Les Ronins – Praz-sur-Arly : table bistronomique franco-asiatique ouverte en 2019 par Anthony et Émilie à l’entrée de Praz-sur-Arly, aux portes de Megève, où une cuisine moderne — gyozas, tataki de bœuf simmental, ramen de homard, gibier en saison et légendaire soufflé au Grand Marnier — se décline sur une carte éphémère et une ardoise renouvelée, dans un décor montagnard contemporain, budget 35–60 €.
Localisation
Le restaurant se trouve au 9 route de Megève, 74120 Praz-sur-Arly, dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. L’adresse borde l’axe principal du village, la route qui relie Megève à Flumet par le Val d’Arly, à quelques dizaines de mètres du centre de la station et de ses commerces.
Praz-sur-Arly est la commune voisine de Megève, à environ six kilomètres du village piéton et de son église Saint-Jean-Baptiste, et son domaine skiable fait partie d’Évasion Mont-Blanc, partagé avec Megève, Combloux, La Giettaz et Saint-Gervais. Le départ des remontées du village est tout proche, le col des Aravis à une quinzaine de kilomètres par la route du Val d’Arly, Flumet à cinq kilomètres, Sallanches à une vingtaine et Albertville à une trentaine. Un parking se situe à proximité immédiate. Le mont Blanc apparaît en toile de fond dès que l’on prend un peu de hauteur sur les pistes du secteur.
Cadre & ambiance
Le nom donne la clé du projet. Dans le Japon ancien, les rōnin sont les samouraïs sans maître : des guerriers restés fidèles à leur voie mais libres de toute allégeance. Anthony et Émilie, qui ont ouvert la maison à l’automne 2019, revendiquent explicitement cette référence pour décrire leur liberté de ton — une cuisine traditionnelle revisitée qui s’autorise des détours asiatiques sans se sentir tenue par une étiquette.
La salle joue la carte d’une décoration montagnarde actualisée, plus contemporaine que le chalet savoyard attendu, avec bois clair, souches décoratives et tables nappées de toile naturelle. Le service est réputé souriant et le lieu figure parmi les adresses labellisées Famille Plus du secteur : menu enfants, animaux acceptés, terrasse et bar complètent l’installation. Le guide MICHELIN référence la maison dans sa sélection, au titre d’une cuisine moderne, et l’a retenue dans son palmarès des tables de montagne ; il ne s’agit pas d’un établissement étoilé.
Cuisine & concept
Le concept a évolué : la maison propose désormais une carte éphémère, limitée en quantités et dans le temps, doublée d’une ardoise quotidienne de suggestions faites maison à base de produits de saison. Concrètement, on retrouve d’un côté des entrées fixes très marquées par le vocabulaire asiatique — gyozas de volaille et crevette, tartare de veau au condiment noisette et crème à la truffe, un trompe-l’œil salé au tartare de crabe, céleri rémoulade et caviar de hareng — et de l’autre des plats annoncés au tableau : suggestion du moment, pièce du boucher, poisson du jour.
Les ardoises de l’été 2026 donnent la mesure du répertoire : côte de veau et ses gnocchis, onglet de bœuf et gratin dauphinois, tartare de bœuf et frites de polenta, et surtout un ramen de homard qui résume l’esprit franco-asiatique du lieu. Le midi, trois grandes salades à 22 € tiennent lieu de formule : une version bœuf au tataki de simmental, crevette tempura, légumes asiatiques, grenade et noix de macadamia torréfiées ; une version poisson au saumon fumé, gaufre maison et vinaigrette xérès-aneth ; une version végétarienne à la burratina fumée au foin, aspergettes, artichaut barigoule et pesto. En saison, le gibier prend une place importante, le marcassin étant décliné rôti et en pithiviers. Le versant savoyard n’est pas oublié, avec une fondue au vacherin fribourgeois AOC et gruyère AOP déclinée en deux formats et trois versions — nature, cèpes ou morilles — et des planches de charcuterie de Savoie, de bellota espagnol ou de fromages. Côté sucré, le soufflé au Grand Marnier, à commander en début de repas, reste l’incontournable de la maison. Le bar propose une carte de cocktails complète, dont un mojito savoyard au génépi, et une gamme de mocktails sans alcool.
la salade au tataki de bœuf simmental – crevette tempura, légumes asiatiques, avocat, grenade, pickles d’oignons rouges, noix de macadamia torréfiées et vinaigrette asiatique, le midi uniquement, 22 €.
la salade au saumon fumé – gaufre maison, courgettes, citron confit, tomates confites, câpres, œuf et vinaigrette xérès à l’aneth, le midi uniquement, 22 €.
la salade végétarienne à la burratina – burratina fumée au foin, aspergettes, artichaut barigoule, brioche maison rôtie, pesto, pickles, radis et avocat, le midi uniquement, 22 €.
la fondue au vacherin fribourgeois et gruyère – vacherin fribourgeois AOC et gruyère AOP, 250 g nature 32 €, aux cèpes 35 €, aux morilles 39 € ; 340 g nature 37 €, aux cèpes 40 €, aux morilles 44 €.
le menu enfants jusqu’à 12 ans – pâtes de mon enfance en risotto de coquillettes et jambon, ou suprême de volaille et gratin dauphinois, suivi d’une coupe de glaces.
Ce qui ressort le plus des retours, c’est la cohérence du parti pris. La clientèle vient chercher une cuisine qui sort du répertoire attendu en station : on ne monte pas aux Ronins pour une raclette mais pour des gyozas, un tataki de bœuf ou un ramen de homard, servis dans un cadre montagnard qui reste chaleureux. La fraîcheur des produits et le fait maison sont régulièrement soulignés, tout comme la présentation soignée des assiettes.
Le soufflé au Grand Marnier concentre à lui seul une bonne part des éloges : qualifié de légendaire par la maison elle-même, il se commande en début de repas et fait partie des raisons pour lesquelles beaucoup reviennent. Le service, assuré par le couple et son équipe, est décrit comme souriant et disponible. La formule salades du midi à 22 € est perçue comme un bon moyen d’accéder à la cuisine sans engager le budget d’un dîner complet. Les réserves portent surtout sur le format de la carte, volontairement courte et éphémère : le plat repéré une fois n’est pas forcément là la fois suivante, et mieux vaut réserver, les services étant resserrés — de 12 h à 13 h 30 puis de 19 h à 21 h 30.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen aux Ronins ?
Comptez environ 35 à 60 € par personne. Les entrées se situent entre 15 et 16 €, les plats de l’ardoise entre 30 et 37 €, les desserts entre 10 et 13 €. Le midi, les grandes salades à 22 € et le plat du jour, annoncé entre 18 et 23 €, permettent de déjeuner pour nettement moins.
Les Ronins est-il un restaurant japonais ?
Pas exactement. Le nom fait référence aux samouraïs sans maître de la culture japonaise, choisi pour évoquer la liberté de ton du couple qui tient la maison. La cuisine est bistronomique et franco-asiatique : gyozas, tataki, tempura et ramen côtoient l’onglet de bœuf, le gibier de saison et la fondue au vacherin fribourgeois.
Le restaurant a-t-il une étoile au Guide MICHELIN ?
Non. La maison figure dans la sélection du guide MICHELIN au titre d’une cuisine moderne et a été retenue dans son palmarès des tables de montagne, mais elle n’est pas étoilée.
Y a-t-il des options végétariennes ?
Oui. La planche végétarienne avec garniture de saison est à 20 €, et la salade végétarienne du midi à la burratina fumée au foin, aspergettes et artichaut barigoule à 22 €. La fondue et la planche de fromages complètent l’offre sans viande.
Quels sont les horaires et les moyens de paiement ?
Le service a lieu de 12 h à 13 h 30 et de 19 h à 21 h 30. Hors saison, la maison ferme le dimanche après-midi, le lundi et le mardi. Sont acceptés la carte bancaire, le chèque, les espèces et les titres restaurant. Les animaux sont acceptés et un parking se trouve à proximité.
Conclusion
Les Ronins occupe une place à part dans le Val d’Arly : celle d’une table bistronomique qui assume de ne pas jouer la carte savoyarde attendue. Ouverte en 2019 par Anthony et Émilie, elle emprunte son nom aux samouraïs sans maître pour revendiquer une cuisine libre, où les techniques et les saveurs asiatiques viennent bousculer un socle français très classique.
Quatre atouts se dégagent : une carte éphémère et une ardoise quotidienne qui garantissent des produits de saison plutôt qu’un catalogue figé ; des signatures identifiées, du ramen de homard au tataki de bœuf simmental ; une place réelle donnée au gibier en saison, marcassin en tête ; et un soufflé au Grand Marnier devenu la raison de revenir. La reconnaissance du guide MICHELIN, sans étoile mais avec une mention dans sa sélection des tables de montagne, confirme le sérieux du projet.
Pour une première visite, les gyozas suivis de la suggestion du jour et du soufflé au Grand Marnier — pensé à commander dès le début — donnent la meilleure idée de la maison. Le midi, les grandes salades à 22 € constituent une entrée en matière plus légère. Dans tous les cas, réserver reste conseillé : les quantités sont volontairement limitées et les services resserrés.
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