Le Mercière – Lyon : niché au cœur de la Presqu’île, dans la plus célèbre rue piétonne de Lyon, ce bouchon perpétue depuis 1978 le répertoire de la cuisine lyonnaise – quenelle de brochet, tablier de sapeur, andouillette et cervelle de canut – dans une salle boisée à l’atmosphère chaleureuse, pour un budget de 30–45 €.
Localisation
L’adresse se trouve au 56 rue Mercière, 69002 Lyon, dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La rue Mercière est cette longue artère piétonne de la Presqu’île, coincée entre le Rhône et la Saône, dont les façades colorées et les terrasses serrées les unes contre les autres constituent l’un des décors les plus photographiés de la ville.
Le quartier Cordeliers-Jacobins place le restaurant à quelques minutes à pied de la place Bellecour, à deux pas des Halles Paul-Bocuse accessibles en une poignée de stations de métro, et non loin de la place des Terreaux et de sa fontaine Bartholdi. Le Vieux-Lyon Renaissance et ses traboules inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO se rejoignent en traversant la Saône, tandis que la basilique de Fourvière domine l’ensemble depuis sa colline. Les pentes de la Croix-Rousse, où travaillaient jadis les canuts, se trouvent au nord, et la gare de la Part-Dieu comme le parc de la Tête d’Or restent facilement accessibles en transports.
Cadre & ambiance
Derrière une façade rouge reconnaissable entre toutes, la maison déploie une double salle séparée par un passage couvert. Les boiseries, les nappes et le mobilier traditionnel composent un décor de bouchon assumé, où le brouhaha des tables voisines fait partie du plaisir. Les figures de Guignol et de Gnafron, présentes jusque dans l’identité graphique du lieu, rappellent l’ancrage lyonnais revendiqué par la maison.
L’histoire du Mercière se confond avec celle de Jean-Louis Manoa, qui a tenu l’établissement pendant plus de quatre décennies et dont plusieurs recettes figurent encore à la carte sous son nom. Depuis 2024, son beau-fils César Ponsonnet, passé par New York comme chef de salle dans une table triplement étoilée, a repris les rênes en conservant l’esprit du lieu. Aux beaux jours, la terrasse installée sur la rue piétonne permet de dîner en observant l’animation permanente de la rue Mercière, très fréquentée jusque tard le soir.
Cuisine & concept
Le chef Sébastien Plessis, formé notamment à La Tour d’Argent à Paris et au Carlton à Cannes avant de revenir vers plusieurs tables lyonnaises, élabore une carte qui assume les grands classiques français. Il remet à l’honneur des pièces exigeantes comme le lièvre à la royale ou le pâté en croûte, tout en gardant la colonne vertébrale du bouchon : quenelles, andouillette, tablier de sapeur, cochonnailles.
Les fournisseurs sont nommés, ce qui en dit long sur la méthode : le saucisson vient de la maison Sibilia, l’andouillette de chez Bobosse, les ravioles de la Mère Maury, le Saint-Marcellin de la Mère Richard, le riz de Camargue est bio et la purée montée au beurre Bordier. La cuisine décline aussi un versant plus marin – soufflé de Saint-Jacques, poulpe snacké à la plancha – et propose une assiette entièrement végétarienne. Côté cave, la carte met en avant des vignerons de terroirs choisis, avec une place naturelle laissée aux crus du Beaujolais et de la vallée du Rhône.
Carte & plats emblématiques
la terrine de gibier maison – préparée par le chef avec pistaches, foie gras et confit d’oignons rouges. 15,50 €
la poire pochée – sauce chocolat, pistaches concassées, glace vanille et crème fouettée. 8,50 €
le colonel – sorbet citron vert généreusement arrosé de vodka. 8,50 €
Résumé des commentaires
Les retours des clients convergent sur l’authenticité du répertoire : la quenelle de brochet, le tablier de sapeur et l’andouillette sont régulièrement cités comme des références du genre, et les portions sont décrites comme généreuses. Le décor de bouchon traditionnel et l’accueil du personnel reviennent souvent, de même que la localisation en plein cœur de la rue Mercière, appréciée par les visiteurs de passage.
Plusieurs commentaires soulignent le rapport qualité-prix du menu des canuts à 33 €, jugé cohérent pour une adresse aussi centrale. Les tables étant serrées et la salle souvent complète en soirée, quelques clients recommandent de réserver et de prévoir un dîner animé plutôt qu’un repas au calme. La terrasse fait l’objet d’avis très favorables dès les premiers beaux jours.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au Mercière ?
Le menu des canuts est affiché à 33,00 €. À la carte, comptez de 9,50 € à 19,50 € pour une entrée et de 18,50 € à 36,00 € pour un plat, soit un repas complet autour de 40 € hors boisson.
Le Mercière est-il un vrai bouchon lyonnais ?
La maison revendique cette identité depuis 1978 et sert l’essentiel du répertoire : quenelle de brochet, tablier de sapeur, andouillette tirée à la ficelle, saucisson brioché, salade lyonnaise et cervelle de canut.
Y a-t-il un plat végétarien à la carte ?
Oui, une assiette 100 % végétarienne composée de légumes aux épices douces et de semoule aux mendiants est proposée à 18,50 €. Plusieurs entrées et fromages conviennent également.
Faut-il réserver ?
C’est vivement conseillé. La rue Mercière est très fréquentée en soirée et la salle affiche fréquemment complet ; la réservation se fait par téléphone ou via le site de la maison.
Y a-t-il une terrasse ?
Oui, une terrasse est installée sur la rue piétonne aux beaux jours, dans le prolongement de la façade rouge du restaurant.
Conclusion
Le Mercière fait partie de ces adresses de la rue Mercière qui ont traversé les décennies sans renier leur registre. Ouverte en 1978, portée pendant plus de quarante ans par Jean-Louis Manoa puis reprise en 2024 par César Ponsonnet, la maison a confié ses fourneaux à Sébastien Plessis, dont le parcours passe par La Tour d’Argent et le Carlton.
Trois points ressortent : un répertoire lyonnais complet et sourcé chez des artisans identifiés, une carte lisible où le menu des canuts à 33 € tient le rôle de porte d’entrée, et un décor de bouchon avec boiseries et terrasse sur rue piétonne. Le versant sucré n’est pas anecdotique, avec le gâteau lyonnais aux pommes, poires et pralines servi depuis l’ouverture.
Pour une première visite, la quenelle artisanale de brochet, le tablier de sapeur et l’andouillette de chez Bobosse résument bien le propos de la maison, avant un baba au vieux rhum servi à discrétion. Réservez à l’avance, surtout en fin de semaine.
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