Le Bec Rose – Cilaos : table créole de l’îlet de Palmiste Rouge, ouverte fin 2024 par un couple de retour au pays, à Cilaos. Rougail saucisses longuement mijoté, boucané à la marmite, magret « à la créole » et produits du cirque, servis en salle, au jardin ou sur la terrasse ; budget annoncé 16–20 €.
Localisation
Le restaurant se trouve au 9 Route du Cap, 97413 Cilaos, sur La Réunion (département 974). Plus précisément, il est installé au bout de la route, dans l’îlet de Palmiste Rouge, au sud-est du cirque de Cilaos, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Pitons, cirques et remparts.
L’îlet forme une sorte de cirque dans le cirque, refermé entre les pentes du Dimitile, le Piton de l’Entre-Deux et le Gros Morne de Gueule Rouge. On y monte par une route sinueuse qui quitte l’axe principal : l’approche est lente, et c’est une partie de l’expérience. Le village doit son nom au palmiste rouge, palmier endémique autrefois abondant sur ces pentes.
Le climat relativement sec du secteur favorise la culture des lentilles de Cilaos et des haricots d’altitude ; les parcelles en terrasses encadrent le restaurant. Deux boucles de randonnée partent du village : le Grand Tour de Palmiste Rouge, exigeant, et la boucle de la Savane Bois Rouge, plus douce. Le bourg de Cilaos et ses thermes sont à une vingtaine de minutes par la route ; Saint-Louis se rejoint par la RN5.
Cadre & ambiance
Le projet est porté par Anna Ethève et Patrice Maillot, deux enfants du pays revenus s’installer dans le cirque après un long parcours hors de l’île. Le nom de la maison renvoie au bec-rose, ce petit passereau au masque rouge que l’on croise en bandes dans les savanes d’altitude : une façon de se situer dans le paysage plutôt que dans une logique d’enseigne.
L’adresse reste à taille humaine, posée dans un environnement agricole. On mange en salle, sur la terrasse ou au jardin, face aux remparts. Les visiteurs décrivent le silence une fois arrivés, la sensation d’être à l’écart, et un repas perçu comme l’aboutissement d’une montée dans le cirque plutôt que comme une simple étape.
Côté pratique, l’établissement dispose d’un parking, d’un accès adapté aux personnes à mobilité réduite, du wifi, et accepte les animaux. Les horaires publiés indiquent un service midi et soir en semaine et un service uniquement le midi le dimanche ; l’éloignement de l’îlet invite à appeler avant de monter.
Cuisine & concept
La carte s’inscrit dans la tradition créole, avec quelques incursions du côté chinois comme le veut l’usage réunionnais. Ce qui distingue la maison n’est pas l’originalité du répertoire mais la façon dont il est traité : précision des cuissons, équilibre des épices, sélection rigoureuse des approvisionnements. La proposition évolue au fil des saisons et des productions du cirque.
Le rougail saucisses illustre la méthode : saucisses d’abord revenues pour concentrer leur gras, puis mijotées avec tomates fraîches, oignons compotés, ail, gingembre et thym, pour une sauce dense qui évite l’acidité. Le poulet brèdes chouchou travaille un registre plus végétal, les jeunes feuilles étuvées avec la volaille en préservant leur note herbacée. Le boucané à la marmite assume sa rusticité, poitrine fumée confite et sauce aux oignons.
Deux plats sortent du cadre strictement traditionnel : le rôti de porc au combava, dont le zeste d’agrume relève la viande sans la couvrir, et surtout le magret « à la créole », plat signature de la maison : saisi dans sa graisse, tranché puis nappé d’une sauce riche en oignons compotés, entre texture rosée et profondeur sucrée-salée. Côté dessert, le gâteau patates reste la valeur sûre. Un producteur du haut du village vend par ailleurs lentilles, haricots, miel et vins du cirque à quelques centaines de mètres.
Carte & plats emblématiques
le magret à la créole – plat signature, saisi dans sa graisse et nappé d’une sauce aux oignons compotés
le rougail saucisses – longuement mijoté avec tomates fraîches, oignons, ail, gingembre et thym
les sandwichs – proposés pour une halte rapide entre deux randonnées
Les prix à l’assiette ne sont pas publiés en ligne : le budget annoncé pour un repas se situe entre 16 et 20 €. La carte évolue avec les saisons et les productions de l’îlet.
Résumé des commentaires
Ce qui frappe dans les retours, c’est leur constance. Les mêmes mots reviennent : authentique, généreux, vrai goût créole. Beaucoup de convives décrivent une cuisine qui rappelle celle des familles réunionnaises, avec une précision supplémentaire dans les cuissons et les équilibres. L’accueil est qualifié de simple et chaleureux, les assiettes de franches.
Le cadre pèse aussi dans l’appréciation : la route sinueuse qui grimpe vers Palmiste Rouge, le calme à l’arrivée, la vue sur les montagnes depuis la table. Plusieurs clients viennent après une randonnée et soulignent la cohérence entre ce qu’ils ont traversé et ce qu’ils trouvent dans l’assiette. En septembre 2025, la maison a par ailleurs fait l’objet d’un article du quotidien local dans sa rubrique consacrée aux initiatives du terroir.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir au Bec Rose ?
Le budget annoncé pour un repas se situe entre 16 et 20 € par personne.
Où se situe exactement le restaurant ?
Au bout de la route du Cap, dans l’îlet de Palmiste Rouge, au sud-est du cirque de Cilaos ; comptez une vingtaine de minutes de route depuis le bourg.
Quels moyens de paiement sont acceptés ?
Espèces et cartes bancaires, y compris Visa, Mastercard et American Express.
Le restaurant est-il accessible et peut-on venir avec un chien ?
Oui : un accès pour personnes à mobilité réduite est signalé, un parking est disponible et les animaux sont acceptés.
Peut-on manger en terrasse ou emporter ?
Oui, la maison dispose d’une terrasse et d’un jardin, et propose également des plats à emporter.
Conclusion
Le Bec Rose s’est imposé en peu de temps comme une adresse sérieuse du cirque, portée par un couple revenu s’installer sur ses terres. Identité assumée, produits locaux, cuisine maîtrisée : la cohérence de l’ensemble explique la régularité des retours.
Quatre plats donnent la mesure de la maison : le magret à la créole, sa signature, le rougail saucisses mijoté sans raccourci, le boucané à la marmite et le poulet brèdes chouchou. Le gâteau patates clôt le repas dans le registre créole le plus fidèle.
À prévoir après une boucle de randonnée autour de Palmiste Rouge, ou comme destination en soi pour ceux qui veulent voir un autre visage du cirque. Un détour chez le producteur du haut du village permet de repartir avec des lentilles, du miel ou du vin de Cilaos : la continuité logique du repas.
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