Le P’tit Quinquin – Tourcoing : le nom est un emprunt direct au répertoire populaire du Nord, celui de la berceuse en patois picard d’Alexandre Desrousseaux devenue l’hymne officieux de la région. La brasserie qui l’a repris tient la même promesse que la chanson : le parler local, la chaleur et la simplicité. Installée sur la grande place de Tourcoing depuis 1971, elle décline les classiques flamands — carbonnades à la bière, potjevleesch, welsh, tarte au maroilles — avec des frites et une mayonnaise faites sur place et une douzaine de bières régionales à la pression. Comptez autour de 17,00 € pour un plat, un peu plus pour un repas complet.
Localisation
L’adresse est le 9 place de la République, 59200 Tourcoing, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, à quelques kilomètres seulement de la frontière belge. La station de métro Tourcoing-Centre se trouve à moins de cent mètres de la porte, et le parking de la Grand-Place à guère plus, ce qui fait de la brasserie l’une des adresses les plus simples d’accès du centre-ville.
Autour, la ville raconte son passé de capitale du peignage de la laine : Tourcoing la Laineuse faisait face à Roubaix la Cotonneuse, et les corons du textile comme la Bourse du Travail témoignent encore de cette économie. À quelques minutes à pied s’élève l’église Saint-Christophe, dont le carillon de 62 cloches compte parmi les plus importants d’Europe — la brasserie a d’ailleurs baptisé l’une de ses formules « menu du Carillon ». Non loin, le MUba Eugène Leroy, musée des Beaux-Arts enrichi du legs du peintre à sa ville, réunit des œuvres allant de Rubens à Dubuffet ; l’Institut du Monde Arabe occupe depuis 2019 l’ancienne piscine municipale Art déco ; la Maison Folie hospice d’Havré, ancien couvent du XVIIⁿ siècle, a conservé son cloître intact.
Le Fresnoy — Studio national des arts contemporains, signé Bernard Tschumi, ancre la ville dans la création actuelle, et l’Eurométropole franco-belge relie Tourcoing à Lille, Roubaix et Courtrai. Roubaix est contiguë, Lille et son beffroi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO se rejoignent en une douzaine de kilomètres, et Courtrai, en Belgique, se trouve à une vingtaine.
Cadre & ambiance
La salle donne sur la place, avec un comptoir allongé, des petites tables rondes individuelles pour les habitués venus seuls et une salle en retrait à l’arrière pour les tablées plus discrètes. Le décor joue le registre soigné et rustique — bois, banquettes, tables bien espacées — sans surenchère de folklore. Une terrasse abritée permet de s’installer dehors face à la place, un poste d’observation idéal sur l’animation du centre.
Plusieurs écrans diffusent les rencontres sportives, ce qui donne à la maison une double identité de brasserie et de bar de quartier : on y déjeune au calme en semaine et on y suit un match le soir. Des soirées musicales et des concerts ponctuent le calendrier, la maison mettant volontiers en avant de jeunes artistes locaux. Les habitués savent qu’il vaut mieux demander une table en retrait les soirs de spectacle si l’on souhaite profiter de la musique sans être au centre de l’animation.
L’établissement compte une centaine de couverts et accueille sans difficulté les grandes tablées, repas de famille, réunions professionnelles et sorties entre amis. Le service est réputé rapide même lorsque la salle affiche complet, un point que confirment régulièrement les clients de fin de semaine.
Cuisine & concept
La carte est celle d’une brasserie du Nord qui ne se cache pas derrière la mode : elle assume les plats régionaux, les longs mijotés et les fromages fondus. Les carbonnades flamandes sont préparées maison à la bière du Duc d’Havré, brassée localement, et constituent la signature de l’endroit. Le potjevleesch, terrine de viandes blanches en gelée servie avec frites et salade, complète ce socle flamand, tout comme le welsh, gratin de cheddar fondu sur pain et jambon.
Le maroilles, fromage AOP de l’Avesnois, revient de plusieurs manières : en tarte servie avec salade, en escargots gratinés, frit sur un lit de salade, ou en sauce sur un filet de bœuf cuit sur plaque. Les andouillettes se commandent nature ou flambées au genièvre, autre marqueur régional. Les frites et la mayonnaise sont préparées sur place, détail que les habitués citent volontiers.
La maison ne s’arrête pas là : viandes au grill et pièces de bœuf (entrecôte, filet, carpaccio, steak tartare préparé), poissons et coquillages (filet de cabillaud aux deux poivrons, pavé de saumon à l’estragon, cassolettes de Saint-Jacques), salades composées et omelettes complètent une carte volontairement large. Plusieurs formules encadrent l’offre — menu du midi, menu Express, menu du Carillon, menu enfant de moins de douze ans —, et la sélection de bières régionales à la pression, plus d’une douzaine de références, fait partie de l’identité de l’adresse, l’équipe proposant volontiers des accords bière-plat improvisés selon l’humeur du jour.
Carte & plats emblématiques
les carbonnades flamandes maison – mijoté de bœuf à la bière du Duc d’Havré, la spécialité de la maison, affichée autour de 16,90 €.
les profiteroles – parmi les desserts maison, aux côtés de la mousse au chocolat et des coupes glacées.
Résumé des commentaires
Les retours les plus constants portent sur trois points : la générosité des portions, la sélection de bières et la rapidité du service, y compris les samedis midi où la salle est pleine. La cuisine maison est saluée pour ses classiques régionaux, et la salade P’tit Quinquin revient dans les commentaires d’habitués comme une bonne surprise inattendue sur une carte dominée par les mijotés et les viandes. L’accueil du personnel, décrit comme souriant et efficace, fait partie des motifs de retour les plus cités.
L’ambiance divise agréablement : certains viennent pour les écrans sportifs et les soirées musicales, d’autres apprécient la petite salle arrière et les tables rondes en vitrine, plus tranquilles. Quelques commentaires signalent une régularité perfectible sur certaines recettes selon les jours, et rappellent que l’affluence de fin de semaine rend la réservation préférable. Le flambage de l’andouillette au genièvre, spectaculaire en salle, peut gêner les convives sensibles aux odeurs : il suffit de le signaler au moment de commander.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen au P’tit Quinquin ?
Les plats régionaux tournent autour de 17,00 €, les carbonnades flamandes étant affichées à environ 16,90 €. Des formules plus courtes — menu du midi, menu Express, menu du Carillon — permettent de déjeuner pour moins cher, et un menu enfant est proposé pour les moins de douze ans.
Quelles sont les spécialités du Nord servies ici ?
Les carbonnades flamandes à la bière du Duc d’Havré, le potjevleesch avec frites et salade, le welsh, la tarte au maroilles, les escargots au maroilles et l’andouillette flambée au genièvre constituent le socle régional de la carte.
Le P’tit Quinquin propose-t-il des bières locales ?
Oui, la brasserie met en avant plus d’une douzaine de bières régionales à la pression, ainsi que des classiques comme le picon-bière et le genièvre. L’équipe suggère volontiers des accords bière-plat.
Faut-il réserver et peut-on venir en groupe ?
La réservation est conseillée, en particulier le week-end, la salle affichant souvent complet. Avec une centaine de couverts et une salle en retrait, la maison accueille sans difficulté les grandes tablées et les repas d’entreprise.
Comment s’y rendre et où stationner ?
La station de métro Tourcoing-Centre se trouve à moins de cent mètres, ce qui place l’adresse à quelques minutes de Roubaix et de Lille. Des places de stationnement sont disponibles à une centaine de mètres, du côté de la Grand-Place.
Conclusion
Le P’tit Quinquin occupe la place de la République depuis 1971 et remplit exactement le rôle qu’on attend d’une brasserie de centre-ville dans le Nord : une carte longue et lisible, des plats régionaux préparés maison, une belle rangée de tirettes à bière et un service qui tient le rythme même en pleine affluence. La référence à la berceuse d’Alexandre Desrousseaux n’est pas qu’un clin d’œil : l’endroit cultive le même attachement au parler et aux goûts d’ici.
Quatre atouts se dégagent : les carbonnades flamandes mijotées à la bière du Duc d’Havré, le potjevleesch et le welsh qui complètent le trio flamand, la déclinaison de maroilles en tarte, en escargots ou frit, et la sélection de plus d’une douzaine de bières régionales à la pression. S’y ajoutent les frites et la mayonnaise faites sur place, la terrasse face à la place et les soirées musicales.
Pour un déjeuner d’affaires, un dîner de famille ou une soirée entre amis devant un match, la maison coche les cases sans se compliquer la vie. Les carbonnades, le potjevleesch et l’andouillette flambée au genièvre restent les meilleures portes d’entrée dans la carte, et le métro Tourcoing-Centre à cent mètres dispense de chercher une place de parking.
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