveau de prix cohérent avec l’emplacement sur la place principale.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen chez Het Moorinneken ?
Comptez entre 30 et 50 € par personne selon la formule. Les plats principaux s’échelonnent d’environ 17,90 € pour les pâtes à 27,50 € pour les coquilles Saint-Jacques, les entrées tournent autour de 15–18 € et les desserts de 7,50 € à 12 €.
Quels sont les horaires et peut-on manger l’après-midi ?
Oui. La maison est ouverte du lundi au dimanche de 10h à minuit, et la cuisine reste ouverte en continu de 11h30 à 21h30, ce qui permet de déjeuner tard ou de dîner tôt.
Faut-il réserver, et comment procéder pour un groupe ?
La réservation se fait en ligne ou par téléphone, et n’est validée qu’après confirmation. Au-delà de douze personnes, il faut passer par le téléphone ou par courriel ; à partir de cinq convives, la maison demande de limiter la commande à trois plats différents.
Y a-t-il une terrasse et des plats à emporter ?
Une vaste terrasse donne sur la Grand-Place, avec vue sur la collégiale Saint-Pierre. Un service à emporter est également proposé, avec des frais de livraison variables selon le montant de la commande.
La carte convient-elle aux végétariens ?
Partiellement. Plusieurs propositions sont sans viande ni poisson, comme le houmous et ses croustillants à 10 €, le pain brioché grillé aux champignons, épinards et parmesan à 15,90 €, la salade à la pomme fondante et au chèvre à 20,50 € et la portion de fromage de Watou.
Conclusion
Het Moorinneken combine deux atouts rarement réunis à Louvain : une adresse dans une maison classée de la Grand-Place, reconnaissable à son buste de façade et occupée depuis 1432, et une carte franco-belge servie en continu du midi au soir, doublée d’une véritable offre de bar.
Les points d’appui de la maison sont ses croquettes maison de crevettes et de fromage, son steak tartare de blanc-bleu belge préparé à la minute, ses salades composées généreuses et ses poissons de saison, le tout accompagné d’une carte de bières belges particulièrement fournie.
Pour un premier passage, le lunch du midi — potage du jour et plat — reste la formule la plus abordable ; en soirée, la salade maison au saumon fumé et scampis ou le tartare, suivis d’un moelleux au chocolat, donnent une bonne idée du registre. Mieux vaut réserver dès que le temps invite à s’installer en terrasse.
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