Le Patio – Argelès-sur-Mer : deux sœurs brésiliennes, Adriana et Alessandra, tiennent ici l’une des tables les plus dépaysantes du village — picanha taillée à 300 grammes, moqueca de poisson au lait de coco, tataki de bœuf et currys parfumés, le tout croisé avec les poissons et les fruits de mer de la côte. Une cuisine méditerranéenne à forte empreinte sud-américaine, servie dans une salle chaleureuse du cœur de Argelès-sur-Mer, avec terrasse et cocktails. Comptez 25–40 € pour un repas complet.
Localisation
Le restaurant est établi au 59 rue Victor-Hugo, 66700 Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. On est ici dans le village, à l’écart des grands axes de la plage, dans le lacis de rues où se tiennent les commerces et le marché. L’église Notre-Dame-del-Prat et son clocher-tour fortifié du XIVe siècle se dressent à quelques rues, repère visuel immédiat pour se situer.
Argelès occupe une charnière géographique remarquable : au nord commence la côte sableuse du Roussillon, au sud débute la Côte Vermeille et ses schistes plongeant dans la mer. La commune, première de France par sa capacité de camping, aligne sept kilomètres de plage bordée de pins ; le Racou, ancien hameau de cabanes de pêcheurs devenu quartier prisé, marque la transition vers les rochers. Au-dessus se dresse le massif des Albères, dernier contrefort pyrénéen avant la Méditerranée.
La mémoire des lieux est également forte : c’est sur ces plages que fut ouvert en février 1939 le camp d’Argelès, où furent internés près de cent mille républicains espagnols fuyant la victoire franquiste lors de la Retirada ; un mémorial entretient aujourd’hui ce souvenir. Autour, la réserve naturelle du Mas Larrieu protège l’embouchure du Tech, et le château néogothique de Valmy domine les vignes. Collioure, dont le clocher fut peint par Matisse et Derain au berceau du fauvisme, est à 8 km, Perpignan à 25 km, et la frontière espagnole au col du Perthus à une vingtaine de kilomètres.
Cadre & ambiance
L’adresse relève de la restauration à thème plus que de la brasserie de village : la salle joue la chaleur et l’accueil personnel, prolongée par une terrasse qui prend tout son intérêt aux soirs d’été, quand le village se remplit après la plage. Le format reste intime, avec un service assuré au plus près des tables par les deux sœurs qui tiennent la maison.
Adriana et Alessandra ont importé de leur pays d’origine une manière de recevoir et un vocabulaire culinaire qui tranchent nettement avec le reste de l’offre locale. La carte est renouvelée régulièrement — la presse locale a suivi plusieurs de ses évolutions saisonnières — et l’accent est mis sur des préparations exécutées à la commande plutôt que sur un catalogue figé. La fermeture hebdomadaire tombe le mercredi.
La configuration convient bien aux dîners à deux ou en petit comité, un peu moins aux très grandes tablées. Les cocktails et une sélection de bières en bouteille permettent de commencer la soirée avant le repas, et les glaces et desserts maison prolongent le service pour ceux qui veulent finir tranquillement.
Cuisine & concept
La ligne est explicite : cuisine méditerranéenne aux influences brésiliennes et sud-américaines. Concrètement, cela se traduit par un vocabulaire d’assaisonnement inhabituel sur la côte catalane — sauce criolla à la mangue, chimichurri, lait de coco, huile de chili, gingembre, sauce da casa aux herbes fraîches — appliqué à des produits largement locaux, poissons, poulpe, moules de bouchot, gambas.
Deux plats résument le projet. La picanha, pièce de rumsteck couronnée de son gras que le Brésil considère comme la reine du churrasco, est servie en portion de 300 grammes avec la sauce maison aux herbes. Et la moqueca, ragoût de poisson emblématique de Bahia, arrive en sauce crustacés au lait de coco, poivron rouge et huile de chili, accompagnée de riz basmati — la version au cabillaud est proposée à 21,50 €.
Les entrées adoptent le format tapas et se prêtent au partage : nems au porc, croquettes de poulet brésiliennes, crevettes croustillantes, raviolis farcis aux gambas, tataki de bœuf « picanha » à 9,50 €, camembert rôti au miel et à l’huile de truffe. Suivent des salades généreuses, deux burgers au bœuf Angus, une section poissons bien fournie et des currys au lait de coco, dont une version entièrement végétarienne aux légumes. L’ensemble compose une carte courte mais dense, où l’originalité ne se fait pas au détriment de la lisibilité.
Carte & plats emblématiques
les nems au porc : quatre pièces, salade verte et sauce sweet chili.
Les tarifs complets ne sont pas publiés poste par poste ; les deux montants confirmés situent le niveau de prix, entre une entrée à moins de 10,00 € et un plat de poisson signature à 21,50 €. Des menus, des menus enfants, des desserts, des glaces, des cocktails sans alcool et des bières bouteilles complètent la carte.
Résumé des commentaires
Les retours publiés insistent sur trois éléments : l’originalité de la carte, rare dans un secteur où l’offre penche massivement vers la cuisine catalane et la restauration de bord de plage ; la qualité d’exécution des plats, en particulier les viandes grillées et les préparations de poisson ; et l’attention portée au service par les deux sœurs qui tiennent la maison. La picanha et la moqueca concentrent l’essentiel des mentions.
Les commentaires notent aussi le renouvellement régulier de la carte, avec des évolutions saisonnières qui donnent envie de revenir, mais qui impliquent que certains plats disponibles un été ne le soient plus le suivant. La taille modeste de la salle revient également : mieux vaut réserver en juillet et en août, quand le village se remplit, et penser à la fermeture du mercredi avant de se déplacer.
Questions fréquentes
Quel type de cuisine sert Le Patio à Argelès-sur-Mer ?
Une cuisine méditerranéenne fortement marquée par le Brésil et l’Amérique du Sud : picanha, moqueca, croquettes de poulet brésiliennes, sauces criolla et chimichurri, currys au lait de coco, appliqués à des produits de la côte comme le poulpe, les gambas et les moules de bouchot.
Quel budget prévoir ?
Les entrées de type tapas démarrent autour de 9,50 € et un plat signature comme la moqueca de cabillaud est affiché à 21,50 €. Avec une entrée, un plat et un dessert, l’addition se situe raisonnablement entre 25 € et 40 € par personne, hors boissons.
Le restaurant propose-t-il des options végétariennes ?
Oui. Le curry de légumes au lait de coco, servi avec du riz basmati, constitue un plat végétarien complet, et la salade de chèvre chaud ou le camembert rôti offrent des alternatives en entrée comme en plat léger.
Quels sont les jours de fermeture ?
L’établissement ferme le mercredi. Le service se fait le midi et le soir sur la majeure partie de la semaine, avec des amplitudes qui peuvent varier selon la saison : un appel préalable reste la meilleure garantie, notamment hors période estivale.
Peut-on se faire livrer ?
Non. La fiche Uber Eats de l’établissement est indiquée comme fermée depuis avril 2025 ; le restaurant fonctionne donc en service à table. Pour une commande à emporter, il faut se renseigner directement auprès de la maison.
Conclusion
Dans un village où l’offre de restauration tourne largement autour du répertoire catalan et de la cuisine de plage, cette adresse tenue par deux sœurs brésiliennes propose autre chose : un croisement assumé entre produits méditerranéens et grammaire culinaire sud-américaine, avec une carte courte, renouvelée et exécutée à la commande.
Quatre points la résument : la picanha de 300 grammes à la sauce da casa, la moqueca de poisson au lait de coco, la tentacule de poulpe grillée à la purée d’ail cremat, et une série d’entrées à partager qui fonctionnent aussi bien en apéritif prolongé qu’en début de repas. Les currys, dont une version végétarienne, complètent utilement l’ensemble.
Pour une première visite, la combinaison la plus représentative associe le tataki de bœuf en ouverture, la picanha ou la moqueca en plat, et un dessert maison. Réserver s’impose en haute saison, la salle restant de taille modeste, et il faut garder en tête la fermeture du mercredi. La sortie se prolonge naturellement par une promenade jusqu’à l’église Notre-Dame-del-Prat ou, le lendemain, par la route de Collioure.
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